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Salin propose ici une introduction à l’économie politique de l’impôt, une réflexion sur l’éthique et la philosophie politique de la fiscalité.

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Séminaire avec Frank Karsten à Paris le 28 juin sur les enjeux de la démocratie

Soumis par sur 10 juin 2013 – 18 h 11 min | 4 views

frank-karsten-arminius-rotterdam2Frank Karsten est le fondateur et président du think-tank Plus de liberté, une fondation dédiée à accroître la liberté économique et personnelle aux Pays-Bas. Il est l’un des auteurs de Dépasser la démocratie, un livre traduit par Benoît Malbranque et co-édité par l’Institut Coppet.

A l’invitation de notre Institut, il viendra à Paris le 28 juin pour une soirée intitulée : La démocratie, pourquoi ça ne marche pas ? inscription ici : http://depasserlademocratie.eventbrite.fr/

Posons-nous la question suivante : Et si les difficultés de nos sociétés (chômage, inflation, dette) n’étaient pas dues à la méchanceté de certains hommes, ni à la faillite de l’économie de marché (gouvernée par la « cupidité » de certains hommes) mais à la défaillance structurelle de nos institutions politiques ? Telle est l’hypothèse iconoclaste de Dépasser la démocratie, un livre de deux hollandais, Frank Karsten et Karel Beckman, qui vient d’être traduit en français par Benoît Malbranque sous l’égide de l’Institut Coppet. Selon eux, c’est la démocratie elle-même qui produit le déclin de la civilisation, au sens d’un affaiblissement généralisé des idées de liberté et de responsabilité.

La démocratie est née à une époque où l’État était relativement faible. Un siècle et demi de démocratie a néanmoins conduit à une expansion considérable de l’État dans tous les pays démocratiques. Elle a également conduit à la situation dans laquelle nous ne devons pas seulement craindre l’État, mais aussi nos concitoyens, qui sont en mesure de nous asservir par les urnes. Bien entendu, si la démocratie consistait à garantir les libertés individuelles, elle serait une chose souhaitable. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Il semble bien que la démocratie ne produise pas le maximum de liberté compatible avec l’ordre social mais tout au contraire le maximum de servitude compatible avec l’ordre social.

Il y a une véritable foi dans le dieu de la démocratie parlementaire. Comme toute religion, la démocratie a son ensemble de croyances — des dogmes qui semblent être des faits indiscutables pour tout le monde. Ce séminaire a pour objectif de les discuter et de montrer pourquoi les principes et la dynamique de la démocratie conduisent à ces résultats négatifs. Pourquoi la démocratie est le nouveau socialisme et pourquoi leurs résultats sont similaires.

Un point de vue libéral sur la démocratie

Dépasser la démocratie a été écrit dans une perspective libérale classique. Le liberalisme est une philosophie politique fondée sur la propriété de soi, c’est-à-dire sur le droit que chaque individu a sur son propre corps et sur sa vie, et donc sur les fruits de son travail. L’alternative à l’auto-gouvernement est que les gens décident de la vie et du travail des autres (ou — mais cela est tout à fait irréaliste — que tout le monde décide pour tout le monde). Selon le libéralisme, une telle situation est injuste. Il est basé sur le principe que les individus n’ont aucune obligation de se sacrifier pour le collectif, comme c’est le cas dans les systèmes socialistes, fascistes ou démocratiques.

La liberté individuelle (propriété de soi) ne signifie pas le « droit » au travail, à l’éducation, aux soins de santé, au logement ou à quelque autre bien, étant donné que ces « droits » impliquent pour les autres le devoir de fournir ces prestations. Si une personne est obligée de se sacrifier pour les autres, ce n’est pas la liberté, mais l’esclavage. La liberté signifie que chacun a le droit de faire ce qu’il souhaite avec sa vie et ses biens, tant qu’il n’interfère pas avec la vie et la propriété d’autrui.

Dans une société libre, le vote est un mécanisme approprié pour la sélection de ses représentants politiques mais non, comme le veut la démocratie, de ses principes éthiques et politiques. Il faut donc limiter le pouvoir du gouvernement à une seule fonction : la protection des droits individuels. C’est le vrai sens de la liberté, tel qu’il a été si bien compris et exposé par Frédéric Bastiat au XIXe siècle.

Une alternative crédible à la démocratie ?

Toute la troisième partie de Dépasser la démocratie est justement consacrée à l’élaboration des grandes lignes de cette alternative à la démocratie : « Nous croyons que l’État-nation et la démocratie qui va avec sont des institutions du XXe siècle, pas du XXIe siècle. Le chemin vers l’autonomie et l’auto-gouvernement continuera, mais il ne passera pas par les larges démocraties. Il passera par la décentralisation et par l’organisation des personnes en plus petites unités administratives, conçues par les gens eux-mêmes. »

Une alternative crédible à la démocratie, serait un système politique basé sur l’autodétermination de chaque individu, caractérisé par la décentralisation, la gestion locale et la diversité. Dans une société libre, la règle principale serait de ne commettre ni fraude, ni violence, ni vol. Tant que les gens s’en tiennent à cette règle, ils pourraient offrir tous les services, y compris ceux qui sont aujourd’hui considérés comme des « services publics ». Ils pourraient également créer comme ils l’entendent leurs propres communautés — monarchiste, communiste, conservatrice, religieuse ou même autoritaire, pour peu que leurs « clients » adhérent volontairement et pour peu qu’ils laissent les autres communautés tranquilles. En fait, une société idéale et libre serait semblable au modèle sur lequel est basé Internet. Avec Internet, seules quelques règles s’appliquent. Elles sont simples à respecter. Pour le reste, chacun peut participer à sa guise.

Programme du séminaire

Dans la première partie de la soirée Frank Karsten nous expliquera les problèmes inhérents à la démocratie et pourquoi elle ne livre pas les biens désirés : la liberté, la cohésion sociale et la prospérité. A l’aide de graphiques il illustrera les tendances négatives de la démocratie. Dans la deuxième partie Karsten présentera une meilleure alternative. Quels exemples peut-on trouver dans le monde indiquant cette alternative ? Comment pouvons-nous aller dans cette direction ?

Le séminaire sera donné en langue anglaise le 28 juin à Paris de 17h à 22h. De nombreux livres en français seront vendus à prix d’amis. L’entrée est gratuite mais l’inscription obligatoire (http://depasserlademocratie.eventbrite.fr/). L’Institut Coppet sollicite un don des participants à l’inscription pour l’aider à organiser l’événement dans les meilleures conditions. Un buffet sera offert au cours de la soirée. Venez nombreux !

(Voir ici les photos du premier séminaire de l’Institut Coppet début mai)

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