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Au lendemain de l’élection présidentielle, l’Institut Coppet a choisi de remettre à l’honneur cet article percutant d’Alain Laurent, qui devrait éclairer encore les enjeux des semaines à venir.
L’objet de ce livre est de présenter une vision générale du fonctionnement réel des économies socialistes et des perturbations macroéconomiques qui les affectent ainsi que d’évaluer la portée et les chances de succès des politiques menées par les gouvernements pour résoudre la crise économique des pays socialistes.
Le premier principe du socialisme est le déni de la propriété privée. Toutes les variantes de socialisme, et elles sont nombreuses, conviennent que les droits de propriété doivent être dévolus à l’establishment politique.
Le libéralisme moderne a évolué vers une croyance à des degrés divers en ce qui pourrait être appelé de façon appropriée, dans un sens général, l’étatisme.
Dans une France déjà amplement hypersocialisée et donc institutionnellement socialiste, nous n’avons électoralement le choix qu’entre diverses variétés de socialisme plus ou moins accentuée.
En France tout spécialement, qu’est-ce qui n’est pas voué à devenir « social » ? Gauche et droite communient dans une frénésie lexicale. Cette mise d’un mot à toutes les sauces induit d’abord une saturation et une confusion sémantiques totales.
Nous sommes entraînés vers une révolution économique qui ne sera comparable qu’à celle qui éteignit la civilisation romaine. Ce sont les nobles et les bourgeois qui ont aiguisé le couperet de la guillotine sous laquelle devait tomber leur tête.
Vouloir établir une égalité réelle pour compenser l’inégalité de fait revient cependant à rétablir l’inégalité en droit qui prévalait avant la démocratie. Cela consiste en effet à sacrifier la liberté des uns au profit des autres. Telle est la critique que formule Yves Guyot à l’encontre de Jean Jaurès et de la démocratie socialiste.
Un malentendu fausse quasiment toutes les discussions sur les mérites respectifs du socialisme et du libéralisme : les socialistes se figurent que le libéralisme est une idéologie.
« Ce sont des espérances que le socialisme propose et c’est ce qui fait sa force. Les croyances qu’il enseigne sont chimériques et ne se réaliseront jamais. C’est l’addition de tous ces rêves, de tous ces mécontentements, de toutes ces espérances qui donne à la foi nouvelle son incontestable force alors que nous sommes fatigués des anciens dieux. »
Comment le principe de la propriété sert de base à l’organisation naturelle de la société ; comment ce principe n’a pas cessé d’être limité ou méconnu ; quels maux découlent des blessures profondes dont on l’a criblé ; comment enfin l’affranchissement de la propriété restituera à la société son organisation naturelle, organisation équitable et utile par essence, telle est la substance de ces dialogues entre un socialiste, un conservateur et un économiste.
Une critique du socialisme doit partir d’une définition correcte du phénomène, et user d’une méthode acceptable par quiconque, par les socialistes comme par leurs adversaire.
Avec le déclin du socialisme traditionnel, les libéraux classiques et les conservateurs seront certainement d’accord pour dire que le « social-libéralisme » est devenu le principal ennemi de la société civile.








