Questions diverses sur le commerce, par Vincent de Gournay (1756)

Mémoire sans titre, portant des questions diverses sur le commerce, vers 1756

(Mémoires et lettres de Vincent de Gournay)

S’il serait avantageux à la province qu’il fût permis de faire de l’eau-de-vie de grain, et si ce ne serait pas un moyen d’augmenter la culture du froment.

S’il ne serait pas avantageux à la province de faire commerce au Levant et de pouvoir y envoyer directement ses vaisseaux ; dans ce cas il serait essentiel de faire demander cette faculté par la province, attendu le privilège exclusif dont jouit à cet égard la ville de Marseille, lequel n’est fondé que sur l’usage, et sur aucun titre.

Pourquoi y a-t-il eu 14 raffineries à Nantes, et n’en reste-t-il que 4 ? Quelle est la cause de la chute des autres dans un temps où elles se sont autant multipliées à Hambourg ?

S’il serait utile de faire quelques changements dans l’Ordonnance de la marine pour la nourriture des équipages dans les voyages de Guinée et des Indes orientales, de retrancher une partie de la viande et d’y substituer du riz et du gruau.

Si les chiffons s’emploient dans la province pour faire du papier, et s’il est vrai qu’il s’en enlève beaucoup pour le pays étranger par le port de Nantes ou les autres ports de la province.

Si les Anglais en temps de paix continuaient à nous apporter des laines d’Angleterre, s’il en venait aussi d’Irlande.

Il serait bon de se faire informer de quelle façon les manufactures de toile se sont réfugiés tant en Silésie qu’à Hambourg. Si l’État prend quelque précaution pour en assurer la qualité envers l’acheteur, s’il y a des règles fixes pour la largeur et la longueur des pièces, et comment on s’y prend pour les faire exécuter. Si l’État ordonne des visites chez les ouvriers et lorsque la toile est sur le métier.

S’il y a des peines, des confiscations et des amendes contre l’ouvrier dont la pièce est trop courte, trop étroite ou mal fabriquée.

S’il faut des permissions pour faire détailler dans une largeur qui n’est pas usitée.

Le commerce des eaux-de-vie est-il augmenté ou diminué à Nantes, indépendamment des circonstances de la guerre ?

Quel était l’état du commerce de Guinée avant la guerre, quels seraient les moyens de l’étendre ? Pourquoi les Anglais ont-ils traité jusqu’à présent plus de nègres que nous, et pourquoi sont-ils en état de les donner à meilleur marché ?

Quelle serait l’utilité pour la ville de Nantes et pour les colonies de la liberté de traiter des nègres à la côte du Sénégal ? Quels sont les inconvénients pour l’État du défaut de liberté d’y faire la traite des nègres ?

S’il serait avantageux pour la ville de Nantes de pouvoir faire le commerce du castor au Canada.

Quel est l’objet du commerce avec le Canada, en temps de paix, à Nantes ?

Quel est l’objet du commerce de la ville de Nantes avec la Louisiane ? Quels sont les moyens de l’augmenter ? Si l’on serait disposé à y faire passer des nègres dans la conjoncture présente et sur quel pied ?

Si l’on est dans le cas de faire un traité de commerce avec la Russie. Quels seraient les articles qu’il conviendrait de stipuler dans un pareil traité ? On serait bien aise de recevoir quelque instruction sur cela. L’établissement de quelques maisons françaises en Russie pourrait mériter la considération des négociants de Nantes vu la consommation de sucre, d’eau-de-vie et de sel qui se fait dans ce pays-là, ainsi que d’autres marchandises de France, et la nature des productions de ce pays-là.

Quel est l’objet ordinaire du cabotage de Nantes en temps de paix ? Quelle quantité de bâtiments s’y occupent ?

Le détail des droits et des bureaux sur la rivière de Loire.

Quel est l’avantage ou l’inconvénient des Bureaux de contrôle établis à Nantes pour la draperie et pour les toiles ?

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