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pour Mises, la loi de Say est venue mettre fin au 19ème siècle aux idées fausses en économie. Cette loi de Say, nous dit Mises, a permis de distinguer les économistes des charlatans.
Ce fut l’un des principaux mérites de M. Dunoyer d’avoir contribué par ses écrits comme par ses actes à cette éducation de la France dans la liberté dont il se montra, toute sa vie, un ami austère, un sage interprète, un propagateur infatigable, prêt au besoin à en être l’intrépide martyr.
Thomas Jefferson fit du Traité de Say, plutôt que de celui de Smith, le manuel de plusieurs générations d’étudiants américains.
Si quelques commentateurs ont dégagé le sens historique de l’œuvre de Jean-Baptiste Say, son sens théorique n’a été, à notre connaissance, entrevu que par un Américain : Davenport.
Les produits s’échangent contre des produits. « Plus les producteurs sont nombreux et les productions multiples, plus les débouchés sont faciles, variés et vastes. » La loi de Say, ainsi formulée, cache bien son jeu. Sous des dehors anodins, elle constitue peut-être la découverte théorique majeure en économie depuis deux siècles.
Schumpeter a eu un précurseur en France : Jean-Baptiste Say. Le mot « entrepreneur » (mot que les américains emploient toujours en français) a en effet été popularisé par l’économiste du début du XIXe siècle.
Ce qui distingue le manuel de M. Baudrillart, c’est la place qu’y occupe l’examen des fondements moraux et philosophiques de l’économie politique. C’est dans la liberté personnelle, dans cette liberté qui, réglée par la justice, ne s’arrête pour chacun qu’au point au-delà duquel elle ne saurait aller sans attenter à la liberté d’autrui, qu’il a placé le principe, le véhicule de toutes les prospérités que peut enfanter le progrès naturel du travail.
« L’économie politique est la science de la liberté. » C’est Saint-Simon qui a écrit cette phrase, précisément au cours de la période de sa vie où il collaborait au Censeur. Mieux qu’aucune autre sans doute, elle résume la doctrine de Dunoyer
L’expression « politique de l’offre » provient du keynésianisme, et dénature la loi des débouchés de Say. Elle s’inscrit dans le cadre de la synthèse, qui mélange les théories keynésiennes et néoclassiques. Elle sert aussi à justifier des politiques qui n’ont rien de libéral.
Raphaël Enthoven, sur France Culture, recevait le 11 septembre 2009 Alain Laurent et Valérie Charolles dans le cadre de son émission Les nouveaux chemins de la connaissance.








