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« Il part d’une perspective fondamentalement nouvelle et qui consiste, en quelque sorte, à se placer à l’intérieur de l’État pour essayer de comprendre le phénomène étatique ou, plus précisément, son développement. »
Mais savez vous seulement qui est Bastiat ? Le découvrir c’est l’aimer. Vous aimerez Bastiat. Il vous rendra optimiste.
L’œuvre de Hayek comporte deux sommets : La constitution de la liberté (1960) et Droit, législation et liberté (1973, 1976, 1979). Mis bout à bout, ils peuvent être considérés comme un seul grand ouvrage exposant la doctrine hayékienne sous sa forme achevée.
Un homme est libre de renoncer aux bénéfices de la qualité de citoyen et d’en rejeter les charges. La première condition à laquelle on doit se conformer avant qu’une puissance législative puisse être établie sans violer la loi d’égale liberté est la reconnaissance du droit d’ignorer l’Etat.
Le présent ouvrage est divisé en cinq chapitres, qui décrivent la progression logique (donc sans référence nécessaire aux accidents de l’évolution historique réelle) de l’État, d’un extrême à l’autre, du cas limite où ses objectifs n’entrent pas en concurrence avec ceux de ses sujets, jusqu’à celui où il en est arrivé à disposer de la plupart de leurs libertés et propriétés.
Les hommes éclairés doivent s’efforcer de contenir l’ambition de l’État moderne. Le devoir de tous ceux qu’anime la volonté du bien-être général et en particulier des défenseurs de l’économie politique est d’agir, d’écrire, de parler pour ne jamais permettre à l’État de s’adjuger aux dépens de l’activité privée de nouvelles sphères d’action.
Les changements sociaux, politiques et économiques qui ont transformé l’Angleterre et la France à la veille de la Révolution industrielle, ou comment la concentration du pouvoir politique a contribué à la concentration de la richesse.
Rappelons une fois de plus que les institutions étant des conventions, tâches et responsabilités qui incombent en réalité à des personnes en chair et en os : simples citoyens, gouvernants ou agents de l’État. C’est donc aussi pour une meilleure efficacité, qu’il faut viser à ce que les individus se chargent seuls de leurs intérêts et recourent aux institutions publiques uniquement pour assurer leurs droits.
Étant une institution, l’État ne peut être proprement qualifié de « libre » à l’égard des hommes qui composent la nation. Seuls des hommes peuvent être libres, et dans les bornes de leurs engagements mutuels. Cette objection apparemment académique est d’une importance considérable, car elle fonde en raison le principe — aujourd’hui continuellement violé — de la non-rétroactivité des « lois et actes de la puissance publique ».
S’il n’y avait pas de routes, de ports, de télécommunications, des entreprises privées en fourniraient (et souvent à meilleur compte que les régies d’État). Mais leurs services ne seraient pas gratuits. Par conséquent, l’État qui les fournit reste un producteur, même s’il est trop onéreux.
La cité, aujourd’hui, est formée d’États, et en partie de super-États. Il y a péril dans ce gonflement qui met les gouvernants de plus en plus loin de leurs mandants et de leurs intérêts concrets. Mais il ne suffirait pas de décentraliser les pouvoirs pour écarter ce danger : il faut en contrepartie revitaliser l’autonomie des personnes. Là encore c’est la spécification des tâches qui est le moyen nécessaire.
« L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. Car, aujourd’hui comme autrefois, chacun, un peu plus, un peu moins, voudrait bien profiter du travail d’autrui. »
Même sur le plan des réalités contemporaines, la question de la souveraineté est ainsi tranchée : elle appartient aux individus, l’usurpation étatique ne fait qu’en entraver, distordre ou, à la limite, bloquer l’exercice. Elle est sans pouvoir pour imposer un ordre factice à la vie économique internationale. Les monnaies-papier nationales sont des instruments de paiement simplement supplétifs et subordonnés.
Frank Chodorov est un intellectuel qui appartient à la dernière génération de la « Old Right ». The Rise and Fall of Society, publié en 1959, à l’âge de 72 ans, est en quelque sorte son testament philosophique.








