La France aveuglée par le socialisme. Conférence de P. Nemo à Coppet.

Lundi 12 décembre, l’Institut Coppet recevait Philippe Nemo avec la participation du Café Liberté. Comme d’habitude, la conférence avait lieu à la galerie du 20 rue Danielle Casanova, près de la place Vendôme, avec une trentaine de participants. Un nouveau programme de conférences sera bientôt communiqué pour 2012.

2011.12.12 Philippe Nemo, auteur de La France aveuglée par le socialisme

Transcription de la conférence à partir de notes

Par Axelle

Dans ce nouvel ouvrage, j’ai rassemblé des articles écrits depuis 2006 et qui étaient éparpillés… J’ai voulu les réunir avec un fil conducteur dont le thème est  : la France aveuglée par le socialisme. Une des clefs pour comprendre notre pays est de constater qu’il est devenu socialiste sans le savoir ou , du moins, sans se l’avouer consciemment. La Gauche s’est emparée de l’école, il y a 100 ans environ, des médias (après la Deuxième Guerre Mondiale) et de la presse, complètement, à partir de 1981. C’est cela notre exception française : nous sommes socialistes, nous sommes le pays le plus communiste de l’Occident.

On l’est dans le discours public. Ce discours apparaît comme complètement anti-libéral : qui aujourd’hui, dans le discours public défend la liberté ? Nous sommes accablés d’interdictions (fumer, manger ce que nous voulons etc…) et nous nions ainsi la notion la plus élémentaire de liberté. Un exemple révélateur de ce fait : nous pouvons remarquer que nous n’avons jamais su comment se passaient les élections à la Sécurité Sociale, qui est le plus gros organisme distributeur financier de notre pays ! Y a t-il des élections à la Sécu ?

Dans la préface de ce livre, je fais le constat de cette France devenue socialiste (même un parti comme le Front national se “mélanchonise” !). Nous ne sommes pas encore entièrement dans un état policier mais je peux constater, d’après ma propre expérience, que le discours libéral n’est pas seulement absent mais aussi et surtout déconsidéré, discrédité. Les samizdats qui étaient la forme d’auto-édition des dissidents russes sous le communisme, étaient très limités et particuliers. (Cf. Soljenitsyne, par exemple). En France, nous pouvons dire que les “dissidents” face à ce discours public forment au moins 50% de la population et donc que nous vivons une situation schizophrénique : un discours officiel, un pays officiel et 50% de la population qui ne pense pas pareil. Un seul média résiste, c’est l’édition. En effet, les livres jouent le rôle de média parce qu’on n’apprend plus rien dans la presse officielle. Cette moitié de population qui croit encore dans la liberté n’est absolument pas représentée. C’est pourquoi je reprends à mon compte la distinction de Maurras entre la pays réel et le pays légal. Un symptôme de ce fait : à la suppression du Parlement sous la Vème république, les référendums vont tomber en désuétude et il y aura eu autant de référendum en 40 ans qu’en 8 ans avec le Général de Gaulle, par exemple.

A partir des articles du livre, je montre comment au travers du prisme idéologique socialiste nous considérons les problèmes de notre pays et nous rendons de ce fait ces problèmes insolubles. Les problèmes comme la mondialisation, la baisse démographique occidentale, l’environnement, le problème du logement, l’immigration, tous ces problèmes sont traités dans d’autres pays européens (en Allemagne, dans les pays du Nord), et sont traités et résolus  sous l’angle de décisions publiques, avec auparavant des débats contradictoires. Pour se sortir de ces problèmes, d’une crise, il faut pouvoir les penser avec des thèses opposées, remettre en cause certains choix pris auparavant et qui n’ont pas fonctionné. En France, certaines thèses sont refusées “a priori” par la “religion” socialiste. J’emploie exprès le terme de religion : le socialisme, en effet, est une hérésie millénariste, avatar de la religion chrétienne. Cette thèse hérétique date au moins de l’Antiquité. Il y a une vraie volonté dans cette hérésie d’ériger un paradis sur terre. Evidemment, la dimension eschatologique peut nous échapper lorsqu’on considère François Hollande ou Ségolène Royal ! Cette dimension est alors largement atténuée ! Mais il y a malgré tout dans le socialisme aujourd’hui l’idée d’écraser une injustice, un mal représenté par un groupe, un “sang impur” (dans la Marseillaise). L’analyse socialiste comprend une dimension religieuse indéniable et surtout anti-cléricale : la France a toujours été considérée comme en retard par rapport aux pays du Nord car trop “chrétienne”. A partir de 1900, La Franc-Maçonnerie -appelée sans complexe “l’Eglise de la République”- s’introduit dans l’Ecole puis l’Etat et renverse alors cet aspect “trop chrétien”.

Mais revenons à ce prisme socialiste qui empêche la résolution de nos problèmes. Nos sociétés peuvent se régénérer, elles ne meurent pas d’une certaine façon et elles peuvent donc résoudre leurs difficultés. Dans un article j’évoque le système politique français en expliquant que ce dernier n’est absolument pas une démocratie mais une oligarchie. En effet, la Constitution de la Vème République a un grave défaut : elle a supprimé le Parlement. De plus, le fondateur de la Vème République était un étatiste. Le système électoral produit des députés par le biais de l’Etat ! Nous sommes en fait de plus en plus gouvernés par des fonctionnaires, issus de grandes écoles véritables machines à créer des fonctionnaires et ces derniers ne sont pratiquement plus issus de la société civile, du pays réel.

La Hollande, longtemps gouvernée par des marchands ou des membres de la société civile était un modèle de démocratie libérale, très tolérante d’ailleurs d’un point de vue religieux envers les catholiques et les juifs auparavant.
Ce Condominium de fonctionnaires qui nous dirige éclaire l’énormité de nos prélèvements obligatoires, nos impôts : en effet, ces derniers servent en priorité à payer les hommes de l’Etat et comme ceux-ci dirigent le pouvoir fiscal il est évident que cela génère des prélèvements de plus en plus importants : l’homme reste humain et s’il peut prendre plus, il le fait. Il y a donc un lien direct entre la Vème République et nos records de prélèvements obligatoires.

Trois chapitres inédits dans ce recueil d’articles sur l’Etat-providence, sur la Franc-Maçonnerie et sur l’éducation.

1/ La Franc-Maçonnerie et le solidarisme
J’évoque les réseaux qui permettent de s’unir entre fonctionnaires, d’agir par capillarité. La Franc-Maçonnerie est l’un de ces réseaux et sa puissance n’est pas des moindres à l’heure actuelle. Il existe des résistances très concrètes à évoquer ce type de réseau. L’une de ces caractéristiques géniales est son secret : l’idée de la Franc-Maçonnerie est qu’on peut d’autant plus agir efficacement dans une société qu’on le fait en agissant caché. Mais alors, je vous ferai remarquer que c’est une caractéristique absolument anti-démocratique !

Aujourd’hui, la FM française est très nombreuse, plus nombreuse qu’elle n’a été auparavant. Elle n’est pas en déclin comme on pourrait le croire. J’ai une explication personnelle à ce phénomène : à la fin du 19ème siècle, la FM française a été largement investie de membres anti-religieux très virulents qui ont obtenu la majorité au Grand Orient. Les Franc-Maçonneries anglo-saxonnes qui n’étaient pas aussi anti religieuses, qui croyaient en Dieu et en l’immortalité de l’âme, ont rejeté la FM française de ce fait et celle-ci s’est retrouvée isolée et spécifique. Avec un pouvoir grandissant sous la III République. Tous les ministres étaient franc-maçons et on peut évoquer la fameuse histoire des fiches dans l’armée : les officiers considérés comme religieux, chrétiens étaient fichés et brisés dans leur avancement.

Quel lien entre la FM et le socialisme ? Les FM étaient, sont toujours d’idéologie “solidariste”. Ils avaient créé le Parti Radical ; mais lors de l’avènement du marxisme, les franc-maçons ont préféré suivre une voie plus “pâle”, plus molle que celle prônée par les marxistes (et leurs figures bolchéviques pressées par une révolution ou un Grand Soir), une voie socialiste donc. Le Parti Radical paraît alors comme tiède et sans intérêt intellectuel alors que les marxistes semble s’appuyer sur une pensée scientifique solide. D’où un certain recul de la FM à ce moment-là. Arrivent les années 70 et avec  la découverte des ravages du marxisme (les goulags, les millions de morts, Pol Pot etc.) son déclin spectaculaire suit et remet en selle la FM et son “solidarisme”.

Le solidarisme prône l’égalité des conditions par le biais de la fiscalité. Le solidarisme est l’idée (définie par Léon Bourgeois) que, au fond, chaque société a une dette envers la société qui la précède. Nous devons recevoir une part de l’héritage que nous lègue la société précédente, mais cette part d’héritage est inégalement répartie entre des riches qui prennent une grosse part du fruit de ce travail commun du passé et les pauvres qui en recueillent moins ce qui n’est pas logique car tout le monde se doit d’être égal devant un héritage. Les riches doivent alors “rendre” (spoliation) cette part d’héritage qu’ils ont en trop et les pauvres doivent prendre une part plus grande sans que l’idée de travail intervienne le moins du monde puisqu’il s’agit d’un héritage, de quelque chose qui nous est du, indépendamment du travail fournit par ailleurs. Nous parlons donc d’assistanat à l’inverse de la spoliation. Vous trouverez ce concept de solidarisme développé chez le socialiste Vincent Peillon qui est un philosophe de formation.

Dans le livre de Sophie Coignard, on s’aperçoit fort bien que 50% des policiers et magistrats sont franc-maçons. Il y a aussi une proportion considérable de franc-maçons chez les dirigeants des grandes entreprises publiques. Comme il existe plusieurs obédiences dans la FM, il y a une apparence de pluralisme. Mais en fait ce qui les unit est plus fort que ce qui les sépare : les franc-maçons se réunissent en “fraternelles” et tout ce qui pourrait passer comme anti-républicain (au sens jacobin du terme) est condamné. Ainsi, beaucoup de blocages en France de ce fait. La France est une oligarchie avec comme tissu conjonctif des réseaux comme celui de la FM. La FM a été très opposée au schéma de la famille traditionnelle; en effet cette dernière s’opposait de par son influence directe à la Famille que représente la FM. Les manoeuvres pour déconstruire ces schémas ne s’exécutent pas à la façon des bolcheviques ou des révolutionnaires. Elles sont le fruit de plans effectués sur du long terme, discrètement et doucement. On peut railler les théories du complot, bien sûr, mais il n’empêche que des complots peuvent exister !

2/ L’éducation
Le dogme de l’Ecole Unique a provoqué l’échec scolaire monstrueux que nous observons aujourd’hui. Le but de ce dogme, créer un Homme Nouveau.
Lorsqu’on veut enseigner des vérités aux enfants, il faut nécessairement employer des méthodes “impositives” (le par coeur par exemple). Il n’y a rien à inventer en pédagogie en fait. Mais lorsqu’on emploie ces méthodes impositives destinées à faire apprendre réellement quelque chose, cela provoque alors de la différenciation. En effet, vous aurez des enfants qui comprendront vite et apprendront de ce fait rapidement, d’autres qui auront besoin de répétitions, d’autres enfin qui n’apprendront jamais parce qu’ils ne comprendront rien. Cela entraînera la formation de groupes de niveaux.

Si, pour des raisons d’utopie millénariste, vous ne voulez pas de différenciation mais de l’égalité partout, il faut alors tout simplement éviter d’apprendre quoi que ce soit aux enfants. Il faudra alors trouver des biais, par exemple les “sensibiliser” à des thématiques, mais en aucun cas employer des méthodes d’apprentissage qui ont fait leur preuve depuis fort longtemps.

On voit combien le prisme socialiste bloque complètement la résolution de l’échec scolaire en France. Tout est dû à l’aveuglement socialiste : les différenciations existent malgré tous les efforts pour les nier, mais elles sont honteuses.

3/ L’Etat Providence
Non traité par Philippe Nemo par manque de temps.

Notes :
Un article de Philippe Nemo sur La double oligarchie de la Vè République
A propos du socialisme considéré comme religion, je renvoie à cette synthèse de Steiner : “Nostalgie de l’Absolu”

Une remarque intéressante  à partir des questions qui ont suivi :
Internet comme moyen extraordinaire de rejoindre le pays réel, beaucoup plus que les livres?
Réponse : oui, mais Internet est avant tout un vecteur de communication, il faut aussi étayer avec de la production d’idées. D’où l’importance de publier des livres, de créer des écoles libres.

A lire sur le solidarisme : //www.institutcoppet.org/2011/08/19/anthologie-de-textes-liberaux-sur-le-solidarisme-et-les-droits-sociaux

4 Réponses

  1. Libéralisateur

    Quel dommage qu’il n’y est eu que 30 personnes à cette réunion. A 650 km c’était exclu pour moi de le faire, mais j’avais il y a quelques mois assisté à sa conférence à l’Assemblée Nationale sur son livre sur la “régression intellectuelle de la France” qui semble être repris dans son ouvrage sur “la France aveuglée par le socialisme”.
    Je ne vais pas discuter cet ouvrage que je n’ai pas encore lu, mais sur ce que cette présente recension avec laquelle je suis d’accord sur tout, mais discuter sur les stratégies légales à mettre en œuvre pour reprendre le pouvoir en France à cette nomenklatura.
    D’abord dire que vouloir changer de l’intérieur ces deux partis de gouvernements que sont l’UMP et le PS, est illusoire comme on le voit depuis le début de la Vème république avec le mode électoral qui est le nôtre. Ils sont, cette nomenklatura et “amusent” les électeurs avec une fausse alternance.
    Ensuite vouloir dire aux français qu’ils doivent penser “libertarien” dans un pays ou tant les médias, ceux qui “commandent” les collectivités et toute l’Education Nationale formatent les esprits dans le sens contraire est vain.
    Donc la seule stratégie possible pour prendre le pouvoir doit se faire avec le suffrage universel, dans l’élection présidentielle. Seule cette fonction dans notre république, pourra donner à l’élu les outils pour réformer la France. Même s’il lui faut faire intervenir l’armée pour empêcher un troisième tour qui voudrait remettre en cause cette élection.
    Alors quoi dire aux français ? D’abord et c’est facile dans la fenêtre de tir actuelle, il faut disqualifier tous ses adversaires qui montrent tous les jours leurs incompétences et leurs prévarications. Sur ce plan les français les plus touchés par la crise étatique vont suivre un tel discours et sanctionner ces deux partis de gouvernements qui commencent à ne faire plus qu’un chez de plus en plus de gens.
    Ensuite quoi leur dire à ces électeurs nourris au lait de l’Etat providence ? Leur parler de libéralisme alors qu’on leur a rabâché que c’était justement la seule cause de cette crise et que tant l’UMP que le PS, n’arrivaient pas à en venir à bout ? Certainement pas.
    Nous sommes au suffrage universel, il faut donc dire aux électeurs ce qu’ils veulent entendre aujourd’hui et aller dans le sens du discours pour lequel les pouvoirs publics les ont formatés. Leur promettre encore plus de protection étatique et d’Etat providence !… Prendre ses adversaires à leur propre jeu. Un peu leur faire le coup de l’arroseur arrosé ! Ce coup est aujourd’hui jouable par une Marine Le Pen et les libéraux devrait entrer dans ce cheval de Troie.
    Car après et la présidence de la république conquise, comme dit l’adage, quand la tête est passée le reste peut suivre. Tout va pouvoir s’enchaîner et la représentation nationale va pouvoir se recomposer en dehors des oligarchies et de ses investitures obligées pour “faire de la politique” en France.
    Et pour quelle politique ? Celle promise par la campagne électorale ? Non bien sur, car depuis trente ans, ces mêmes tenants “institutionnels” du pouvoir ont bien montré qu’il n’y a qu’une politique à entreprendre et ce sera au minimum celle de la raison, mais une raison entreprise avec courage et sans être inféodé au seul bénéfice de cette nomenklatura. Ce sera déjà là la première des volontés exprimées dans le vote de ses électeurs. Cette politique sera celle qui permettra à la France, par la libéralisation des énergies des individus en supprimant des lois, par l’incitation à entreprendre et à créer de l’activité économique par une massive incitation fiscale. Enfin en un mot, la seule politique viable dans le monde de demain, une vraie politique libérale.
    Oui, à part un coup d’Etat impossible dans notre pays, seul le passage par une prise de pouvoir “démocratique” ne pourra donc se faire que par la stratégie évoquée ci-dessus. Et encore aujourd’hui, pendant que l’on peut encore le faire, dans la fenêtre de tir de cette élection présidentielle en avril 2012 déjà.
    Les libéraux que j’estime plus réfléchis que tous ceux hypnotisés par le politiquement correct, ne peuvent pas accorder le moindre crédit à la croyance qu’élire Marine Le Pen en mai 2012, conduise à la mise en place d’un régime marxiste-léniniste. Un tel modèle a été mis à bas par la grande majorité d’entre eux à la fin du XXème siècle et ne pourra refleurir qu’au travers des régimes dictatoriaux impensables.
    Il leur appartiendra au contraire, une fois Marine élue à réclamer et prendre, par leur bon sens économique, qui est d’ailleurs celui qui gagne sur notre planète, la place qu’ils méritent. Dans la main-mise actuelle de la nomenklatura collectiviste française tout montre que c’est impossible.
    Je souhaite donc que les libéraux prennent un peu de hauteur pour résoudre le problème de société que nous avons en France et sortent des ornières dans lesquelles le politiquement correct ambiant les contraints.

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  2. Damien Theillier

    J’ai une autre analyse, beaucoup moins politique et beaucoup plus culturelle. Je pense que la seule vraie révolution qui puisse changer le cours de l’histoire, c’est la révolution des esprits. Elle ne passe pas par les partis, ni par les élections (bien que, je vous l’accorde, le suffrage universel ait ses vertus), ni par les lois. Elle passe par les idées, par l’influence des idées sur l’opinion. Ce que nous faisons à l’Institut Coppet, répond à cette conviction profonde. Il faudra du temps, sans doute, mais rien ne presse, le temps de l’histoire n’est pas celui des individus. Voilà ce que j’appelle prendre de la hauteur.
    Ne comptez pas sur nous pour faire la moindre publicité pour l’un ou l’autre des candidats à cette élection, ils sont tous étatistes autant qu’on peut l’être dans une social-démocratie relativiste. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre.
    Votez Bastiat ! Voilà la seule stratégie que je puisse recommander au nom de l’Institut Coppet que je préside.
    Bien amicalement
    Damien T.

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    • Libéralisateur

      Je respecte votre analyse et je vous suis reconnaissant de respecter la mienne, issue de ma réflexion à la lecture de votre recension du livre de Philippe Némo.
      Mais je ne vous cache pas que si je crois que nous avons la même analyse je ne vois pas non plus comment ma stratégie de conquête court-termiste serait incompatible avec la vôtre qui ne peut être qu’à très long terme, sauf à ce que la France soit rendu au trente sixième dessous avant !
      Par contre je peux aussi comprendre que vôtre rôle d’animateur de l’Institut Coppet vous maintienne dans le domaine des seules idées libérales, surtout sur ce site que j’apprécie, comme vous le savez, par la continuité de maintien de sa ligne de mettre sur la toile, le maximum de textes libéraux.
      Mais je n’ai pas pu ici et pour aller “après” l’analyse de Philippe Némo, m’empêcher d’annoncer une fenêtre de tir pour sortir la France de son immobilisme létal. Nos gouvernants et c’est peut être un avis personnel ne méritent pas mieux aujourd’hui quand on voit comment ce qu’ils font n’est fait que pour leur permettre de rester “encore un peu” sous le robinet des faveurs qu’ils s’octroient.

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  3. Demos

    S’il a suffi d’une bande de braillards, d’ivrognes, poussée par un groupe d’assassins pour prendre , en 89, la Bastille: pauvre bâtisse quasiment vide de tout occupant, sans défense et vouée à la démolition, il n’en n’est pas de même aujourd’hui. Des Bastilles ont de nos jours été reconstruites, ce sont de forts bons bastions, bien peuplés, bien gardés,quasiment imprenables, seul un coup de force pourrait en venir à bout, mais au prix d’un épouvantable carnage: si Louis 16 a refusé que l’on tire sur son peuple (c’est à dire ses enfants dans la tradition monarchique française) la République n’aurait pas ces scrupules: ne l’a t’elle pas montré déjà, à maintes reprises.On nous a fourgué LA LIBERTE (aux dépends de nos Libertés), l’EGALITE (que les Français adorent, excitant leur envie et leur jalousie), la Fraternité dont il se foutent éperdument;Les Français sont des veaux, disait de Gaulle,non sans raison, mais ne les a- encore plus abrutis en leur offrant l’élection du Président au suffrage universel ce qui flatte leur vanité, maintient le pays en état de guerre civile latente, et fait obstruction à toute politique menée dans l’intérêt général.

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