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20 septembre 2014 – 16 h 04 min | 39 views | Edit Post

Sortie du 12eme numéro de Laissons Faire, reprenant les meilleurs articles de l’Institut Coppet sur l’histoire du libéralisme et de la pensée économique française.

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Qu’est-ce que le Fascisme ? Par Llewellyn H. Rockwell, Jr.

Soumis par sur 28 mars 2012 – 21 h 44 min | 195 views

Paru en automne 2012 dans « The Free Market » publication trimestrielle du Ludwig von Mises Institute

Traduction de Jacques Peter, Institut Coppet

Le fascisme est le système de gouvernement qui cartellise le secteur privé, planifie l’économie en vue de subventionner les producteurs, exalte l’Etat policier comme source d’ordre, nie les droits et les libertés fondamentales des individus, et fait de l’exécutif le maître sans bornes de la société.

Cela décrit le courant dominant de la politique en Amérique aujourd’hui. Et pas seulement en Amérique. C’est vrai également en Europe. Cela fait tellement partie de la pensée dominante qu’on ne s’en rend pratiquement plus compte.

Si le fascisme nous est invisible, c’est vraiment le tueur silencieux. Il greffe sur le marché libre un Etat énorme, violent et pesant qui draine son capital et sa productivité comme un parasite mortel sur son hôte. C’est pourquoi l’Etat fasciste a été appelé l’économie vampire. Il suce la vie d’une nation et conduit une économie jadis prospère à une mort lente.

Laissez-moi vous donner un exemple récent.

Nous disposons des premières données du recensement américain de 2010. L’histoire qui a fait les grands titres concernait la plus forte augmentation de la pauvreté depuis 20 ans, représentant maintenant 15 pour cent. Enterré dans le rapport il y a un autre fait qui a une signification bien plus profonde pour la plupart des gens. Il concerne le revenu médian des ménages en termes réels.

Ce que les données ont révélé est dévastateur. Depuis 1999, le revenu médian des ménages a baissé de 7,1 pour cent. Depuis 1989 le revenu médian est plat. Et depuis 1973 et la fin de l’étalon or, il a à peine progressé. La grande machine à fabriquer de la richesse qu’était jadis l’Amérique se grippe – et plus encore depuis qu’on nous a annoncé la fin de la récession statistique que pendant qu’elle sévissait.

Une génération ne peut plus espérer vivre une meilleure vie que la précédente. Le modèle économique fasciste a tué ce qu’on appelait autrefois le rêve américain. Et la vérité est évidemment même pire que ne le révèlent les statistiques. Vous devez tenir compte du nombre de revenus existant dans un seul ménage pour connaître le revenu total. Après la deuxième Guerre Mondiale, la famille disposant d’un seul revenu devint la norme. Puis la monnaie fut détruite, l’épargne américaine réduite à néant et le capital formant la base de l’économie ravagée.

C’est à ce moment que les ménages commencèrent à se débattre pour rester à flots. L’année 1985 fut l’année charnière. C’est l’année où il devint courant pour un ménage d’avoir deux revenus plutôt qu’un seul. Les mères rejoignirent le marché du travail pour maintenir les revenus à niveau.

Les intellectuels acclamèrent cette évolution, comme si c’était une libération, poussant des hosannas annonçant que toutes les femmes, partout, seraient dorénavant inscrites sur les rôles des impôts comme de valeureuses contributrices aux coffres de l’Etat. La véritable cause est le développement de la monnaie fiduciaire qui a déprécié la monnaie, volé les économies et poussé les gens dans le marché du travail pour en faire des contribuables.

Cet énorme déplacement démographique a permis aux ménages de gagner 20 années supplémentaires de prospérité apparente, encore qu’il soit difficile de l’appeler ainsi, vu qu’il n’y avait plus de choix. Si vous vouliez continuer à vivre le rêve, le ménage ne pouvait plus s’en sortir avec un seul revenu.

Aujourd’hui, le revenu médian familial n’est que faiblement supérieur à ce qu’il était lorsque Nixon détruisit le dollar, instaura le contrôle des prix et des salaires, créa l’EPA [Environmental Protection Agency - NdT] et que tout l’appareil de l’Etat providence parasite s’implanta et se généralisa.

Les propos tenus à Washinton au sujet de réformes, par les Démocrates ou par les Républicains, sont comme une mauvaise plaisanterie. Ils parlent de petits changements, de petites coupes budgétaires, de commissions qu’ils vont mettre en place, de freins qu’ils appliqueront dans dix ans.

Ce n’est que du bruit vain. Rien de cela ne réparera le problème. De loin pas.

Le problème est plus fondamental. C’est la qualité de la monnaie. C’est l’existence même de 10 000 agences publiques. C’est toute l’idée qu’il faut payer l’Etat pour avoir le privilège de travailler. C’est la présomption que le gouvernement doit gérer chaque aspect de l’ordre économique capitaliste. Bref, c’est l’Etat total qui est le problème, et les souffrances et le déclin continueront aussi longtemps qu’existera l’Etat total.

Les Origines du Fascisme

A coup sûr la dernière fois que les gens se sont préoccupés du fascisme était pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Il n’y a pas de doute sur ses origines. Elles sont liées à l’histoire politique italienne postérieure à la Première Guerre Mondiale. En 1922, Benito Mussolini a gagné une élection démocratique et a fondé le fascisme comme sa philosophie. Mussolini avait été un membre du Parti Socialiste Italien.

Tous les acteurs les plus grands et plus importants du mouvement fasciste venaient des socialistes. C’était une menace pour les socialistes car il proposait le véhicule politique le plus intéressant pour l’application du socialisme dans le monde réel. Les socialistes ont changé de camp en masse [en français dans le texte – NdT] pour rejoindre les fascistes.

C’est aussi pourquoi Mussolini lui-même a bénéficié d’une si bonne presse plus de dix ans après le début de son règne. Il était célébré en de nombreux articles du New York Times. Il était proclamé dans des revues savantes comme un exemple du type de dirigeant dont nous avions besoin à l’ère des sociétés planifiées. Des papiers boursouflés de ce genre étaient très fréquents dans le journalisme US de la fin des années 1920 jusqu’au milieu des années 1930.

En Italie, la gauche a réalisé que son programme anticapitaliste avait le plus de chances d’être mené à bien dans le cadre de l’Etat autoritaire et planificateur. Bien entendu notre ami Maynard Keynes a joué un rôle clé en proposant une logique pseudo scientifique pour justifier l’opposition au laissez faire de l’ancien monde et l’adhésion à la société planifiée. Rappelez-vous que Keynes n’était pas un socialiste de l’ancienne école. Comme il l’a lui-même dit dans son introduction à l’édition nazie de sa Théorie Générale, le National Socialisme était bien plus accueillant à ses idées qu’une économie de marché.

Flynn dit la vérité

L’étude la plus autorisée sur le fascisme écrite à cette époque fut As We Go Marching de John T. Flynn. Flynn était un journaliste et un érudit d’esprit libéral qui avait écrit plusieurs livres à succès dans les années 1920. C’est le New Deal qui l’a changé. Tous ses collègues ont suivi FDR dans le fascisme, alors que Flynn est resté fidèle à l’ancienne croyance. Cela signifiait qu’il combattit FDR pas à pas et pas seulement dans ses projets de politique intérieure. Flynn était un dirigeant du mouvement America First qui voyait la poussée à la guerre de FDR comme rien d’autre qu’une extension du New Deal, ce qui était certainement le cas.

As We Go Marching est sorti en 1944 dans la phase ultime de la guerre, et au beau milieu des contrôles économiques de la période de guerre dans le monde entier. C’est un miracle qu’il ait échappé aux censeurs. C’est une étude à grande échelle de la théorie et de la pratique du fascisme, et Flynn voyait clairement où cela menait : dans le militarisme et la guerre comme accomplissement du programme de relance par la dépense. Lorsque vous ne savez plus à quel objet affecter les dépenses, vous pouvez toujours compter sur la ferveur nationaliste pour approuver davantage de dépenses militaires.

Les huit caractéristiques de la politique fasciste

Flynn, comme d’autres membres de la Vieille Droite, était dégoûté de constater que ce qu’il voyait, presque tout le monde choisissait de l’ignorer. Après avoir passé en revue cette longue histoire, Flynn s’emploie à résumer les caractéristiques principales du fascisme en huit points.

En les présentant, je vais aussi faire des commentaires sur l’Etat central américain moderne.

Point 1. Le gouvernement est totalitaire parce qu’il n’admet aucune restriction à ses pouvoirs.

S’il vous arrive d’être pris dans la toile de l’Etat, vous découvrirez rapidement qu’il n’y a en effet pas de limite à ce qu’il peut faire. Cela peut se produire en prenant un avion, en roulant dans votre ville, ou si quelque agence gouvernementale prend en grippe votre entreprise. Au bout du compte vous devez obéir ou être mis en cage comme un animal ou être tué. De cette manière, peu importe votre conviction d’être libre, nous ne sommes tous aujourd’hui qu’à un pas de Guantanamo.

Aucun aspect de la vie n’est indemne d’une intervention gouvernementale, et souvent elle prend des formes que nous ne voyons pas aisément. Tout le secteur de la santé est réglementé, mais aussi chaque morceau de nourriture, le transport, l’habillement, les produits de la maison et même les relations privées. Mussolini lui-même énonçait son principe de la manière suivante : « Tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat ». Je vous soumets la proposition que ceci est l’idéologie dominante aux Etats-Unis aujourd’hui. Cette nation, conçue dans la liberté, a été kidnapée par l’Etat fasciste.

Point 2. Le gouvernement est une dictature de fait basée sur le principe de commandement.

Je ne dirais pas que nous avons réellement une dictature d’un homme dans ce pays, mais nous avons bien une forme de dictature d’un secteur de l’Etat sur l’ensemble du pays. Le pouvoir exécutif s’est étendu d’une manière si spectaculaire au cours du dernier siècle que c’est devenu une plaisanterie de parler de contrôles et d’équilibres [checks and balances – NdT]

L’Etat exécutif est celui que nous connaissons, tout émanant de la Maison Blanche. Le rôle des tribunaux est d’appliquer la volonté de l’exécutif. Le rôle du Parlement est de ratifier la politique de l’exécutif. Cet exécutif ne concerne pas réellement la personne qui semble être aux commandes. Le président n’est que le masque , et les élections ne sont que les rituels tribaux que nous subissons pour donner un semblant de légitimité à l’institution. En réalité, l’état-nation vit et prospère en dehors de tout « mandat démocratique ». Nous trouvons là le pouvoir de réglementer tous les aspects de la vie et le pouvoir maléfique de créer la monnaie nécessaire pour financer ce règne de l’exécutif.

Point 3. Le gouvernement administre un système capitaliste au moyen d’une énorme bureaucratie.

La réalité de l’administration bureaucratique a été parmi nous au moins depuis le New Deal, qui était calqué sur la planification bureaucratique de la Première Guerre Mondiale. L’économie planifiée – du temps de Mussolini ou du nôtre – nécessite de la bureaucratie. La bureaucratie représente le cœur, les poumons et les veines de l’Etat planificateur. Et pourtant réglementer une économie aussi totalement que c’est le cas de celle d’aujourd’hui revient à tuer la prospérité avec un milliard de petites coupures.

Alors où est notre croissance ? Où est le dividende de la paix qui était censé accompagner la fin de la Guerre Froide ? Où sont les fruits des incroyables gains de productivité que la technologie a permis ? Ils ont été mangés par la bureaucratie qui gère notre moindre mouvement sur cette terre. Ce monstre vorace et insatiable est le Code Fédéral qui s’appuie sur des milliers d’agences exerçant le pouvoir de police pour nous empêcher de vivre des vies libres.

C’est comme le disait Bastiat : le coût réel de l’Etat est la prospérité que nous ne voyons pas, les emplois qui n’existent pas, les technologies auxquelles nous n’avons pas accès, les affaires qui ne voient pas le jour, et le futur radieux qui nous est volé. L’Etat nous a pillés aussi sûrement qu’un voleur qui pénètre dans notre demeure la nuit et s’empare de tout ce que nous aimons.

Point 4. Les producteurs sont organisée en cartels à la manière du syndicalisme.

En général nous ne qualifions pas notre structure économique actuelle de syndicale. Mais rappelez-vous que le syndicalisme signifie le contrôle économique par les producteurs. Le capitalisme est différent. Il place le contrôle dans les mains des consommateurs en vertu des structures du marché.

La seule question pour les syndicalistes est alors : quels producteurs vont profiter de privilèges politiques. Ce peuvent être les travailleurs, mais ce peuvent être aussi les grandes entreprises.

Dans les cas des Etats Unis, au cours des trois dernières années, nous avons vu des grandes banques, des entreprises pharmaceutiques, des compagnies d’assurances, des constructeurs automobiles, des banques d’affaires et des maisons de courtage, ainsi que des sociétés hypothécaires quasi privées bénéficier d’énormes privilèges à nos dépens. Ils se sont tous alliés à l’Etat pour vivre une existence parasitaire sur notre dos.

Point 5. La planification économique est basée sur le principe d’autarcie.

L’autarcie est le nom donné à l’idée d’auto-suffisance économique. La plupart du temps cela se réfère à l’auto-détermination économique de l’Etat-nation. Ce dernier doit être géographiquement énorme pour soutenir le développement économique rapide d’une population vaste et croissante.

Considérez les guerres en Irak, Afghanistan et Libye. Nous serions très naïfs de croire que ces guerres n’ont pas été motivées en partie par l’intérêt des producteurs de l’industrie pétrolière. C’est vrai pour l’empire américain en général qui soutient l’hégémonie du dollar. C’est la raison de l’Union Nord Américaine.

Point 6. Le gouvernement entretient la vie économique en dépensant et en empruntant.

Ce point ne nécessite pas de développement car il n’est plus occulté. Dernièrement, et au cours d’un discours à une heure de grande écoute, Obama se demandait comment il se faisait que des gens étaient au chômage alors que des écoles, des ponts et des infrastructures avaient besoin d’être réparées. Il ordonna que l’offre et la demande se rejoignent pour mettre en phase du travail avec des emplois.

Vous suivez ? Les écoles, les ponts et les infrastructures dont parle Obama sont construits et entretenus par l’Etat. C’est pourquoi ils s’effondrent. Et la raison pour laquelle les gens n’ont pas d’emplois est que l’Etat a rendu l’embauche trop chère. Ce n’est pas compliqué. Passer son temps à rêver à d’autres scénarios revient à vouloir que l’eau coule en remontant ou que les rochers flottent dans l’air. Cela revient à un déni de réalité.

Concernant le reste de son discours, Obama a promis une nouvelle longue liste de projets de dépense.

Aucun gouvernement dans l’histoire du monde n’a dépensé autant, emprunté autant et créé autant de fausse monnaie que les Etats Unis, le tout grâce au pouvoir de la FED de fabriquer de la monnaie à volonté. Si les Etats Unis ne répondent pas à ce critère d’un Etat fasciste, aucun autre ne l’a jamais fait.

Point 7. Le militarisme est un pilier de la dépense publique.

Avez-vous remarqué que le budget militaire n’était jamais discuté sérieusement dans les débats de politique générale ? Les Etats Unis dépensent plus que la quasi totalité du reste du monde. Et pourtant, à écouter parler nos dirigeants, les Etats Unis ne sont qu’une petite république commerciale qui aspire à la paix mais qui est en permanence menacée par le monde. Où est le débat sur cette politique ? Où est la discussion ? Elle n’a pas lieu. Les deux partis présument simplement qu’il est essentiel pour le style de vie américain que les Etats Unis soient le pays le plus meurtrier de la planète, menaçant tout le monde d’annihilation nucléaire à moins qu’ils n’obéissent.

Point 8. Les dépenses militaires ont un but impérialiste.

Nous avons eu une guerre après l’autre, menée par les Etats Unis contre des pays refusant de se soumettre, et la création de toujours davantage d’Etats clients et de colonies. La puissance américaine n’a pas produit la paix, bien au contraire. Elle a conduit la plupart des gens dans le monde à considérer les Etats Unis comme une menace, et a provoqué des guerres déraisonnables contre de nombreux pays. Les guerres d’agression ont été définies à Nuremberg comme crimes contre l’humanité.

Obama était censé y mettre fin. Il ne l’a jamais promis mais ses partisans croyaient tous qu’il le ferait. Au lieu de cela, il a fait le contraire. Il a augmenté le volume des troupes, s’est enlisé dans des guerres et en a déclenché de nouvelles. En réalité il a dirigé un Etat militaire aussi violent que n’importe lequel dans l’histoire. La différence, c’est que cette fois la gauche ne critique plus le rôle de l’Amérique dans le monde. En ce sens Obama est ce qui est arrivé de mieux aux bellicistes et au complexe militaro-industriel.

L’avenir

Je ne vois pas aujourd’hui de priorité plus grande qu’une alliance anti-fasciste sérieuse et efficace. De bien des manières, il y en a déjà une qui se forme. Ce n’est pas une alliance formelle. Elle est composée de ceux qui contestent la FED, ceux qui refusent d’accepter les politiques du fascisme dominant, ceux qui veulent la décentralisation, ceux qui réclament des impôts plus bas et la liberté du commerce, ceux qui revendiquent le droit de s’associer avec qui ils veulent et d’acheter et de vendre aux conditions qu’ils auront eux-même fixées, ceux qui prétendent pouvoir instruire leurs enfants eux-mêmes, les investisseurs et les épargnants qui rendent la croissance économique possible, ceux qui ne veulent pas être palpés dans les aéroports, et ceux qui se sont expatriés.

Elle comprend aussi les millions d’entrepreneurs indépendants qui découvrent que la première menace à leur capacité de servir les autres via le marché est l’institution qui prétend être notre plus grand bienfaiteur : le gouvernement.

Combien de gens entrent dans cette catégorie ? Plus que nous ne savons. Le mouvement est intellectuel. Il est politique. Il est culturel. Il est technologique. Ils viennent de toutes classes, races, pays et professions. Ce n’est plus un mouvement national. C’est véritablement global.

Et que veut ce mouvement ? Ni plus ni moins que la douce liberté. Il ne demande pas que la liberté soit octroyée ou donnée. Il réclame simplement la liberté qui est promise par la vie elle-même et qui existerait nonobstant l’Etat Léviathan qui nous vole, nous persécute, nous emprisonne et nous tue.

Ce mouvement ne s’en va pas. Nous sommes entourés quotidiennement par des preuves qu’il est juste et vrai. Chaque jour il est de plus en plus évident que l’Etat ne contribue absolument en rien à notre bien-être ; il ne fait que le diminuer massivement.

Dans les années 1930, et même encore pendant les années 1980, les partisans de l’Etat débordaient d’idées. Ce n’est plus le cas. Le fascisme n’a pas d’idées neuves, pas de grands projets – et même ses amis ne croient pas vraiment qu’il peut réaliser ce qu’il met en route. Le monde créé par le secteur privé est tellement plus utile et beau que tout ce que l’Etat a fait, que les fascistes eux-mêmes se démoralisent et réalisent que leur programme ne repose pas sur un fondement intellectuel réel.

Il est de plus en plus largement connu que l’étatisme ne fonctionne pas et ne peut fonctionner. C’est un grand mensonge. Il nous donne exactement l’inverse de ce qu’il promet. Il a promis la sécurité, la prospérité et la paix ; il nous a donné la peur, la pauvreté, la guerre, et la mort. Si nous voulons un avenir, nous devrons le construire nous-mêmes. L’Etat fasciste ne nous le donnera pas. Au contraire, il nous gêne dans sa réalisation.

In fine, voici l’alternative qui s’offre à nous : l’Etat total ou le liberté totale. Que choisirons-nous ? Si nous optons pour l’Etat, nous continuerons à nous enfoncer de plus en plus et finalement perdrons tout ce à quoi nous tenons en tant que civilisation. Si nous optons pour la liberté, nous pourrons exploiter cette force remarquable qu’est la coopération humaine qui nous permettra de continuer a façonner un monde meilleur.

Dans la lutte contre le fascisme, il n’y a pas de raison de désespérer. Nous devons continuer le combat, pleinement confiants que l’avenir est à nous, pas à eux.

Leur monde s’écroule. Le nôtre ne fait que se construire. Leur monde repose sur des idéologies en ruine. Le nôtre plonge ses racines dans la vérité de la liberté et de la réalité. Leur monde ne peut que contempler les jours glorieux du passé. Le nôtre se projette dans le futur que nous construisons pour nous-mêmes.

Leur monde est rivé au cadavre de l’Etat-nation. Le nôtre s’appuie sur les énergies et la créativité de tous les peuples du monde, unis dans le grand et noble projet de création d’une civilisation prospère au moyen de la coopération humaine pacifique. Nous détenons la seule arme réellement immortelle: l’idée juste. C’est ce qui mènera à la victoire.

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