La liberté d’écrire sur les affaires de l’État

« Il ne faut pas s'y tromper : toutes les grandes opérations, en matière d'administration, ont besoin d'être aidées de l'opinion publique, ou du moins ne peuvent réussir si elles ont l'opinion publique contre elles. Or, il n'y a point de moyen plus prompt pour diriger cette opinion, que la voie de l'impression, surtout lorsqu'on ne veut montrer aux hommes que la vérité, et qu'on ne cherche que leur bonheur. »

Le dangereux parti de la pitié et des bonnes intentions

Dans cette lettre de novembre 1704, que Boisguilbert envoie à Nicolas Desmarets, conseiller du Contrôleur général Chamillart, il insiste sur le danger que le parti de l’amour ou de la pitié du pauvre, celui des bonnes intentions, fait courir à la prospérité publique. C’est le procès de la démagogie et des bons sentiments aveugles, dressé par un penseur conscient de la force des lois économiques.

La modestie du laissez-faire

La promotion d’un ordre naturel et de la non-intervention de l’autorité dans le fonctionnement des institutions sociales et économiques provient de la reconnaissance de la limite de notre raison et de l’incapacité qui est la nôtre de comprendre les phénomènes complexes de la coopération sociale et d’agir sur eux de manière à obtenir des résultats en phase avec nos intentions.

Laissons Faire, n°28, décembre 2018

Au sommaire de Laissons Faire ce mois-ci : Deux économistes proscrits au siècle de Louis XIV : Boisguilbert et Vauban ; Le tunnel sous la Manche, enfant de la Société d’économie politique ; Mises et les fondements libéraux de la paix ; les conseils aux apprentis entrepreneurs par Jean-Baptiste Say ; Yves Guyot sur la violence syndicale et l'inertie des autorités, et enfin la recension d'une biographie sur Jules Simon.

Retour en images sur l’exposition libérale organisée en Normandie

À l’occasion des Journées européennes du Patrimoine (15-16 septembre), l’Institut Coppet et le château de Pinterville (Eure) ont proposé à plus de 500 visiteurs une exposition tout à fait inédite sur les économistes libéraux normands, ainsi qu’une conférence de Benoît Malbranque, président de l’Institut Coppet, sur ce même thème.
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Le libéralisme de Boulainvilliers

Henri de Boulainvilliers est peut-être l'auteur le plus intéressant à consulter sur la situation des provinces françaises et sur leur commerce au début du XVIIIe siècle. Avant Boisguilbert, Gournay et les Physiocrates, il dénonce le système des règlements et se prononce pour une liberté absolue du travail et du commerce.
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Boulainvilliers ou Vauban ? 

Des preuves nouvelles invitent à croire que le Mémoire concernant les moyens d'établir le droit d'amortissement des gabelles, qui présente une réforme fiscale avant Vauban et Boisguilbert, ne peut être attribué à Boulainvilliers comme on l’a longtemps cru.

Les réformes agricoles de Sully

Ministre d’Henri IV, Sully s’est attaché à ranimer l’agriculture, tombé en stagnation par suite du dégât des guerres et des faux systèmes. Il a eut soin de protéger les agriculteurs des exactions, d’alléger la charge de l’impôt, et d’ouvrir leurs débouchés par la libre exportation des grains.