Une longue paix européenne peut-elle faire oublier aux peuples les maux de la guerre ?

Dans son Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe (1713), l’abbé de Saint-Pierre examine l’objection suivante : est-il possible qu’une paix prolongée fasse disparaître des esprits les maux des guerres passées et qu’ainsi la paix, par une sorte de ruse de l’histoire, fasse le jeu des partisans de la guerre, de l’expansion et des conquêtes ?

Sommaire du numéro de novembre de la revue Laissons Faire

Au programme du prochain numéro de Laissons Faire : l'impact de la Grande Guerre sur l'histoire du libéralisme français ; la fibre écologiste de Jean-Baptiste Say ; Henry Hazlitt et sa critique de l'interventionnisme ; Tocqueville, libéral d'une espèce nouvelle ; Benjamin Constant et l'innovation ; et enfin la recension d'une récente biographie de l'abbé de Saint-Pierre.

Alexis de Tocqueville, « libéral d’une espèce nouvelle »

Contre les libéraux de son temps, antireligieux pour les uns, et qui feraient pour les autres « bon marché du libre arbitre et des lois pour pouvoir dormir tranquilles dans leur lit », Tocqueville se place en libéral d’une espèce nouvelle, ami de la morale et de la religion, comme il l’explique à son ami Eugène Stöffels dans cette lettre rédigée à l’été 1836.

L’abbé de Saint-Pierre, critique de Mandeville

L’abbé de Saint-Pierre reconnaît, contre une opinion fort répandue de son temps, que l’amour propre est une passion qui en soi n’est ni injuste ni blâmable. Contre Mandeville, cependant, il tient à préciser que l’amour propre n’est ainsi innocent que lorsqu’il ne fait de mal à personne et tourne à l’avantage de la société.

Sortie du numéro d’octobre de la revue Laissons Faire

Le numéro d'octobre de la revue Laissons Faire est désormais disponible. Au programme : Hayek et la connaissance dispersée, une critique de la fonction redistributive de l'impôt, l'éducation nationale vue par Dupont de Nemours, l'échec de Gustave de Molinari en politique, une recension d'un nouveau livre sur Tocqueville, et François Quesnay comme vous ne l'avez jamais vu.

Soutenez notre grande Collection autrichienne en préparation

L'Institut Coppet se propose de publier chaque mois en format papier et numérique une édition soignée des plus grands classiques de l’école autrichienne, tous aujourd'hui épuisés ou restés inédits. Cette collection sera constituée pour un tiers de traductions inédites, réalisées par l'Institut Coppet, et pour deux tiers de traductions anciennes depuis longtemps épuisées et dont nous acquerrons les droits.

Sommaire du numéro d’octobre de la revue Laissons Faire

Découvrez le sommaire du prochain numéro de la revue Laissons Faire. Au programme : Hayek et la connaissance dispersée, une critique de la fonction redistributive de l'impôt, l'éducation nationale vue par Dupont de Nemours, l'échec de Gustave de Molinari en politique, une recension d'un nouveau livre sur Tocqueville, et François Quesnay comme vous ne l'avez jamais vu.

Dans l’intimité de François Quesnay

Les Mémoires de Madame du Hausset sont une source très précieuse sur la vie de François Quesnay à Versailles et sur les idées qu’il tentait d’y agiter avec ses amis, les Physiocrates. Lui et Mme du Hausset étaient alors tous deux au service de la favorite du Roi, madame de Pompadour : l’un était son médecin personnel, l’autre sa femme de chambre.