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Ce texte est un résumé de la Route de la Servitude en dix points. Il est particulièrement pertinent pour comprendre la situation de crise dans laquelle nous sommes aujourd’hui et comment nous pouvons en sortir.
« Les Français croient trop au seul rôle de l’intelligence, et n’admettent pas qu’à certains égards, les traditions morales puissent être supérieures à l’intelligence pure. Si les politiciens ne détruisent pas la France dans les 25 années à venir, je pense qu’il y a un bon espoir que ces idées, c’est-à-dire la croyance en une vieille tradition morale que les jeunes intellectuels français redécouvrent aujourd’hui, arrivent à temps pour empêcher les politiciens de détruire notre civilisation. »
Il s’agit de montrer que les sciences sociales peuvent accéder à un statut scientifique, à savoir, puisque Hayek accepte la théorie poppérienne, être capables d’engendrer des prédictions testables, alors même qu’elles sont notoirement incapables d’effectuer, au même titre que la physique, des prédictions précises, susceptibles de rendre possible un contrôle technique, une domination efficace des phénomènes.
Beaucoup de théoriciens socialistes ont fini par comprendre qu’on ne peut mettre le socialisme en pratique qu’à l’aide de méthode que le socialisme réprouve.
La Route de la servitude intronisa Hayek comme le leader mondial de l’opposition au socialisme. Ce livre le plaça sur le chemin qui le mena en 1949 à l’Université de Chicago où il rejoignit le prestigieux Comité sur la pensée sociale. Là, pendant une dizaine d’années, il travailla sur son splendide volume La Constitution de la Liberté (publié en 1960), un ouvrage dont il espérait qu’il deviendrait l’équivalent de La richesse des nations pour le XXème siècle.
J’énoncerai maintenant ce qui me paraît être l’objection décisive à tout conservatisme proprement dit. Cette objection est que, par sa nature même, le conservatisme ne peut proposer d’alternative à la direction que nous suivons aujourd’hui.
Je vais vous parler d’une apparition peu connue de Friedrich Hayek dans la culture populaire américaine de ces dernières années – autour d’idées qu’il n’a certainement pas héritées de Ludwig von Mises.
Le mot « conservatism » est souvent employé pour désigner toute l’aile droite des courants de pensée américains. Parfois c’est le terme « libertarianism ». D’où une certaine confusion.
Par ailleurs, se réclamer du libéralisme et du conservatisme pose un gros problème du point de vue libéral.
L’œuvre de Hayek comporte deux sommets : La constitution de la liberté (1960) et Droit, législation et liberté (1973, 1976, 1979). Mis bout à bout, ils peuvent être considérés comme un seul grand ouvrage exposant la doctrine hayékienne sous sa forme achevée.
Au siècle des Lumières, les Français en ont été les inspirateurs de l’idée d’une société fondée sur la Liberté. Le monde entier nous le reconnaît. Et le grand mérite de ce livre c’est qu’il puise sa substance, non seulement dans l’expérience vécue du business international mais aussi chez de grands auteurs comme Frédéric Bastiat ou Friedrich Hayek.








