La définition de l’économie politique selon Dunoyer, par Edmond Villey (1899)

Dans ses écrits, et notamment dans son magnum opus De la liberté du travail, Charles Dunoyer a adopté une définition de l’économie politique plus large que celle de Jean-Baptiste Say. Dans le premier chapitre de son livre sur L’œuvre économique de Charles Dunoyer, Edmond Villey revient sur l’idée que cet économiste se faisait de sa science, et de la place qu’il lui accordait dans la collection des sciences sociales et des sciences de l’homme.


L’œuvre économique de Charles Dunoyer

par Edmond Villey (Paris, 1899)

CHAPITRE PREMIER : Définition de l’économie politique[1]

L’ouvrage que Charles Dunoyer a modestement intitulé De la Liberté du Travail, ou simple exposé des conditions dans lesquelles les forces humaines s’exercent avec le plus de puissance, produit de l’élaboration de toute une vie, forme définitive d’une pensée qui n’a fait que changer d’enveloppe, en se précisant et en se perfectionnant, sans jamais s’altérer, est un véritable traité d’économie politique et d’une économie politique aux larges frontières. L’auteur ne croit pas devoir s’enfermer, comme beaucoup de ses devanciers, dans l’étude des phénomènes de la richesse, de sa production, de sa circulation, de sa répartition et de sa consommation ; et, après avoir traité des arts qui agissent sur les choses, il consacrera de longs développements aux arts qui agissent sur les hommes, et il étudiera successivement et les arts qui ont pour objet la conservation et le perfectionnement de l’homme physique et les arts qui travaillent à la culture de l’imagination et des facultés intellectuelles, à la formation des habitudes morales : éducation domestique, sacerdoce, gouvernement.

Mais n’est-ce point-là, de la part de l’économiste, un empiétement[2] ? Dunoyer s’est posé lui-même l’objection et voici sa réponse : « Il ne s’agit pas plus de faire ici des traités de politique ou de morale que des traités d’agronomie ou de technologie. Il s’agit, après avoir fait l’histoire de la société laborieuse, de traiter, non d’un art quelconque en particulier, mais des conditions de puissance qui sont communes à tous les arts. Il s’agit d’exposer plus exactement et plus complètement qu’on ne l’a fait encore quel est l’ensemble des travaux qui entrent dans l’économie de la société, et quel est l’ensemble des moyens sur lesquels la puissance de tout travail repose. Or, non seulement un tel exposé n’est pas un traité de omni re scibili, un pêle-mêle de toutes les sciences, mais c’est un travail très circonscrit, très déterminé, très spécial, et qui ne manque, on le reconnaitra, j’espère, ni de simplicité ni d’unité. »

« Et quel rapport, poursuit notre auteur, a cet objet avec l’objet encore plus spécial que se propose l’économie politique, avec la production et la distribution des richesses? Le rapport le plus direct et le plus évident, même en admettant que la production et la distribution des richesses soient le véritable et l’unique objet qu’on doive assigner à la science qui s’occupe de l’économie de la société[3]. »

« Non seulement, en effet, les arts qui agissent sur les choses ne peuvent se passer du concours de ceux qui agissent sur les hommes ; mais ceux-ci versent directement dans la société des richesses, des valeurs tout aussi réelles, tout aussi échangeables, tout aussi susceptibles de se louer et de se vendre que les plus précieuses de celles que peuvent y répandre ceux-là. Il ne faut qu’ouvrir les yeux pour reconnaitre qu’il se fait un commerce aussi général et aussi actif de services personnels de toute espèce que de choses matérielles propres à servir… »

« Mais est-il donc vrai que la richesse soit l’unique ou même le véritable objet qu’on doive assigner à l’économie politique ? … Quoi donc ! Économie politique, Économie de la société, cela veut dire Production, Distribution, Consommation des richesses ? Mais c’est se moquer ! … Il ne faut qu’ouvrir le premier dictionnaire venu d’étymologie pour voir que les mots d’Économie politique ne signifient point ou ne pourraient signifier que de très loin ce qu’on leur fait dire. Le mot Économie n’exprime foncièrement que des idées d’ordre, de loi, de règle. L’économie d’une chose, c’est son arrangement en vue d’une certaine fin. On doit dire l’économie de la société, comme on dit l’économie du corps humain ; c’est la manière dont tout y est ordonné pour l’exercice et l’accroissement des forces humaines. Et l’économie de la société, qu’est-ce donc, sinon pareillement l’ordre suivant lequel tout y est arrangé pour l’exercice et le développement des forces sociales ? Et qu’est-ce que la science de cette économie, sinon la connaissance de ces forces et de leurs moyens, c’est-à-dire la connaissance de tous les ordres de travaux qui entrent dans l’économie de la société et celle des diverses espèces de conditions auxquelles est subordonnée leur puissance ?[4] » Il

J’ai tenu à transcrire cette page, qui résume toute la pensée de Charles Dunoyer sur la définition de la science économique, j’allais dire de la science sociale ; car notre auteur n’a peut-être pas vu assez nettement la ligne de démarcation.

« L’Économie de la société » est quelque chose de plus large que ce qu’on entend généralement par les mots d’ « économie politique ». À coup sûr, cette appellation n’est pas heureuse ; mais si on l’accepte, il faut tâcher de bien s’entendre sur la chose définie et le nom serait plutôt de nature à nous induire en erreur. Dunoyer semble en avoir conclu que l’économie politique est pour la société ce que l’économie du corps humain est relativement à l’homme. Mais l’économie du corps humain embrasse, sans aucune exception, toutes les règles auxquelles il obéit : non seulement celles qui gouvernent les phénomènes de nutrition et de respiration, mais encore les phénomènes de cohésion et de direction, les premiers correspondant au système circulo-respiratoire, les seconds, au système nervo-moteur. Mais si l’on veut embrasser l’ensemble de ces phénomènes relativement à la société, on ne fait plus seulement de l’économie politique, on fait de la science sociale. La vie sociale, comme toute vie, s’analyse en un certain mouvement sous certaines règles ; la science sociale, dans son ensemble, a pour objet l’étude des lois naturelles qui président au mouvement social, c’est-à-dire de celles qui gouvernent le développement des activités individuelles et aussi de celles qui tracent les limites respectives de ces activités : les premières constituent le domaine de l’économie politique ; les secondes, le domaine du droit ; les premières correspondent aux phénomènes de nutrition et de respiration du corps humain ; les secondes, aux phénomènes de cohésion et de direction. L’économie politique n’est pas la même chose que l’économie de la société, qui est l’objet propre de la science sociale et qui comprend, dans son ensemble, l’économie politique et le droit.

Ces observations faites, il paraît évident que Dunoyer n’a voulu prendre comme objet de ses études que cette branche de la science sociale qu’on est convenu de désigner sous le nom d’économie politique et que la science juridique est restée en dehors de ses spéculations. Mais il a compris l’économie politique d’une manière très large, comme l’avait fait avant lui l’économiste russe Storch, pour lequel l’économie politique n’avait d’autre but que de procurer aux hommes les moyens de satisfaire leurs besoins moraux et physiques, et qui donnait pour titre à son grand ouvrage publié à Saint-Pétersbourg en 1815 : Cours d’économie politique, ou Exposé des principes qui déterminent la prospérité des nations.

Certes, cette définition diffère notablement de celle que J.-B. Say, l’annotateur de Storch, donnait de notre science : « Simple exposition de la manière dont se forment, se distribuent et se consomment les richesses » ; d’où Rossi devait ensuite tirer la formule « l’économie politique est la science des richesses ».

Cette définition, qui donne à la science économique un objet purement matériel et qui, comme on l’a dit spirituellement, risque fort de faire perdre de vue que « les produits sont faits pour les hommes et non les hommes pour les produits », bien qu’elle ait été acceptée par beaucoup d’économistes, surtout dans la première moitié du siècle, est évidemment étroite et inexacte. Elle oublie que la richesse est chose purement subjective, purement relative à l’homme, qui en est le principe et la fin, et que, par conséquent, le véritable objet de la science, c’est l’homme, pour lequel la richesse n’est qu’un moyen et sans lequel la richesse n’existe pas ; et voilà pourquoi, très justement, l’économie politique a été classée parmi les sciences morales et politiques.

La richesse, disons-nous, n’est qu’un moyen : tendant à quelle fin ? À la satisfaction des besoins de l’homme, c’est-à-dire à son bien-être, à son bonheur. Donc, puisque la richesse n’a de raison d’être et de signification que pour cela, la satisfaction des besoins de l’homme, son bien-être, n’est-ce pas cela qui doit être considéré comme l’objet ou, si l’on veut, comme le but véritable de la science ?

Si ces données sont exactes, elles nous conduisent à une conception plus large de la science économique, qui se rapproche beaucoup de celle de Dunoyer, bien que, nous le disions nous-même, il ait parfois franchi les limites naturelles du domaine qu’il s’était assigné.

La richesse, quelque place qu’elle occupe dans les préoccupations humaines, n’est certainement pas le seul moyen qui puisse procurer la satisfaction des besoins de l’homme et son bien-être. Comment l’économiste pourrait-il se désintéresser des autres moyens qui concourent vers la fin que lui-même se propose ? Ne peut-il pas y avoir en même temps accumulation de richesses et beaucoup de désordres et de misères sociales ? Les uns diront que les misères et les désordres proviennent de l’inégale et injuste répartition de ces richesses. Peut-être bien ; mais peut-être bien aussi le mal provient-il d’autres causes ; car la richesse n’est pas tout et beaucoup d’autres causes influent sur le bonheur des hommes.

Mais alors, l’économie politique comprend tout, si tout ce qui intéresse le bonheur des hommes rentre dans son domaine, et le droit lui-même, qui tend au même but, en fera partie intégrante ? — Non ; mais avant de fixer les limites, qu’on veuille bien nous permettre encore de faire remarquer que, si le véritable objet de la science est l’homme, il n’est pas possible de considérer l’homme uniquement à la poursuite de la richesse, abstraction faite de ses sentiments, de ses affections, de ses passions ; c’est le mutiler, c’est étudier un homme très différent de l’homme réel ; et, de même, étudier une société uniquement au point de vue de la consommation de la richesse, en laissant de côté tous les autres mobiles qui l’agitent, en négligeant, par exemple, le principe sympathique et ses manifestations diverses, c’est concentrer ses investigations sur une société qui n’existe nulle part et qui ne pourrait pas fonctionner.

On paraît s’accorder assez généralement aujourd’hui, à peu près dans toutes les écoles, pour donner de l’économie politique une définition plus large que celle de J.-B. Say et de Rossi.

Le Play et son école se préoccupent uniquement du bonheur et de la paix sociale, et le bonheur, pour Le Play, consiste dans la vie morale et le pain quotidien[5] ; aussi chacune des branches de l’école de Le Play se propose-t-elle pour objet l’étude de la science sociale ou de la réforme sociale ; mais, encore une fois, la science sociale est plus large que l’économie politique.

Et, dans tous les économistes contemporains, dont je ne veux pas énumérer ici et encore moins critiquer les définitions, je constate une tendance générale à élargir les frontières, trop étroites, posées par les premiers économistes (abstraction faite des Physiocrates) et à ne pas donner à la science économique pour objet unique la richesse.

C’est le travail de la société, c’est l’effort humain qui est considéré comme l’objet véritable de la science, et le bien-être qui est assigné comme but.

Et c’est bien là, en effet, le véritable objet : l’activité de l’homme travaillant à la satisfaction de ses besoins, voilà le vaste champ d’investigations de la science économique. Il n’est pas possible de la restreindre, de la limiter à l’unique objet de la richesse sans s’exposer à faire fausse route et à construire une science vaine. Le droit recherchera, de son côté, les limites respectives de toutes les activités individuelles et la réunion de ces deux sciences constituera la science sociale. Je dis que le véritable objet de la science économique c’est l’activité de l’homme travaillant à la satisfaction de ses besoins : faut-il ajouter matériels[6] ? Je ne le crois pas plus que Dunoyer. Pourquoi la satisfaction des besoins intellectuels et moraux, en tant qu’elle réclame et suscite un travail, un effort de l’homme, serait-elle étrangère aux spéculations de l’économiste ? Notons d’abord que bien souvent nos besoins sont une combinaison, un amalgame, difficile à analyser, de besoins physiques, moraux ou intellectuels ; ainsi, nous avons besoin de nous vêtir ; c’est un besoin physique ; mais nous voulons être vêtus avec élégance, avec art ; nous recherchons la parure ; et dès lors le besoin physique se complique du besoin moral ; il en est de même pour le logement, etc. Ces besoins, en partie moraux, provoquent un travail qui rentre directement, nul ne le contestera, dans l’objet même de la science économique. Et qu’importe que le besoin qui suscite l’effort soit principalement ou même exclusivement d’ordre moral ou intellectuel ? Est-ce que l’économie politique n’aurait pas le droit de s’occuper du travail de l’artiste peintre au même titre que de celui du peintre en bâtiment ? Et qu’importe encore que le travail suscité par le besoin s’incorpore ou non dans un objet matériel ? Pourquoi le travail du chanteur, du violoniste, de l’auteur, devrait-il rester plus étranger à l’économie politique que celui de l’artiste peintre ou du peintre en bâtiment ?

Et point n’est besoin, pour arriver à ces conclusions, de se livrer à cette discussion byzantine, que Dunoyer a abordée[7], non sans quelque subtilité, et sur laquelle nous reviendrons, de savoir quels travaux sont productifs et s’il y a des produits immatériels. Il suffit de considérer que l’homme ne produit jamais que des services ; que tous les services sont objet d’échange et de rémunération ; que tous les services sont utiles, économiquement parlant, puisqu’ils sont demandés et rémunérés ; que tous les services tendent à procurer la satisfaction de nos besoins et concourent à notre bien-être et que tous sont des manifestations diverses de l’activité humaine, qui est l’objet propre de la science économique !

Nous ne reprocherons donc pas à Dunoyer d’avoir empiété en s’occupant des arts qui agissent sur les hommes ; mais il a plus d’une fois dépassé les limites du domaine économique en tombant dans la technologie, et nous allons, en le constatant, tracer plus nettement encore les frontières naturelles de l’économie politique.

Par exemple, l’économie politique a le droit de s’occuper des arts qui agissent sur le physique de l’homme, soit pour le conserver, soit pour l’améliorer ; elle a le droit de s’en occuper, et au point de vue du travail de ceux qui les pratiquent et des phénomènes économiques qui s’y rattachent, et au point de vue de l’influence que ces arts peuvent exercer sur l’économie sociale ; mais l’économiste sort manifestement de son rôle quand il recherche quels sont les moyens techniques les plus propres à conserver la santé ou à améliorer la race. Dunoyer cesse d’être économiste, pour se faire hygiéniste, quand il disserte sur les heureux effets du croisement des races et sur les avantages de la fusion d’une certaine quantité de sang indien ou africain avec le nôtre. Tous les développements que Dunoyer consacre à l’inspiration[8] sont d’un philosophe, non d’un économiste ; toutes ses dissertations[9] sur le réalisme et l’idéalisme dans l’art, sur le naturalisme seraient mieux à leur place chez un critique d’art. Certes, j’applaudis à cette pensée que, si l’art oublie sa mission « quand il fait choix d’une nature hideuse, il ne s’en souvient guère mieux quand il ne s’attache qu’à ne nous montrer que des réalités vulgaires » ; seulement ce n’est plus de l’économie politique. C’est comme si l’économiste prétendait indiquer quelles sont les races d’animaux à acclimater de préférence ou quels sont les meilleurs, des engrais organiques ou des engrais chimiques.

On en peut dire autant de l’examen critique des méthodes adoptées pour la culture des facultés intellectuelles[10], des dissertations sur l’art pédagogique[11], et sur la nature du sacerdoce[12] et des développements donnés par notre auteur relativement à l’art du gouvernement[13]. À coup sur, Dunoyer avait le droit de parler de toutes ces choses, et il en parle généralement d’une manière sage et instructive mais nous avons le droit de constater que ces choses sont au point de vue technique, en dehors de l’économie politique.

La science économique a devant elle tout le monde du travail sans exception ; elle a le droit de s’occuper de toutes les manifestations de l’activité humaine, mais seulement au point de vue des conditions générales dans lesquelles cette activité doit s’exercer et des effets qu’elle est de nature à produire sur l’économie sociale, et en laissant de côté tout ce qui rentre dans la technique de l’art. Elle dira dans quelle mesure doit s’exercer l’action du gouvernement et les effets qu’elle peut produire sur le corps social suivant la mesure dans laquelle elle s’exerce ; mais elle n’a pas à rechercher les conditions qui constituent un bon gouvernement, ni les règles pratiques de l’art de gouverner : tout cela est le domaine du droit constitutionnel et administratif.

Dunoyer n’a pas seulement entendu l’économie politique d’une manière plus large que la plupart de ses devanciers ; il faut reconnaitre qu’il en a parfois excédé même les limites les plus reculées.

__________

[1] Cette question a été traitée à fond par Dunoyer dans une intéressante lecture faite devant l’Académie des sciences morales et politiques, à la suite d’une discussion qui s’était élevée entre M. Cousin et lui, devant l’Académie, à propos de son article sur le Gouvernement, inséré dans le Dictionnaire d’économie politique (Journal des économistes, décembre 1852 et février 1853; — Œuvres complètes de Dunoyer, t. III, p. 485 et suiv.).

[2] Il est fort intéressant de lire sur cette question toute la discussion ci-dessus rappelée, qui a eu lieu devant l’Académie des sciences morales et politiques entre MM. Cousin, Michel Chevalier et Dunoyer. Voir dans le même sens un article sur la Production, écrit pour le Dictionnaire d’économie politique (Journal des économistes, février 1853 ; Œuvres complètes de Dunoyer, t. III, p. 518et suiv.).

[3] Observons ici que la science qui s’occupe de « l’économie de la société » est, à proprement parler, la science sociale, un tout, dont l’économie politique, telle que nous la comprenons, ne constitue qu’une partie, une des deux branches essentielles.

[4] L’objet spécial de la science économique, dit encore Dunoyer (Dictionnaire d’économie politique. vo Gouvernement), est de savoir précisément « en quoi consiste l’économie de la société, comment tous les arts y entrent, quel rôle ils y remplissent, quelle influence ils y exercent les uns sur les autres, à quelles conditions leur puissance est liée ».

[5] « Je cherche depuis un demi-siècle les sociétés heureuses qui peuvent être présentées comme modèle à mes concitoyens. Je me suis préoccupé toujours, en cette matière délicate, de me soustraire à la pression des idées préconçues ; et cependant, après avoir écouté tous les novateurs contemporains, j’ai toujours été ramené à la vérité que j’avais reçue de ma mère dès l’âge de trois ans ; je reconnais de plus en plus, comme criterium du bonheur et de la prospérité, la vie morale et le pain quotidien, c’est-à-dire les deux premiers biens que les chrétiens demandent à Dieu et dans leur prière. » (Les Ouvriers européens, I p.81)

[6] L’économie politique, comme l’a très bien dit Dunoyer dans une lecture précitée à l’Académie des sciences morales et politiques, n’est pas chargée de l’enseignement spécial de certains travaux, mais de celui des lois générales qui gouvernent le travail. « Faut-il qu’elle s’occupe uniquement de ceux qui agissent sur le monde matériel ? Je crois, moi, qu’elle n’a à traiter théoriquement ni technologiquement d’aucun et que sa tâche particulière, sa spécialité véritable est de montrer ce que tous ont de commun avec l’objet même que la société laborieuse se propose, la satisfaction des besoins humains. » (Œuvres complètes, t. III, p.488, 489).

[7] Tome I, livre V, p.426 et suiv.

[8] Tome II, p.287.

[9] Tome II, p.298 et suiv.

[10] Tome II, p.357 et suiv.

[11] Tome II, p.425 et suiv.

[12] Tome II, p.466 et suiv.

[13] Tome II, p.350 et suiv.

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