L’école française à la fin du XIXe siècle, par Joseph Rambaud

cover Rambaud-t1Libéral catholique, Joseph Rambaud est l’auteur d’une histoire des doctrines économiques, rééditée par l’Institut Coppet, qui se distingue des autres par l’attachement de son auteur aux principes d’une économie de libre marché. Dans l’extrait suivant (tome 1, p.347-352), Rambaud s’intéresse aux  représentants de l’école française à la toute fin du XIXe siècle, notamment Molinari, Leroy-Beaulieu, Courcelle-Seneuil et Baudrillart. B.M.

 


CHAPITRE X
L’ÉCLECTISME LIBÉRAL

I. LES AUTEURS DE LA FIN DU XIXe SIÈCLE

En France les doctrines allemandes, plus ou moins imbues d’historisme et de socialisme d’État, ne sont pas parvenues à dominer. Non seulement les théories des lois économiques naturelles et permanentes ont conservé leur prestige : mais avec elles se sont aussi conservées les doctrines libre-échangistes que les premiers disciples de Jean-Baptiste Say, puis Frédéric Bastiat, avaient soutenues. Les plus importantes revues d’économie politique sont restées fidèles à ces traditionnelles convictions. Si les idées de protection ont repris une notable avance au cours de ces dernières années, c’est dans le monde des affaires et de la politique, beaucoup plus que dans les sphères de la théorie et de l’enseignement[1], quoique l’opportunité pratique de certaines concessions ait été ressentie à peu près partout.

On comprendra combien nous devons être sobre d’appréciations en touchant aux économistes de la seconde moitié du XIXe siècle et surtout aux contemporains : nous croirions cependant être trop incomplet, si nous ne faisions pas sommairement connaître les principaux d’entre eux.

Le Genevois Cherbuliez, s’il appartient déjà à cette période, au moins pour la dernière partie de sa carrière, est encore un classique qui marche dans les traces de Ricardo. [2] En outre de diverses publications de circonstance, parues en 1848 et 1849 et dirigées contre le socialisme, on lui doit un Précis de la science économique et de ses principales applications (1862). C’est un libéral, sans grande originalité, de l’école utilitaire de Bentham, assez profond et assez abstrait pour avoir été du petit nombre des économistes de langue française qui ont traité de la difficile question de la valeur internationale. [3]

Nous citerons rapidement M. Courcelle-Seneuil, qui avait professé longtemps l’économie politique au Chili et qui a laissé beaucoup de travaux estimés sur les questions de crédit et de banque, ainsi qu’un Traité théorique et pratique de l’économie politique (1859), un des ouvrages qui distinguent avec le plus de clarté et d’énergie la science et l’art en économie politique. [4]

Nous citerons M. de Molinari (né en 1819), très longtemps directeur de la revue mensuelle le Journal des économistes, que MM. Horace Say (fils de Jean-Baptiste Say), Garnier et Guillaumin avaient fondée en 1841. M. de Molinari est un malthusien doctrinaire, ardent partisan des théories libre-échangistes et par moments aussi avocat d’un évolutionnisme moral à travers lequel les principes de la loi naturelle sont exposés à se voir enlever beaucoup trop, et cela au profit d’une théorie des finalités momentanées et contingentes, véritable morale utilitaire. [5]

Nous citerons encore M. Léon Say, petit-fils de Jean-Baptiste et fils d’Horace, qui a laissé peu de travaux d’ordre didactique, qui a cependant traduit et vulgarisé l’excellente Théorie des changes étrangers de l’Anglais Goschen, et qui s’est illustré surtout par son œuvre financière. [6] Ami et conseiller de M. Thiers au moment de l’émission des deux grands emprunts de 1871 et 1872, sept fois ministre des finances entre 1872 et 1882, il a pris une part importante à la plus colossale opération de change que l’on ait jamais observée — le paiement de l’indemnité de guerre des cinq milliards.

Nous citerons enfin M. Yves Guyot, ancien député et ancien ministre des travaux publics, auteur de bonnes publications contre les collectivistes, notamment d’une défense de la propriété contre Lafargue[7] et du solide traité la Science économique[8]. Plus cyniquement que personne, M. Yves Guyot a formulé le système de la « morale de la concurrence », d’après lequel la loi de l’intérêt personnel, pratiquée sous un régime absolu de concurrence et de liberté, suffirait beaucoup mieux que toute morale métaphysique ou théologique à révéler et à faire observer les règles du juste et de l’injuste dans les rapports des hommes entre eux. [9]

Tous ces auteurs appartiennent délibérément à l’école libre-échangiste, sans aucun tempérament.

M. Paul Leroy-Beaulieu a plus d’originalité et d’indépendance. C’est un esprit modéré et libéral, éclectique plutôt que doctrinaire, observateur très attentif des faits plutôt que constructeur de systèmes brillants et nouveaux. Il est l’adversaire clairvoyant et énergique du socialisme sous toutes ses formes. Écrivain d’une fécondité inépuisable et d’une vaste érudition économique, il a publié de fort nombreux ouvrages que nous ne pourrons tous citer.

L’Essai sur la répartition des richesses et la tendance à une moindre inégalité des conditions a été justement un des plus remarqués. [10] L’intérêt particulier que ce volume présente ici pour nous, ne tient pas seulement à la nature des questions tout actuelles et vivement passionnantes qu’il agite ; ce livre est en même temps, parmi les premiers ouvrages de M. Leroy-Beaulieu, celui qui aborde de plus près des problèmes de pure théorie. D’après lui, la répartition était, de toutes les parties de l’économie politique, celle qui était restée le plus en retard ; et il est convaincu, d’un autre côté, que les richesses, sous le régime actuel du libre travail, vont à une moindre inégalité. Pour la France, cette thèse est d’une incontestable exactitude. M. Leroy-Beaulieu l’appuyait sur des observations fort judicieuses, que les années n’ont fait depuis lors que confirmer. En ce qui concerne les salaires, il maintient une certaine influence du rapport entre les capitaux et la population ; mais il s’attache surtout à montrer l’action qu’exerce la productivité du travail ouvrier, quand cette productivité est modifiée, soit par des conditions naturelles locales, soit par des progrès techniques d’un ordre quelconque. Il faut enfin tenir compte de l’avantage que les lois ou les mœurs donnent à l’une des parties contractantes dans la discussion du contrat de travail. En tout cas, le rapport nécessaire entre la productivité du travail et le salaire de l’ouvrier suffirait pour opposer un obstacle insurmontable à tous les projets d’unification des salaires et de législation internationale du travail. [11]

La Colonisation chez les peuples modernes ; le Traité de la science des finances, excellent mélange de principes et d’exemples, dans lequel nos procédés actuels de gaspillage financier sont justement critiqués ; le Précis d’économie politique, très court, mais non moins substantiel ; l’État moderne et ses fonctions, œuvre d’actualité où M. Leroy-Beaulieu, tout en combattant très énergiquement le socialisme d’État sous quelque forme et par quelque fissure qu’il pénètre dans nos lois, ne reste pas cependant dans les formules trop étroites d’Adam Smith ou de Bastiat sur le rôle du souverain ; le Collectivisme ou examen critique du nouveau socialisme, travail de ferme et solide polémique dirigé contre Émile de Laveleye, Schaeffle, Karl Marx et Henri George ; tous ces ouvrages, non moins que la direction du journal hebdomadaire l’Économiste français, préparaient M. Leroy-Beaulieu à son vaste Traité théorique et pratique d’économie politique, qui restera comme une œuvre durable et qui se recommande beaucoup moins par une exposition de systèmes dans lesquels il n’est pas si facile d’être neuf qu’il n’est dangereux d’être invraisemblable et bizarre, que par une analyse profondément fouillée des mille et mille phénomènes économiques les plus récents de la société contemporaine.

Ce n’est pas cependant que M. Leroy-Beaulieu n’y éclaircisse point d’une manière fort heureuse certains problèmes de pure théorie, tels que ceux de la satiabilité de nos besoins et de la substitution progressive de nos désirs. De moins en moins sans doute on veut d’une chose à mesure qu’on en a davantage ; mais la satisfaction d’un besoin déterminé a pour effet de susciter le besoin et la demande d’objets de nature très différente et d’aider d’autres industries qui les produisent. Une psychologie économique sagement conduite est donc une préparation nécessaire à l’étude de la « loi de compensation », par laquelle seule on peut résoudre la fameuse question des machines. [12] Personne non plus n’a exposé avec plus de force dans l’ex-pression, avec plus de justesse dans les idées et plus d’opportunité dans le choix du moment, l’utilité sociale des grandes fortunes et les avantages généraux dont la constitution des grands profits industriels est ordinairement accompagnée. [13] Ajoutons enfin une heureuse réhabilitation de l’expression « valeur d’usage » et de la distinction qu’Adam Smith, après Aristote, avait voulu faire entre la valeur d’usage et la valeur d’échange, sans qu’il faille confondre, comme Adam Smith l’avait fait, cette valeur d’usage avec la simple utilité, ou qu’il faille, comme la plupart de ses successeurs, cesser de la nommer. [14] Il est parfaitement vrai, en effet, que dans l’évaluation de mes immeubles au point de vue de l’assurance contre l’incendie et au point de vue du paiement de l’indemnité pour sinistres, je fais justement constater une valeur d’usage qui n’a aucun rapport avec la valeur d’échange, ni avec le prix. Ce contraste est frappant, entre autres cas, pour les bâtiments d’un domaine rural, lesquels ont facilement une valeur d’usage quintuple de leur valeur d’échange : il l’est également pour des objets auxquels nous tenons par un intérêt d’affection, comme des portraits de famille ; nous donnerions beaucoup pour ne pas en être privés, mais souvent nous ne trouverions personne qui voulût donner quelque chose pour les avoir, si peu que ce fut.

Nous aimons surtout à reconnaître chez M. Paul Leroy-Baulieu l’hommage intelligent qu’il rend au droit naturel et sa défense énergique de la propriété, sur le double fondement du droit naturel et de l’utilité sociale. [15]

Dans sa conception du rôle de l’État, M. Leroy-Beaulieu avait été précédé par M. Alfred Jourdan, doyen de la Faculté de Droit d’Aix et auteur du Rôle de l’État dans l’ordre économique (1882). Avec l’un et l’autre de ces deux auteurs, l’école libérale contemporaine prenait très sagement position contre les sophismes et les menaces des diverses sortes de socialisme. M. Jourdan, toutefois, faisait de la liberté des échanges internationaux une règle essentielle de droit naturel[16], ce qui n’aurait pas dû moins faire que de l’exposer à des difficultés pour ainsi dire insurmontables, quand il se serait agi de justifier et d’imposer le rôle de l’État gardien et défenseur de la nationalité, en matière de service militaire par exemple.

Nous serions injuste si dans cette liste, forcément trop rapide, nous ne faisions pas une place à M. Maurice Block (1816-1901), dont nous avons cité si souvent les Progrès de la science économique depuis Adam Smith. La profonde justesse des vues y rivalise ordinairement avec l’inépuisable abondance des matériaux. [17]

Chez M. Henri Baudrillart (1821-1892), le souci des questions morales apparaît dans le Manuel d’économie politique (1857) et dans les Rapports de la morale et de l’économie politique (1860), non pas que l’économie politique soit une branche de la morale ou qu’elle en soit subalterne, mais en ce sens que les leçons d’art économique qui se dégagent de la science, appuient généralement, pour le bien des individus et des peuples, les devoirs déjà révélés et imposés par la morale naturelle et religieuse. Son Histoire du luxe public et privé depuis l’antiquité jusqu’à nos jours (1878-1880) est le fruit de patientes recherches. Il n’en est que plus regrettable que sa belle étude historique, morale et descriptive des Populations agricoles de la France soit restée inachevée.

________________

[1] Le Cours d’économie politique de M. Cauwès, professeur à la Faculté de Droit de Paris (voir 3e édition, t. II, pp.480 et s.), est un des rares ouvrages généraux de doctrine connus nettement dans un sens protectionniste.

[2] Cherbuliez (1797-1869) occupa à Genève la chaire de droit public qui avait été confiée à Rossi, se fixa ensuite à Paris, fut naturalisé Français et retourna en Suisse pour professer l’économie politique au Polytechnicon de Zurich.

[3] Voyez supra, p.295. — Nous avions cité dans nos Éléments d’économie politique (2e édition, p.507) l’explication de la rente absolue que donnait Cherbuliez (Précis de la science économique, t. I, p.489).

[4] Courcelle-Seneuil (1813-1893), originaire de la Dordogne, fut journaliste, puis industriel en Limousin avant 1848. La République l’improvisa alors Directeur général de l’Enregistrement, poste qu’il occupa peu de temps. Ses sentiments politiques l’amenèrent ensuite à quitter la France, et ce fut dans ces conditions qu’il accepta de professer l’économie politique à l’École de Droit de Santiago du Chili. De retour en France en 1858, il fut nommé conseiller d’État en 1879.

[5] Voyez surtout en ce sens la Morale économique (1888) et la Viriculture (1897).

[6] Léon Say (1826-1896), député ou sénateur depuis 1871 jusqu’à sa mort, ambassadeur à Londres en 1880, président du Sénat de 1880 à 1882.

[7] La Propriété, origine et évolution, thèse communiste, par Paul Lafargue ; Réfutation, par Yves Guyot (1895).

[8] La Science économique, 3e édition entièrement refondue, 1907.

[9] La Morale de la concurrence, publiée dans la Nouvelle revue, n° du 1er janvier 1896. — « Où trouver un ressort moral ?… demande M. Yves Guyot. La religion ! vous disent les uns. Et laquelle ? Le brahmanisme, le christianisme ou l’islam ? Laquelle a donc supprimé les crimes de l’humanité ?… La métaphysique ? Nos philosophes plus ou moins éclectiques n’auraient pas tant parlé du devoir, si sa conception avait été évidente… Au lieu de croire qu’on peut forger le ressort moral avec des mots vides, des conceptions subjectives, je soutiens qu’il a pris place dans la civilisation moderne depuis un siècle et demi à peu près… La conception libre-échangiste produit un surcroît d’énergie, d’action pour l’individu, de bienveillance, de con-fiance et de solidarité à l’égard de l’humanité tout entière. Elle inspire la pratique des vertus morales les plus hautes, même de celles qui paraissent le plus inaccessibles… Dans les civilisations basées sur la science, sur la production et l’échange, le grand ressort moral est la concurrence économique. » (Op. cit.). Mais la libre concurrence ne se conçoit qu’en matière industrielle et commerciale : par conséquent, quand même on admettrait qu’elle suffît à inspirer dans les affaires la probité la plus rigide, on ne voit aucunement comment son influence commanderait les devoirs des parents, des enfants et généralement toutes les vertus domestiques, sans parler des devoirs envers soi et de beaucoup d’autres encore. — C’est le benthamisme parvenu à sa dernière et plus brutale expression. « Dans une société individualiste, dit ailleurs M. Yves Guyot, l’homme n’est plus un moyen, mais son propre but à lui… En dépit des apparences contraires, le grand effort du XIXe siècle est de substituer la civilisation scientifique et productive à la civilisation sacerdotale et militaire… Le progrès est en raison directe de l’action de l’homme sur les choses, et en raison inverse de l’action coercitive de l’homme sur l’homme. » (Critérium du progrès, dans le Journal des Économistes, n° du 15 décembre 1899, pp.331-332). Mais si l’individu est son propre but à lui, comment obtiendra-t-on autre chose que le déchaînement de l’égoïsme ? Et pourtant M. Yves Guyot ne veut pas même d’une conception théologique et métaphysique du devoir !

[10] 1ère édition, 1881.

[11] Comparez, dans l’Ouvrier américain de M. Levasseur, 1898, t. I, les causes des salaires élevés en Amérique. Elles y sont, d’après lui : 1° la productivité du travail ; 2° le standard of life élevé que cette productivité lui a permis de se faire. C’est le désir de conserver ce salaire et ce standard of life qui rend l’ouvrier américain protectionniste.

[12] Traité théorique et pratique d’économie politique, 2e éd., 1896, t. III, p.44.

[13] Op. cit., t. IV, pp.282 et s. (Voyez tout le chapitre : « La fonction sociale de la fortune ») ; et t. II, pp.194 et s.

[14] « La valeur d’usage est l’importance qu’une personne attache à la possession d’un objet déterminé, et elle représente la quantité d’autres objets qu’elle serait disposée à abandonner pour l’acquisition de l’objet précis qu’elle a en vue : elle est absolument subjective. La valeur en échange est la faculté qu’a réellement un objet de s’échanger contre une certaine quantité d’autres objets : elle comporte le concours d’au moins deux volontés et renferme en général un élément objectif. » (Op. cit., 2e éd., t. III, p.24).

[15] « Il ne faut pas confondre, dit-il, ces deux idées distinctes : la garantie de la loi et la création par la loi… La loi ne crée aucun droit ; elle sanctionne et définit les droits existants ; ceux-ci naissent spontanément. La loi n’est jamais antérieure à un droit ; elle lui est toujours postérieure, de même que la grammaire, le dictionnaire et la syntaxe sont postérieurs au langage. » (Traité théorique et pratique, t. I, pp.546-547). — Et ailleurs : « La propriété, dit-il, est un fait instinctif antérieur à la réflexion, comme tout ce qui est essentiel à l’homme, comme le langage, comme la constitution des sociétés, comme l’établissement de la famille et de la patrie… Ce sont les lois de la matière, aussi bien que les lois de l’esprit humain, qui imposent la propriété comme le mode le seul efficace et le seul praticable de l’exploitation du globe… La propriété ne confère pas au propriétaire la plénitude du résultat utile de la chose sur laquelle elle porte ; elle ne lui en attribue qu’une partie et en général une faible partie. Dans les fruits de tout bien approprié, il y a une part sociale qui dépasse de beaucoup celle qui échoit définitivement au propriétaire. Dans les pays les mieux cultivés, le propriétaire ne perçoit guère comme fermage absolument net que le quart, le cinquième ou le sixième du produit brut, le reste s’en allant en salaires, en engrais, en instruments de travail, en frais de toutes sortes, en impôts, en réparations, en assurances… Et qui oserait soutenir que toutes les installations faites par les propriétaires fonciers, tous les capitaux incorporés au sol depuis que la terre est propriété privée, tout le surcroît d’attention et d’efforts qui résultent de l’organisation propriétaire, n’aient pas augmenté la production agricole d’un sixième ?… Donc, non seulement le régime de la propriété privée n’est pas onéreux aux consommateurs non propriétaires, mais il leur est considérablement profitable. » (Op. cit., t. I, pp.538, 540, 566-569). — Nous recommandons tout particulièrement la discussion de l’uneamed increment contre Stuart Mill (Op. cit., t. I, pp.731 et s.) et Thorold Rogers (Ibid., pp.760 et s.).

[16] Jourdan, op. cit., ch. xii, pp.192 et s. — Le Cours analytique d’économie politique du même auteur se recommande par la clarté de l’exposition.

[17] 1ère éd., 1890 ; — 2ème éd., 1896.

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