Sortie du Calcul économique en régime socialiste par Ludwig von Mises

Cette publication du jeune Mises a une importance historique considérable. En 1920, l’économiste autrichien livrait là autre chose qu’un texte de circonstance ou une rapide ébauche : sa brochure développait à fond une question de principe, celle de la possibilité ou de l’impossibilité d’un régime économique où la propriété privée des moyens de production était abolie.

Le dirigisme démontré impossible. Mises et ses précurseurs français

Sur la question de l’impossibilité du dirigisme, le nom de Ludwig von Mises doit rester éternel. Il lui faudrait toutefois partager cette gloire avec un petit groupe d’audacieux penseurs français, les Physiocrates. Car c’est en France, dans l’agitation autour de la question — vitale au premier degré — de la liberté du commerce du blé, que les premiers arguments sur l’impossibilité du dirigisme s’étaient fait jour.

Laissons Faire, n°29, janvier 2019

Nouveau numéro de notre revue Laissons Faire. Au programme : L’échec de l’État en matière de criminalité, par G. de Molinari ; Les contradictions du boulangisme, par Yves Guyot ; Molinari et la religion ; Les Physiocrates, défenseurs du libéralisme ; et enfin Edgard Depitre, historien du libéralisme, mort au combat durant la Grande Guerre.

In memoriam. Edgard Depitre (1881-1914), mort pour la France

Jeune professeur, co-directeur de la Revue d’histoire des doctrines économiques, Edgard Depitre rééditait les grands économistes libéraux du passé, les Physiocrates en tête. Il préparait d’autres rééditions — qui auraient été si utiles pour que la France se souvînt de son héritage libéral — quand la guerre se déclara. Il est mort au combat, en novembre 1914.

#TeamPhysiocrates

Dans le monde universitaire, les spécialistes actuels de la Physiocratie sont des adversaires du libéralisme. Un livre collectif récent regroupe les contributions de plusieurs d’entre eux sur les anti-physiocrates, auteurs qui aident, disent-ils, à remettre en question les lois naturelles de l’économie et à lutter contre le néolibéralisme, l’ennemi ultime.

Sortie de l’Introduction à l’école autrichienne par E. Butler

L’École autrichienne d’économie est une école de pensée économique hétérodoxe qui développe, sur la base d’une méthodologie subjectiviste, une analyse des processus de marché et de la société qui met l’accent sur le rôle de la propriété privée, de la concurrence et de la liberté individuelle. Dans ce petite livre, Eamonn Butler vous introduit aux grands axes de pensées et aux grands auteurs de cette tradition intellectuelle plus que jamais actuelle.

Les contradictions du boulangisme

Dans cette brochure parue en 1888, Yves Guyot pointe du doigt les contradictions et les sophismes dans lesquels ont sombré le général Boulanger et ses partisans. Pour Guyot, « rendre le pouvoir au peuple » n’est en vérité qu’une rhétorique habile qui cache une volonté d’accroître le pouvoir que la puissance publique fait peser sur les citoyens.

La liberté des langues

Candidat à la chambre des députés de Belgique, Gustave de Molinari se prononce dans sa profession de foi de 1859 en faveur de la liberté des langues, dans ce pays où cohabitent wallons et flamands. Sans renier son appartenance à la culture française et à sa langue, il veut qu’une place égale soit laissée au flamand, comme vecteur de culture et outil d’expression d’une part de la communauté nationale.

Laissons Faire, n°28, décembre 2018

Au sommaire de Laissons Faire ce mois-ci : Deux économistes proscrits au siècle de Louis XIV : Boisguilbert et Vauban ; Le tunnel sous la Manche, enfant de la Société d’économie politique ; Mises et les fondements libéraux de la paix ; les conseils aux apprentis entrepreneurs par Jean-Baptiste Say ; Yves Guyot sur la violence syndicale et l'inertie des autorités, et enfin la recension d'une biographie sur Jules Simon.