Le pacifisme libéral

Le pacifisme du futur doit être résolument fondé sur la défense d’un ordre économique libéral bâti sur la propriété privée des moyens de production. C’est en ce sens qu’il faut comprendre cette célèbre phrase de Mises : « Quiconque souhaite la paix entre les peuples doit combattre l’étatisme. »

La violence syndicale et l’inertie des autorités

En 1911, le Nord est touché par des agitations, pillages, perquisitions dans les magasins et voies de fait contre des marchands, tout cela sous l’œil bienveillant des autorités. Pour Yves Guyot, c’est l’État qui, par son inertie volontaire, face à des atteintes aux personnes et aux biens, est responsable de cette énième manifestation de la violence syndicale.

Conseils aux apprentis entrepreneurs

Dans le premier volume de son Cours complet d’économie politique pratique, Jean-Baptiste Say, qui fut un temps, lui-même, un entrepreneur, développe quelques conseils aux apprentis entrepreneurs qui composent certainement son auditoire. La frugalité dans les dépenses et les investissements, surtout, est l’objet de son attention.

Molinari, penseur de la religion

Dans Religion (1892), Molinari soutient que la religion, besoin naturel de l’homme, fut dans l’histoire un facteur d’ordre et de paix, qu’elle a entraîné à sa suite plus d’avantages que de maux, et qu'elle est encore appelée à jouer dans l'avenir un rôle déterminant.

La réception de la Dîme royale de Vauban parmi les ministres de l’époque

Grand serviteur de la monarchie auréolé de toutes les gloires, Vauban fut sévèrement persécuté à la fin de sa vie pour avoir osé décrire dans la Dîme royale (1707) la misère affreuse que l’arbitraire fiscal causait alors en France. Les ministres du temps, qui goûtaient peu les critiques à peine latentes que ce livre contenait à l’endroit de leur propre action, rejetèrent son livre comme celui d’un homme qui déraisonnait.

Cinéas, pacifiste de l’Antiquité

Cinéas fut un modèle pour les premiers pacifistes français. Repris par Émeric Crucé pour son livre Le Nouveau Cynée, ou Discours d’État représentant les occasions et moyens d’établir une paix générale et la liberté du commerce pour tout le monde (1623) il fut aussi une source d'inspiration pour le projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint-Pierre.

Une longue paix européenne peut-elle faire oublier aux peuples les maux de la guerre ?

Dans son Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe (1713), l’abbé de Saint-Pierre examine l’objection suivante : est-il possible qu’une paix prolongée fasse disparaître des esprits les maux des guerres passées et qu’ainsi la paix, par une sorte de ruse de l’histoire, fasse le jeu des partisans de la guerre, de l’expansion et des conquêtes ?

Alexis de Tocqueville, « libéral d’une espèce nouvelle »

Contre les libéraux de son temps, antireligieux pour les uns, et qui feraient pour les autres « bon marché du libre arbitre et des lois pour pouvoir dormir tranquilles dans leur lit », Tocqueville se place en libéral d’une espèce nouvelle, ami de la morale et de la religion, comme il l’explique à son ami Eugène Stöffels dans cette lettre rédigée à l’été 1836.

L’abbé de Saint-Pierre, critique de Mandeville

L’abbé de Saint-Pierre reconnaît, contre une opinion fort répandue de son temps, que l’amour propre est une passion qui en soi n’est ni injuste ni blâmable. Contre Mandeville, cependant, il tient à préciser que l’amour propre n’est ainsi innocent que lorsqu’il ne fait de mal à personne et tourne à l’avantage de la société.