Projet pour l’extirpation des corsaires de Barbarie 

Projet pour l’extirpation des corsaires de Barbarie

Par l’abbé de Saint-Pierre

Ouvrages de politique, t. II, 1733, p. 74-104.


PROJET POUR L’EXTIRPATION DES CORSAIRES DE BARBARIE

J’ai lu dans une gazette de Hollande du commencement de l’année 1721 qu’en cinq ans les Algériens ont pris aux Hollandais 40 vaisseaux, estimés plus de six millions de florins, et 909 hommes qui, estimés sur le pied de 1 500 florins chacun, l’un portant l’autre, pour leur rançon montant à près de 14 mille florins ; ces deux sommes font environ 7 millions quatre cent mille florins, lesquels, divisés en cinq, font environ 1 500 mille florins de perte chaque année, l’une portant l’autre, sans compter la dépense des vaisseaux de convoi. La même gazette dit que les Algériens ont dix-sept vaisseaux à la mer.

Par la gazette de Hollande du 11 mars 1721, les États généraux ont donné leur consentement à l’équipement d’une escadre de 26 vaisseaux de guerre ou frégates pour obliger les Algériens à renouveler la paix : nous avons vu depuis que l’armement effectif des Hollandais n’a été que de six ou sept vaisseaux, et que les seuls Algériens ont 33 vaisseaux en course.

Il faut remarquer que si les corsaires d’Alger renouvellent la paix avec la Hollande, ils seront forcés en même temps de la rompre avec la France, ou avec l’Angleterre, car il faut qu’ils vivent et leur plus grand revenu quant à présent c’est la piraterie. Ces peuples ne sont point encore suffisamment tournés ni à l’agriculture ni aux manufactures ni au commerce, et pour les y tourner davantage, ils ont besoin d’y être forcés.

Ils ne cessent, eux et les corsaires de Tunis et de Tripoli de Barbarie, de faire la course contre les vaisseaux vénitiens, génois, ligournois, siciliens, napolitains, espagnols et portugais, et de ravager les côtes d’Italie et d’Espagne ; ils obligent ainsi les provinces maritimes à faire de grandes dépenses pour se garantir de ces ravages.

Il est visible qu’il serait très avantageux à toutes les nations de l’Europe de trouver un moyen d’extirper ces corsaires, et à moins de frais et en moins d’années qu’il serait possible.

De là il suit que tous ces États devraient convenir d’une contribution proportionnée aux pertes et aux dépenses qu’ils font chaque année afin de s’en garantir pour toujours ; or l’on va voir que si elles voulaient établir entre elles un lieu de congrès comme à Paris, où elles ont déjà des plénipotentiaires, les souverains trouveraient que cette contribution ne monterait pas à la moitié de ce qu’il leur en coûte annuellement ou en pertes, ou en présents annuels, ou en vaisseaux de convoi, ou en autres dépenses de précaution ; j’appelle ici présent le tribut annuel que leur paient les nations commerçantes pour entretenir la paix.

La difficulté consiste donc à déterminer les chrétiens à chercher les moyens de désarmer pour toujours leurs ennemis communs.

Il y a un moyen tout simple très naturel et très facile dans l’exécution : je vais l’exposer de la manière dont il est venu à l’esprit de feu mon frère le commandeur de Saint-Pierre, qui a commandé plusieurs années avec succès l’escadre de Malte.

L’île de Malte a un port très grand et très sûr dans le voisinage de ces corsaires ; les chevaliers, quoique toujours en guerre avec eux, peuvent avoir commodément presque tous les jours des nouvelles du nombre, de la force de leurs vaisseaux, de leur sortie, de leur rentrée, et de leurs prises, parce que plusieurs nations chrétiennes, qui sont en paix avec ces villes des corsaires, y ont commerce, et abordent tous les jours à Malte.

Les chevaliers qui y font leur résidence, les chevaliers qui sont officiers de marine en France, en Espagne et au Portugal, et ceux qui viennent y faire leurs caravanes, ne demanderaient pas mieux que d’être payés par les nations chrétiennes pour détruire entièrement ces pirates, avec lesquels ils sont déjà en guerre perpétuelle.

Les habitants de cette île sont déjà bons matelots, bons soldats et en haine vive et perpétuelle avec ces mahométans.

De là il suit qu’il suffirait que les nations chrétiennes contribuassent à faire un fonds annuel durant quatre ou cinq ans pour augmenter le nombre des vaisseaux maltais, pour en composer trois ou quatre escadres.

Vers 1700, don Raymond de Rocafull, espagnol, grand maître de Malte, sur les représentations du bailli de Zondadari, depuis grand maître, résolut de tenir quelques vaisseaux armés contre les corsaires.

Le chevalier de Saint-Pierre, capitaine des vaisseaux du roi distingué par sa capacité, et qui entendait fort bien la construction, eut ordre du grand maître de faire construire deux vaisseaux de guerre à Toulon ; il y travailla assidûment durant plusieurs années ; ils se trouvèrent très bons voiliers ; il les commanda, et les différentes prises que lui et les autres commandants ont faites tous les ans sur les corsaires prouvent que s’ils avaient un nombre suffisant de vaisseaux bien entretenus, ils prendraient en quatre ou cinq ans tous les vaisseaux corsaires qui sortiraient d’Alger et des autres villes de Barbarie ; et ces Africains se trouveraient enfin forcés à vivre désormais d’agriculture, de manufacture et de commerce comme les peuples pacifiques.

Telle était en gros la vue du commandeur de Saint-Pierre.

Réflexion sur ce projet

Les Algériens n’ont nulle liaison avec les corsaires de Tunis et de Tripoli pour faire la course de concert ; les Algériens eux-mêmes n’ont jamais plus de cinq vaisseaux ensemble, parce qu’ils ne sauraient non plus s’accommoder entre eux sur le partage des prises ; et en quatre ou cinq ans de guerre vive, ils seraient entièrement hors d’état, et ce qui est très important, ils seraient bientôt hors d’habitude d’armer et de faire la course.

On peut dire même que les armements de Tunis et de Tripoli sont peu de chose en comparaison de ceux d’Alger, et que la réduction des uns emporterait bientôt la réduction des autres.

Il est évident qu’après la ruine de ces corsaires et après que la paix sera conclue avec eux, à condition qu’ils n’armeraient plus aucun vaisseau et qu’ils ne s’en serviraient plus que pour leur commerce, les chevaliers de Malte n’auraient pas besoin d’entretenir une escadre guère plus forte que la leur ; ainsi les contributions des nations chrétiennes se réduiraient au quart, et quatre ou cinq ans après à rien, et la navigation et les provinces maritimes seraient pour toujours dans une parfaite sûreté.

Les nations commerçantes ne sauraient se garantir de ces pirates que par des traités qu’elles font avec eux, dans lesquels elles s’obligent à leur payer des tributs annuels un peu honteux, ou par des armements considérables, pour obtenir une trêve peu durable. Car quelle sûreté peuvent-elles avoir de la durée de la trêve seulement pendant trois ans ? Au lieu que, par un armement qui durerait quatre ou cinq ans et qui serait mis entre les mains des chevaliers, les nations chrétiennes auraient incomparablement plus de sûreté que la paix serait toujours durable.

Projet de contribution

Je suppose donc que les Hollandais entretiennent ou donnent aux chevaliers de Malte de quoi entretenir deux vaisseaux de 60 canons, les Anglais deux, les Français deux, les Espagnols deux, l’Empereur un, le roi de Sardaigne une frégate, les Vénitiens une frégate, le grand-duc une frégate, la Suède une frégate : cela fera neuf vaisseaux et les trois Maltais. C’est douze vaisseaux et quatre ou cinq frégates.

Or d’un côté, il est sûr qu’avec un pareil armement les chevaliers nettoieraient nos mers de corsaires en quatre ou cinq années ; et de l’autre on peut assurer qu’il en coûte deux fois plus à chaque nation, ou par la perte de ses vaisseaux marchands, ou par la dépense des armements, ou par le tribut annuel qu’ils paient par forme de présent à ceux qui gouvernent, ou en pillages sur les côtes, ou en dépenses annuelles pour se garantir de ces pillages. C’est un calcul facile à faire et une vérité dont les ministres de chaque nation peuvent aisément se convaincre.

Intérêt mutuel des parties contractantes

Il faut, pour rendre un traité faisable, facile et durable, que toutes les parties y gagnent considérablement, et toujours ; or nous avons vu, d’un côté, que les nations chrétiennes y gagneraient en quatre ou cinq ans de contribution l’exemption pour toujours de ces tributs honteux, de ces pertes considérables, et de ces dépenses annuelles qu’ils font présentement, et qu’ils feront toujours.

Les tributs annuels que paient les Hollandais, les Anglais et les Français pour avoir la paix avec ces corsaires montent à plus de trois mille onces d’argent, et cette paix n’est pas sûre. Or les six vaisseaux qu’ils donneraient aux chevaliers, ou leur contribution annuelle pour ces six vaisseaux, ne leur coûteraient pas davantage, et ils auraient en quatre ou cinq ans la paix sûre. Elle se rompt souvent au bout de trois ou quatre ans ; les corsaires prennent des vaisseaux richement chargés et il faut recommencer des armements considérables et de grandes dépenses, au lieu que par la voie de la contribution, en quatre ou cinq ans, les États chrétiens seront quittes pour toujours et de leurs tributs et de leurs armements, et auront une paix incomparablement plus sûre ; donc il y a plus de moitié à gagner pour eux.

Les chevaliers de Malte de leur côté y trouveraient leurs intérêts, car : 1o à l’égard des officiers qui serviraient sur les vaisseaux, ils auraient de bons appointements ; 2o ils auraient plus de grades à espérer ; 3o leurs services dans les escadres de Malte leur seraient comptés dans le service de leur nation ; 4o ils seraient préférés pour les commanderies de grâce ; 5o ils auraient quelque part aux prises ; 6o les chevaliers mêmes pourraient détacher une ou deux commanderies de grâce de chaque prieuré, et les destiner pour récompenser en pensions les services des chevaliers estropiés. À l’égard du grand maître et des grands-croix qui composent le Conseil, on pourrait statuer qu’ils auraient le tiers des prises à partager, la moitié de ce tiers pour le grand maître, et l’autre moitié pour le Conseil ; le commun trésor y aurait aussi un tiers, les officiers et les équipages l’autre tiers, les officiers auraient la moitié de ce tiers et l’autre moitié serait distribuée aux équipages, mais ces détails sont supposés faciles à changer selon la prudence des chevaliers.

Le grand maître et la plupart des grands-croix pourront, quand bon leur semblera, donner leur part au commun trésor ; mais je crois qu’il faut d’abord qu’ils reçoivent leur part sur leurs quittances, et qu’ils la donnent ensuite, s’ils veulent, aux hôpitaux ou au commun trésor ; quelques-uns la garderont, et l’ordre en saura plus de gré à ceux qui en feront présent, mais il faut que tous ceux qui conspireront à cet établissement y soient portés les uns par gloire, les autres par intérêt : la gloire de ceux qui donnent de leur bourse est toujours plus remarquable et plus estimable.

Le corps de l’État et des chevaliers acquerrait ainsi une grande considération et une grande réputation parmi les nations de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique ; ils seraient regardés par les nations chrétiennes comme leurs libérateurs, comme les protecteurs du commerce ; la plupart de ces nations auraient l’avantage de pouvoir former dans cette école d’excellents officiers de marine pour leur service. Il y a dans les pays protestants plusieurs commanderies de Malte dont les chevaliers demandent avec raison restitution ; ce serait une occasion favorable pour l’obtenir ou pour en obtenir des équivalents ; car nous sommes naturellement portés à ne pas refuser justice à nos bienfaiteurs ; et les protestants ne pourraient pas alors disputer cette qualité aux chevaliers de Malte.

L’augmentation de la marine de Malte y attirerait insensiblement beaucoup de matelots ; et comme il serait facile d’en faire un entrepôt sûr, libre et commode pour les magasins des marchandises de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique, il serait naturel que cette île devînt peu à peu d’un commerce très florissant, parce que le gouvernement peut y être aussi modéré et aussi indulgent pour les protestants que celui d’Amsterdam l’est pour les catholiques.

Comme les côtes d’Italie profiteraient beaucoup de l’extirpation des corsaires, il est certain que le Pape serait naturellement porté à favoriser ce traité.

Quand on songe combien de pauvres chrétiens tombent tous les jours en esclavage, combien de misères ils y souffrent tous les jours, et pendant plusieurs années, et que plusieurs sont forcés de se faire mahométans ; quand on songe que sur nos côtes et sur les côtes d’Italie et d’Espagne, presque aucun habitant n’a de sûreté de n’être pas enlevé et mené en esclavage, et que par le projet de fortifier les chevaliers de Malte, nous serions pour jamais délivrés de ces misères et de ces craintes, on ne saurait s’empêcher de désirer fortement l’exécution d’un pareil projet.

De là il est aisé de conclure qu’un traité où toutes les parties contractantes profitent beaucoup n’est point du tout impraticable.

Observations sur le traité

1o Il serait à propos que dans le traité entre Malte et les autres États chrétiens, les chevaliers promissent de ne faire aucune prise sur les marchands turcs, afin que le Grand Seigneur ne pût se plaindre que les nations qui négocient chez lui fortifient les chevaliers ses ennemis contre lui.

2o Il serait à propos que le grand maître chargeât des chevaliers de proposer dans les cours d’Europe le projet de ce traité et qu’on pût en négocier les articles à Paris, avec les ambassadeurs ou plénipotentiaires des souverains : cet article est essentiel.

Objections

Le lecteur voit assez que si effectivement un pareil traité est très avantageux à toutes les parties, il ne sera pas impossible d’enlever peu à peu les obstacles, et que par conséquent, il ne sera pas difficile de répondre aux objections ; or nous avons vu que ce traité serait très avantageux à toutes les parties et même au Grand Seigneur par l’augmentation de son commerce avec les chrétiens ; et parce qu’il serait lui-même délivré de la crainte des vaisseaux maltais pour son commerce d’Égypte et de l’Archipel ; il y trouverait même un autre grand avantage, c’est que les républiques barbaresques n’étant plus accoutumées à la guerre, elles lui en seraient beaucoup plus soumises, et que ces Africains eux-mêmes deviendraient beaucoup plus heureux pour avoir changé leur métier de pirates en bons laboureurs, en bons manufacturiers et en bons commerçants pacifiques.

OBJECTION I

Les Anglais et les Hollandais pendant la guerre avec les Français peuvent, en donnant de l’argent aux Algériens et aux autres corsaires, se servir d’eux pour désoler le commerce de France ; or si par le traité d’extirpation, et ensuite par la valeur et par l’habileté des chevaliers, ces Africains cessaient d’être corsaires, ils ne pourraient plus rendre ce service aux Anglais et aux Hollandais ; donc c’est une perte pour les Anglais et pour les Hollandais que de détruire la piraterie des Africains.

Réponse

1o La France, lorsqu’elle est en guerre avec les Anglais ou avec les Hollandais, ne peut-elle pas également engager avec de l’argent ces corsaires à leur faire une guerre plus vive ? Donc, de ce côté-là, si l’extirpation des pirates fait perdre quelque avantage aux Anglais, elle les délivre aussi de la crainte de les avoir pour ennemis ; ainsi elle ne cause aucune perte réelle aux Anglais.

2o Ce service, que la Hollande et l’Angleterre peuvent tirer de ces corsaires en temps de guerre avec la France, quand il serait réel, peut-il jamais être comparé avec les pertes et les dépenses que ces pirates leur causent lorsque ces deux nations sont en paix avec la France ?

OBJECTION II

On ne saurait obliger une ville maritime, comme Alger, à cesser pendant plusieurs années de faire la piraterie, si on ne lui permet de se servir de son port et de ses vaisseaux pour faire le commerce ; et on ne saurait lui permettre le commerce que par un traité de paix ou de longue trêve avec les chevaliers ; et d’un autre côté on dit que les chevaliers sont obligés par leurs vœux à faire continuellement la guerre aux mahométans ; donc ils ne sauraient faire avec Alger ni paix ni trêve.

Réponse

Le fait n’est pas vrai ; les chevaliers ne font que les vœux ordinaires à des religieux. L’histoire nous marque plusieurs traités de paix, de trêve, de commerce faits entre les chevaliers et les mahométans.

OBJECTION III

La cour ottomane ne verra pas sans une extrême peine les chevaliers de Malte, ses ennemis, avec une escadre si considérable formée par les Hollandais, par les Anglais, par les Français, et par les autres nations qui font commerce dans l’Empire ottoman ; or le Grand Seigneur, qui craindra que les chevaliers ne viennent traverser le commerce des mahométans dans l’Archipel ou ailleurs, demandera, ou que ces nations cessent de fortifier les chevaliers, ou qu’elles cessent de commercer dans son Empire ; donc les nations commerçantes ne voudront pas entrer dans un pareil traité.

Réponse

1o Le traité pour l’extirpation de la piraterie portera que les chevaliers s’engagent à n’attaquer que les corsaires, et à n’attaquer jamais aucuns autres mahométans sujets du Grand Seigneur tant que la paix durera entre lui et les puissances commerçantes.

2o Les ambassadeurs des puissances commerçantes peuvent de concert démontrer à la cour ottomane que le commerce des chrétiens apporte beaucoup de revenu au Grand Seigneur et à ses sujets, et que ce commerce augmenterait beaucoup s’il n’y avait plus de pirates ; et qu’ainsi il est de son intérêt de favoriser ce traité et de porter les républiques africaines à quitter la profession de corsaires, à condition que les chrétiens de leur côté ne souffriront point non plus de corsaires parmi eux.

OBJECTION IV

Comment les chevaliers donneront-ils sûreté aux Anglais et aux autres alliés que leur république emploiera toujours très utilement contre les corsaires de Barbarie la contribution en argent, ou en vaisseaux, qu’ils leur fourniront ?

Réponse

1o Les succès journaliers qu’ils auront contre les Barbaresques seront des témoins authentiques qu’ils emploient très utilement les contingents qu’ils reçoivent.

2o Les nations contribuantes peuvent avoir à Malte deux députés, un protestant et un catholique, qui entreront dans le Conseil des armements, et qui seront témoins de l’activité et de l’économie des chevaliers.

3o L’intérêt et l’honneur du grand maître, et du grand conseil des chevaliers, est d’employer le plus promptement qu’ils pourront l’argent des alliés à détruire les corsaires.

4o L’intérêt des capitaines et des matelots est de profiter des prises.

5o Les alliés ne fourniront leur contribution pour l’année suivante qu’en cas que par la relation de leurs députés à Malte, ils soient contents des travaux et des succès des chevaliers de l’année courante ; ainsi ils ne risquent rien, d’autant plus que les chevaliers emploient à la guerre contre les corsaires leur escadre à leurs dépens.

Observation

Si les souverains d’Europe étaient une fois solidement unis par la signature des cinq articles fondamentaux de la paix perpétuelle, ils fourniraient volontiers aux chevaliers de Malte les contributions nécessaires pour faire cesser la piraterie dans toutes les parties du monde.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.