Une nouvelle lettre de Frédéric Bastiat, découverte dans la correspondance de Lamartine

À l’été 1847, la bataille du libre-échange en France paraissait perdue. Les défections s'enchaînaient, et Frédéric Bastiat devait trouver de nouveaux soutiens. Il porta alors ses regards vers un adversaire de la veille, Lamartine, et lui envoya la lettre que nous publions, et qui ne se trouve pas dans les Oeuvres complètes de Bastiat.

La privatisation totale, solution aux déficits publics

Dans cet article du Courrier français (1846), non signé et resté inexploré, le jeune Molinari distillait les premières bribes de sa proposition détonante : la privatisation de tous les services publics. Trois ans avant d’en approfondir les raisons dans son article célèbre, il y voyait pour l’heure un moyen, le seul peut-être, d'équilibrer durablement le budget.

La fausse réfutation des bienfaits du libre-échange par Galiani

Au milieu de la controverse qu’il agita avec ses Dialogues (1770), Ferdinando Galiani chercha à tourner en ridicule les arguments physiocratiques en faveur du libre-échange dans un texte intitulé La liberté des bagarres. Il ne livrait là toutefois qu’une nouvelle mauvaise plaisanterie, où il assimilait l’échange à un vol, la concurrence à la guerre, et mille autres sophismes étriqués qu’il aurait été impossible de soutenir sérieusement.

Les débuts des éditions Guillaumin d’après le Journal de la librairie

Dans les premiers temps de sa carrière d’éditeur libéral, Gilbert Guillaumin fit usage du Journal de la librairie pour annoncer ses nouvelles parutions et transmettre diverses informations. L’analyse de ces communications publicitaires, faite ici pour la première fois, nous raconte le développement de cette entreprise, les grandes parutions, mais aussi les retards souvent accumulés.

La liberté d’écrire sur les affaires de l’État

« Il ne faut pas s'y tromper : toutes les grandes opérations, en matière d'administration, ont besoin d'être aidées de l'opinion publique, ou du moins ne peuvent réussir si elles ont l'opinion publique contre elles. Or, il n'y a point de moyen plus prompt pour diriger cette opinion, que la voie de l'impression, surtout lorsqu'on ne veut montrer aux hommes que la vérité, et qu'on ne cherche que leur bonheur. »

Le dangereux parti de la pitié et des bonnes intentions

Dans cette lettre de novembre 1704, que Boisguilbert envoie à Nicolas Desmarets, conseiller du Contrôleur général Chamillart, il insiste sur le danger que le parti de l’amour ou de la pitié du pauvre, celui des bonnes intentions, fait courir à la prospérité publique. C’est le procès de la démagogie et des bons sentiments aveugles, dressé par un penseur conscient de la force des lois économiques.

La carrière de Paul Leroy-Beaulieu

Avec Paul Leroy-Beaulieu s’éteint, fin 1916, l’une des dernières grandes autorités françaises en matière de libéralisme. À l’heure du bilan, René Stourm, son ami, retient la cohérence et la continuité de son œuvre, au cours d’une carrière savante qui aura duré plus de cinquante ans.

L’enseignement de l’économie politique libérale juste avant 1848, d’après des documents inédits 

À l'aube de la Révolution de février 1848, les partisans du libéralisme économique voient s'ouvrir quelques belles perspectives pour enseigner leurs principes. Ils sont toutefois contraints de composer avec des corps académiques privés ou publics particulièrement méfiants face à l'audace de leur laissez-faire, laissez passer.

Laissons Faire, n°34, juin 2019

L'Institut Coppet publie dans ce numéro de sa revue un nouvel extrait du brouillon des Œuvres complètes de Molinari, volume I, avec une notice et des notes explicatives. Cet extrait, couvrant 50 pages, est consacré à l'éloge que fit le jeune Molinari d'Alphonse de Lamartine, que B. Malbranque appelle « un encombrant modèle ».

Sortie de La constitution de la liberté, par Friedrich A. Hayek

Voici le magnus opus de Friedrich Hayek enfin réédité. Cet ouvrage cardinal de la pensée libérale propose un examen complet des fondements d'une société libre et prospère. Il joint, à une partie théorique et historique dense, un travail positif d'évaluation de la société actuelle, marquée par l'application du dirigisme économique et des principes de l'État-providence.

Laissons Faire, n°33, mai 2019

Au sommaire de ce nouveau numéro : une traduction inédite d'un texte de Ludwig von Mises sur la liberté et la propriété ; la modestie du laissez-faire ; Benjamin Constant économiste ; ainsi qu'un dossier complet consacré à l'opposition entre Proudhon et Molinari à l'aube de la Révolution de 1848.

Sortie de La présomption fatale, par Friedrich A. Hayek

« L’un des mouvements politiques les plus influents de notre temps, le socialisme, est basé sur des prémisses dont on peut montrer qu’elles sont fausses et, en dépit du fait qu’il soit inspiré par de bonnes intentions, et dirigé par quelques-uns des représentants les plus intelligents de notre temps, met en danger le niveau de vie et la vie elle-même d’une large proportion de notre population existante. »