Le Capital selon Maïté

maite_rion_des_landes_aquitaineCher lecteur,

Qui l’eût cru ?

Maïté, derrière les fourneaux, pourrait-elle vous expliquer ce qu’est le capital ?

Possible.

Et même plus, j’en suis convaincu.

Oui. Maïté, la représentante de la cuisine landaise, le comprend sûrement mieux que quiconque au gouvernement. À vrai dire, ceux-là ont une part de
responsabilité.

Vous le savez peut-être ; la restauratrice la plus célèbre de Gascogne vient de placer son restaurant en liquidation judiciaire.

Le drame pour tous les amateurs de la bonne cuisine. Mais ce n’est pas seulement dramatique pour les fins palais.

Voyez-vous, ce n’est pas seulement le restaurant de Maïté qui vient de fermer. Non. Comme le soulignait hier le blogueur H16 :

  « Le bilan est sans appel : de janvier à mars 2015, 18.134 entreprises ont été placées en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire (contre 16.858 il y a un an). Quant aux créations, elles ne compensent pas. Le solde est négatif, le nombre d’emplois ainsi menacés dépasse
66.000. »

À poursuivre sa politique anti-capital, le gouvernement va finir par détruire totalement le travail.

Comme tout entrepreneur, Maïté savait que son capital provenait de son travail. Elle, qui avait commencé à la SNCF, cuisinant pour le plaisir. Qui était donc partie du bas de l’échelon, pour devenir sa propre patronne.

Peut-elle vous l’expliquer ? Dans le doute, demandons à Frédéric Bastiat.  Son explication se voulait simple : le capital est le « blé du travail ».

Dans son essai Capital et rente, il y explique comment travail et capital sont liés.

Prenez l’agriculteur d’antan. Il travaillait pour faire pousser sa subsistance. Admettons qu’il plantait du blé. Ça pousse jusqu’en août, tout au plus. De septembre à l’année prochaine, il faut bien vivre.

Notre agriculteur devra donc conserver du blé pour assurer sa subsistance. De plus, sans outils, il aura bien du mal à le récolter. Il devra donc aussi acquérir d’autres biens, assurant ainsi le travail d’autres personnes : des artisans, des ferronniers, des tailleurs.

Aujourd’hui, ce n’est pas seulement « Chez Maïté » qui a fermé – mais plus de 18.000 entreprises en 3 mois. 66.000 personnes dont le travail est en suspens.

Et tout ce gâchis n’est dû qu’à l’incompréhension d’un mécanisme fondamental de l’économie.

En effet, capital et travail sont interconnectés. Si vous touchez à l’un, c’est aux dépens de l’autre.

Et si c’était la seule incompréhension !

Pensez à l’inflation qui peut aspirer votre épargne durant votre sommeil.

En conséquence, je vous invite à regarder la conférence sur le maître de l’inflation monétaire: Richard Cantillon.

Benoît vous présente ses travaux de manière didactique. Allez-y, c’est ici.

Meilleures salutations,
Damien Theillier

PS : Le lien vers la conférence sur Youtube est ici.

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