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Ce colloque avait pour but de rassembler les libéraux, à l’initiative de Louis Rougier sur le thème du livre de Lippmann « La cité libre » dont l’objectif est de « rénover » ou « réviser » le libéralisme.
« L’Individualisme est la doctrine politique d’après laquelle l’Individu est la fin et l’Etat le moyen. L’Individualisme remplace l’ancienne formule : « l’individu pour l’Etat » par celle-ci : L’Etat pour l’individu. L’Individualisme n’admet pas qu’on puisse imposer une contrainte à un individu qui ne fait de mal à personne. »
Depuis bientôt une quinzaine d’années fleurissent les ouvrages où des universitaires de sensibilité gauchisante revendiquée ont entrepris de s’en prendre à l’individu et l’individualisme de manière plus sophistiquée, et parfois de les arracher au libéralisme pour s’en prévaloir.
A ceux qui y persistent à soutenir la thèse voulant que l’individu ne soit qu’une « illusion » ou une pure « construction sociale ».
Le paradigme individualiste (tant sociologique et méthodologique que moral) bien compris constitue la base matricielle objective de la philosophie libérale.
Les institutions démocratiques réveillent et flattent la passion de l’égalité sans pouvoir jamais la satisfaire entièrement. Cette égalité complète s’échappe tous les jours des mains du peuple au moment où il croit la saisir, et fuit, comme dit Pascal, d’une fuite éternelle ; le peuple s’échauffe à la recherche de ce bien d’autant plus précieux qu’il est assez près pour être connu, assez loin pour n’être point goûté.
Quel but doit poursuivre l’institution étatique tout entière ? Quelles sont les limites qu’elle doit poser à son action ? [...] Cet examen doit prendre comme point de départ l’homme considéré comme individu.
Ce texte est une analyse de tous les moyens inventés par les socialistes pour diffamer le mot individualisme et lui faire signifier ce qu’il n’est pas : matérialisme, hédonisme, égoïsme etc.
Depuis quelques années, une obsession s’est emparée de notre vie intellectuelle : le néolibéralisme. Et au coeur de ce concert unanime où le réflexe tient lieu de pensée, on trouve, bien sûr, une dénonciation de l’individualisme.
Solidaire, si je le veux. Pour une éthique de la responsabilité individuelle. Les Belles Lettres, 1991, pp. 26-30
Vouloir établir une égalité réelle pour compenser l’inégalité de fait revient cependant à rétablir l’inégalité en droit qui prévalait avant la démocratie. Cela consiste en effet à sacrifier la liberté des uns au profit des autres. Telle est la critique que formule Yves Guyot à l’encontre de Jean Jaurès et de la démocratie socialiste.
la vie humaine n’est possible que parce que l’instinct de conservation est équilibré par l’instinct social. La sagesse consiste à laisser jouer normalement l’un comme l’autre, sans prétendre y substituer le pouvoir d’une société sortie du cerveau d’idéologues. la conformité des structures — en tant que telle — avec la morale, se définit par le respect des règles d’un marché libre, ouvert et informé.
Les phénomènes sociaux doivent-ils être décrits ou interprétés en termes d’ « êtres collectifs » antérieurs aux individus, ou bien faut-il le faire en les rapportant à des comportements individuels ?
Des philosophes grecs au XIXème siècle en passant par les Lumières, Alain Laurent nous emmène sur les traces d’une découverte, la découverte de l’individu.
« L’Individualisme est la doctrine politique d’après laquelle l’Individu est la fin et l’Etat le moyen. L’Individualisme remplace l’ancienne formule : « l’individu pour l’Etat » par celle-ci : L’Etat pour l’individu. L’Individualisme n’admet pas qu’on puisse imposer une contrainte à un individu qui ne fait de mal à personne. »








