La réception de la Dîme royale de Vauban parmi les ministres de l’époque

Grand serviteur de la monarchie auréolé de toutes les gloires, Vauban fut sévèrement persécuté à la fin de sa vie pour avoir osé décrire dans la Dîme royale (1707) la misère affreuse que l’arbitraire fiscal causait alors en France. Les ministres du temps, qui goûtaient peu les critiques à peine latentes que ce livre contenait à l’endroit de leur propre action, rejetèrent son livre comme celui d’un homme qui déraisonnait.

Lettre sur la manière de faire les statistiques

Vauban avait compris que l’amélioration des connaissances humaines tant sur les matières militaires que sociales ne pouvait se faire qu’à la condition d’une meilleure appréciation, plus juste, plus scientifique, de la réalité. Convaincu de cela, Vauban profita des nombreux voyages qu’il fit à travers toute la France, pour s’enrichir d’une large expérience des faits, selon une méthode et avec une exigence qui transparaissent toutes deux dans cette lettre.
article placeholder

Projet de capitation

C’est à la fin de l’année 1694 que Vauban coucha sur le papier son projet de capitation, qui formera le socle de la Dîme royale. Trois ans plus tard, il sollicita le Roi pour lui présenter le projet.
article placeholder

Boulainvilliers ou Vauban ? 

Des preuves nouvelles invitent à croire que le Mémoire concernant les moyens d'établir le droit d'amortissement des gabelles, qui présente une réforme fiscale avant Vauban et Boisguilbert, ne peut être attribué à Boulainvilliers comme on l’a longtemps cru.