Comment les écologistes mettent en danger l’environnement en 5 points

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Traduction par Nikita Pottier, Institut Coppet

Source : http://therawreport.org/tag/green-cross-international

Friends of the Earth, Earthwatch, Environmental Defense Fund, Green Cross International, The Climate Project, World Resources Institute, WWF, et bien sûr l’incontournable Greenpeace.

Ce ne sont que quelques unes des organisations écologistes qui depuis des années militent – et dans beaucoup de cas font du lobbying à outrance – pour des restrictions environnementales toujours plus contraignantes afin de sauver le Terre et l’Humanité d’une prétendue catastrophe. Il ne fait aucun doute que la majorité des personnes impliquées dans ce type d’organisations sont des individus de bonne foi qui croient sincèrement en leur cause. Cependant, cela ne veut pas dire que les conséquences de leurs actions (politiques) soient au dessus de tout jugement ; un arbre est jugé aux fruits que l’on récolte.

Finalement, on peut soutenir de manière très convaincante que les personnes et les organisations qui soi-disant luttent pour la protection de l’environnement atteignent des résultats bien différents, et il suffit de gratter légèrement la surface pour découvrir quels sont vraiment ces résultats. En lisant ces mots, comprenez que ceci n’est pas l’éloge d’une société de gaspillage, mais plutôt une tentative honnête de dissection des arguments en faveur de politiques environnementales de plus en plus strictes et d’examiner les résultats obtenus.

1. Une balance qui penche en faveur des grands groupes.

Les réglementations environnementales, comme toutes les autres formes de réglementation, affectent de manière disproportionnée les PME. Après tout, les grands groupes multinationaux ont les ressources humaines et financières dont leurs concurrents de moindre ampleur manquent afin de gérer le fardeau croissant des réglementations. De fait, chaque nouvelle loi qui rentre en application accroit la menace qui pèse sur les petits commerces de quartier. Et contrairement aux multinationales, elles n’ont pas non plus une armée de lobbyistes pour inverser le flot des réglementations. Quel est le résultat ? Moins de commerces de quartier dans le voisinage, vous forçant à aller plus loin pour faire vos courses. En réalité, vous allez plus vraisemblablement vous organiser pour ne pas avoir à faire les courses tous les jours, mais cela signifie que vous devrez utiliser une voiture pour transporter tous vos achats. Vous n’auriez sans doute pas eu besoin de cette voiture si aviez pu vous arrêter à l’épicerie du coin qui a maintenant mis la clé sous la porte.

2. Des énergies vertes qui augmentent la pollution.

Les éoliennes ne tombent pas du ciel. Elles nécessitent pour leur construction d’importantes quantité d’acier, produit par des aciéries, et les matériaux composites qui constituent les pales sont fabriqués dans des installations chimiques. Il y a ensuite le problème des métaux stratégiques (ou terres rares), éléments essentiels de tout ce qui va des batteries de voiture aux panneaux solaires en passant par les éoliennes. La production mondiale est presque entièrement contrôlée par la Chine, où les travailleurs et l’environnement souffrent tous deux des sous-produits nocifs et radioactifs libérés durant le processus. Les mines et les usines de traitement n’arrivent pas à suivre la demande boostée par les gouvernements à grands coups de subventions et de crédits d’impôt.

3. Une paupérisation de la population.

En parlant de subventions, un des bénéficiaires majeurs a été l’industrie des « emplois verts ». Dans une tentative pour fédérer le plus de monde possibles, l’argument utilisé est que ces politiques spécifiques vont non seulement contribuer à la protection de l’environnement, mais aussi relancer l’économie par le biais de la création d’emplois « durables ». Bien que les partisans de ces « emplois verts » doivent encore s’accorder sur ce qui définit un emploi de ce type, il apparaît clairement que l’effet réel sur le marché de l’emploi est négatif. Au Royaume-Uni, 3,7 emplois sont supprimés pour chaque emploi vert créé, pendant que l’Espagne en est à 2,2 emplois supprimés par emploi vert créé. Abracadabra !

Pour aggraver encore les choses, les rapports les plus importants sur la question des emplois verts tel que le rapport de l’UNEP vont jusqu’à faire front contre les emplois trop productifs de peur qu’ils ne « posent le double challenge de l’impact environnemental et du chômage ». Apparemment, les auteurs de ce rapport semblent totalement inconscients du fait que l’augmentation de la productivité est ce qui rend une société plus riche, et que le fait de dilapider les ressources au nom du plein emploi va inévitablement entraîner une paupérisation de la population.

Cela va sans dire que les personnes les plus pauvres vont naturellement moins se soucier de l’environnement et plus de où ils vont tirer leur prochain repas. Pendant que les plus riches ont le luxe de se soucier de l’environnement, les plus pauvres ne l’ont pas. Donc plus une société sera riche, plus elle aura tendance à se soucier des questions environnementales.

4. Comment l’imposition du recyclage conduit au gaspillage des ressources.

Je sais que ça va sembler aller à l’encontre de toute logique – c’est ce que je me suis dit – mais le recyclage ne permet pas toujours d’économiser de l’énergie ou de l’argent. Ce dernier point est en fait logique quand on songe à l’approche descendante qui a dominé les projets environnementaux ; si il y avait moyen de gagner de l’argent dans le recyclage, il n’aurait pas été nécessaire de l’imposer par la force. Le système de recyclage de la ville de New York, par exemple, coûte aux citoyens de cette ville près du double de ce qu’aurait coûté le fait de simplement jeter le verre,  les métaux et le plastiques.

Bon, on pourrait justifier la dépense de tous cet argent des contribuables si cela avait réellement permis d’économiser des ressources. Malheureusement, même ça ce n’est pas toujours le cas. Des arbres sont plantés et cultivés dans des forêts spécifiquement plantées pour faire du papier, ce qui fait que l’impact sur la déforestation est nul. D’autres types de matériaux comme le verre ou encore l’aluminium peuvent être recyclés avec succès, contribuant à la fois au respect de l’environnement et à l’économie. Cependant, les entreprises impliquées dans la production de ces matériaux ont des incitations inhérentes à recycler de toutes façons, donc il n’est pas nécessaire de mettre en place des exigences légales dans ce cas.

5. Les taxes carbone.

Les taxes carbone aident à rediriger les fonds vers les énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien, ce qui rejoint les problèmes environnementaux causés par ces technologies que nous avons abordé plus haut. L’énergie solaire, par exemple, est consommatrice de gigantesques quantités d’eau – mais si, vous savez, la ressource qui manque souvent cruellement dans les zones où les panneaux solaires sont la source « d’énergie renouvelable » favorite (comme la Californie, ou encore le Sud de l’Espagne).

Les champs de panneaux solaires et les fermes éoliennes sont également très envahissants, ces dernières ayant en plus un impact négatif sur la faune sous forme de destruction ou de fragmentation de l’habitat. On pourrait rajouter que peu de gens trouvent que les éoliennes dispersée à l’horizon bénéficient au paysage. D’autres encore souffrent de problèmes de santé qui ont été liés directement au fait de vivre près d’une ferme éolienne.

Pour finir, les taxes carbones aggravent le problème susmentionné de favoritisme au profit des grandes entreprises et au détriment des PME et de la population.

Etant donné les questions soulevées ici, il incomberait aux écologistes de se pencher sur les conséquences involontaires de leur offensive pour le maintien d’une « action pour le climat », avant même de s’intéresser au débat pour savoir si l’Homme est responsable du changement climatique. Avoir une foi aveugle dans les politiciens et les groupes de travail spéciaux qui tentent d’enverdir leurs objectifs afin de faire appel à votre sens de la justice n’est peut-être pas la meilleure des solutions si vous êtes vraiment préoccupé par les questions d’environnement.

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