Comment peut-on développer les liquidités selon l’activité ?
Véritable « quadrature du cercle » de notre époque, une telle question est, en réalité, posée à l’envers. Il s’agirait plutôt de savoir comment donner un pouvoir d’achat déterminé à la masse de moyens de paiement abstraits issus de l’usage déréglé du crédit. Mais cet usage est déréglé parce qu’il n’a plus de cran d’arrêt. L’or ne sert plus que d’instrument de thésaurisation, tant pour les États que pour les particuliers.
Au point de départ de la solution classique, par laquelle l’économie de marché se donnait les moyens de paiement nécessaires, il y a tout uniment la reconnaissance de dette individuelle (sans doute même est-elle antérieure à la monnaie, qui combine le gage à la créance, comme l’indique le lingot romain à l’image d’un bœuf). Celui qui cède un bien ou un service accepte en échange une créance, c’est-à-dire une promesse de payer le prix à un terme convenu. Le document écrit constatant ce contrat constitue, dans l’immédiat, un instrument de paiement entre le vendeur et l’acheteur. Si le débiteur a bonne réputation, ce titre de créance peut servir de moyen de paiement au créancier, qui, par un endos, transfère la créance à un tiers, et ainsi de suite.
À l’échéance convenue, le bénéficiaire du dernier endos est le créancier du premier débiteur. Si celui-ci s’acquitte en espèces métalliques, ces pièces de monnaie n’auront changé de mains qu’une fois, et auront néanmoins soldé plusieurs paiements intermédiaires en monnaie de compte. Si, à l’échéance, le premier débiteur s’acquitte en vendant un bien ou service au dernier endossataire, le circuit sera fermé sans aucun mouvement d’espèces métalliques, tous les échanges ayant été réglés en monnaie de compte ; la reconnaissance de dette aura donc joué le rôle de monnaie supplétive. La différence essentielle avec le régime actuel de la monnaie papier inconvertible réside en ce que, dans le circuit classique de la reconnaissance de dette, celle-ci retrouvait son gage à chaque étape dans un bien ou service, et se soldait définitivement à l’échéance.
GUIDE POUR L’ETUDE DE LA PHILOSOPHIE ECONOMIQUE
L’objet de l’étude
Qu’est-ce que l’homme ?
Comment tout a commencé
Qu’est-ce que le droit naturel ?
La vie en société fonde t-elle des droits innés ?
Comment passe t-on de la prédation à l’échange ?
Quels sont les principes d’un droit humain ?
I) UNE ÉCONOMIE DE SERVICES MUTUELS
Qu’est-ce qu’une économie de services mutuels ?
Nature de la société économique
L’économie n’est-elle pas le champ de bataille des intérêts ?
L’homme est il captif des phénomènes économiques ?
L’économie au service de qui ?
Peut-on déterminer un juste prix ?
Le rôle de la monnaie commune dans une économie d’échanges
Comment des valeurs subjectives peuvent-elles se traduire en prix objectifs?
Peut-on donner un prix au travail comme à de simples marchandises ?
Qui a le droit de battre monnaie ?
L’or n’est-il pas trop rare pour servir de monnaie universelle ?
Le bimétallisme n’a-t-il pas échoué historiquement ?
La monnaie, vecteur de la coopération économique mondiale
Qui est souverain en matière de monnaie : l’État ou l’individu ?
Quelle expérience avons-nous d’une monnaie internationale ?
Comment en est-on venu à l’idée d’étalon monétaire ?
Un État n’a-t-il pas le droit d’édicter le cours forcé de son papier monnaie ?
Le sterling-papier n’a-t-il pas été avant 1914 la véritable monnaie internationale ?
Pourquoi l’or servait-il aux paiements particuliers ?
Les moyens de paiement supplétifs de la monnaie réelle
Comment peut-on développer les liquidités selon l’activité ?
La comptabilité bancaire ne peut-elle remplacer la monnaie ?
Quelles furent les utilités spécifiques de la monnaie métallique ?
Les crédits à découvert sont-ils ou non un « mal nécessaire ? »
A VENIR
Les moyens de paiement supplétifs de la monnaie réelle
Le binôme fondamental : initiative et coopération
II) L’ÉTAT ET L’ENTREPRISE
L’État, structure sociale et agent économique
Les maladies du marché libre
Le marché et les inégalités sociales
III) LA QUESTION DE LA SOUVERAINETE
La prévoyance collective
Le problème des déséquilibres
L’effritement de la liberté










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Le doallr est un levier d’action (parmi d’autre) au service de la stratégie du gouvernement US.Il existe des conflits au sein des instances dirigeantes US : mais ce n’est rien face à la cacophonie européenne.Il se peut que la stratégie US soit parfois « foireuse ». Il n’empêche que l’outil foncitonnel quand même.La création de l’euro avait vraiment pour objectif de faire contre-poids au doallr. Au bout de 9 ans, cela commence à avoir quelque réalité.Il ne faut pas prendre ses désirs pour la réalité : la réforme de la BCE semble largement improbable.