Les contradictions du boulangisme

Dans cette brochure parue en 1888, Yves Guyot pointe du doigt les contradictions et les sophismes dans lesquels ont sombré le général Boulanger et ses partisans. Pour Guyot, « rendre le pouvoir au peuple » n’est en vérité qu’une rhétorique habile qui cache une volonté d’accroître le pouvoir que la puissance publique fait peser sur les citoyens.

La violence syndicale et l’inertie des autorités

En 1911, le Nord est touché par des agitations, pillages, perquisitions dans les magasins et voies de fait contre des marchands, tout cela sous l’œil bienveillant des autorités. Pour Yves Guyot, c’est l’État qui, par son inertie volontaire, face à des atteintes aux personnes et aux biens, est responsable de cette énième manifestation de la violence syndicale.

Le baccalauréat et les perroquets

Pour Yves Guyot, jeune auteur de L’Inventeur (1867), le baccalauréat est le fruit d’un système éducatif funeste qui brise la personnalité individuelle des enfants et étouffe leur développement. Ne réclamant qu’un effort de mémorisation, il produit des intelligences superficielles et vaines.

L’urgence éducative

Au premier chapitre de son tout premier livre, L'Inventeur (1867), Yves Guyot fixe d'emblée l'instruction populaire comme une urgence politique. Celle-ci doit permettre l'éveil des intelligences et l'éclosion de générations nouvelles d'esprits brillants. Elle est si nécessaire, ajoute Guyot, qu'il convient de rendre l'instruction obligatoire.

M. Jules Simon

Dans le journal le Siècle, qu'il dirige, Yves Guyot prend la plume en ce 9 juin 1896 pour honorer la mémoire de Jules Simon, républicain libéral, qu'il a côtoyé et a toujours estimé, même quand des divisions de partis les éloignaient passagèrement.