Huit lectures recommandées pour le séminaire du 2 mai. Par Nigel Ashford

Par Nigel Ashford

Quel type de libertarien êtes-vous ? Le Dr Nigel Ashford recommande la lecture de 8 livres essentiels pour préparer son séminaire, le 2 mai à Paris.

Rappel : pour participer, merci de vous inscrire, le nombre de places étant limité.

Sur la page Facebook de l’événement ou par email : info@institutcoppet.org

De 17h à 22h, en langue anglaise, le lieu vous sera précisé par mail.

1° Friedman, Milton

Capitalism and Freedom. Chicago: University of Chicago Press, 1960. Trad. fr. Capitalisme et liberté, éditions Leduc, Collection : A contre courant, 2010.

Ce livre fit passer Friedman du statut d’universitaire de premier plan à celui de vulgarisateur génial des idées de libre marché. Il fournit une défense des principes du capitalisme et du gouvernement limité. Son impact repose dans le grand nombre de propositions politiques novatrices, comme le chèque-éducation, d’abord présentées ici et aujourd’hui encore débattues. Autrefois réputé comme le plus original des économistes, il est aujourd’hui considéré comme un classique.

Buchanan, James

The Limits of Liberty: Between Anarchy and Leviathan (1975). Trad. fr. Les limites de la liberté : entre l’anarchie et le léviathan, Litec, Collection : L.I.B.E.R.A.L.I.A. : économie et liberté, 1992.

En s’appuyant sur son ouvrage antérieur avec Gordon Tullock, Buchanan construit un modèle de système constitutionnel qui pourrait émerger de l’accord entre les individus rationnels, un modèle qui serait plus qu’une simple anarchie mais nettement moins que le gouvernement moderne.

3° Hayek, Friedrich

The Constitution of Liberty. Chicago: University of Chicago Press, 1960. Trad. fr. La Constitution de la liberté, Raoul Audoin et Jacques Garello, éditions Litec, collection Libéralia, 1996.

Hayek présente les principes fondamentaux d’une société libre et examine les politiques publiques qu’une société libérale devrait poursuivre. Le plus influent a été sa discussion du concept de liberté, sa formulation de l’idée d’ordre spontané, sa remise au centre de l’État de droit, et son essai « Pourquoi je ne suis pas un conservateur ». Ses prescriptions politiques font cependant trop confiance à l’État-providence, même dans ses propres principes. Hayek est devenu plus radical plus tard, en particulier dans son plaidoyer pour la privatisation de la monnaie.

4° Mises, Ludwig von

Liberalism. Irvington-on-Hudson: Foundation for Economic Education, 1984. Trad. fr. Le libéralisme, Hervé de Quengo, préface de Philippe Nataf, éditions Institut Charles Coquelin, 2006.

Alors que l’essentiel de son œuvre était directement économique, Mises présente ici sa compréhension des principes fondamentaux du libéralisme classique. Cet ouvrage montre la façon dont le libéralisme a dévié de son sens original pour être embrassé par les étatistes, et donne une claire explication des causes de la guerre et de la paix.

5° Rand, Ayn

Capitalism: The Unknown Ideal. New York: New American Library, 1966.

Rand soutient que le capitalisme est le seul système économique et politique compatible avec la morale car il est basé sur les transactions volontaires et le respect des droits de propriété. On y trouve plusieurs essais de ses disciples, comme par exemple le jeune Alan Greenspan.

6° Nozick, Robert

Anarchy, State and Utopia. New York: Basic Books, 1974. Trad. fr. Anarchie, État et Utopie, PUF, Quadrige, 2003.

Nozick explique dans la partie I pourquoi l’anarchie est instable et comment un État minimal peut émerger sans renier les droits naturels. La partie II démontre pourquoi rien de plus qu’un État minimal ne peut être moralement justifié. Cela inclut sa critique de Rawls, et l’affirmation selon laquelle « une société socialiste aurait à interdire les actes capitalistes entre des adultes consentants ». La partie III explique comment une utopie ne peut exister à cause des préférences subjectives, mais il défend les communautés concurrentielles qu’il nomme « utopies ».

7° Rothbard, Murray

For a New Liberty. The libertarian manifesto. New York: Macmillan, 1978.

Disciple de Mises et de l’école autrichienne, Rothbard défend une théorie des droits naturels à l’encontre de l’utilitarisme de son maître. Il soutient que le seul État qui pourrait être cohérent avec la morale objective des droits naturels est un État inexistant. Il applique également une analyse libertarienne vigoureuse sur un large éventail de questions.

//www.institutcoppet.org/ebooks/bibliotheque-audio/ (Lecture en anglais par Jeff Riggenbach/livre + mp3 à télécharger)

8° Friedman, David

The Machinery of Freedom. New Rochelle: Arlington House, 1978.Vers une société sans État, Les Belles Lettres, Collection : Laissez faire, 1992

David Friedman, le fils de Milton, fournit une défense utilitariste de l’anarchie construite sur l’économie de Chicago plutôt que sur un discours à propos des droits. Le gouvernement est toujours inefficace en comparaison du marché. Il démontre comment le marché peut fournir des biens couramment considérés comme des biens publics, par exemples les routes ou la défense. Il veut de la concurrence entre les systèmes légaux. Son dernier ouvrage identifiait des exemples historiques d’anarchie, comme l’Islande médiévale.

Résumé :

  • 1° Friedman et l’école de Chicago
  • 2° Buchanan et l’école du Choix Public
  • 3° et 4° Hayek, Mises et l’École autrichienne
  • 5° et 6° Rand, Nozick et l’État minimal
  • 7° et 8° Rothbard, David Friedman et l’Anarcho-capitalisme

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