Les principes de la Révolution de 1789 et le socialisme

Loin d’être en conformité avec les principes de la Révolution de 1789 et de la Déclaration des droits de l’homme, les principes du socialisme sont en contradiction formelle avec eux. Le socialisme n’est pas, quoi qu’on en dise, l’héritier légitime, le continuateur des traditions et des doctrines de la Révolution, il en est l’opposé et la négation.


Les principes de la Révolution de 1789 et le socialisme

par Ernest Martineau

(Journal des économistes, avril 1900)

— édition numérique préparée par Alain Cayer —

 

Un publiciste de talent, M. Francis de Pressensé, affirmait récemment, dans un article du journal l’Aurore du 17 mars dernier, que le socialisme est le seul héritier légitime de la Révolution de 1789, qu’il a pour mission de défendre, de continuer et d’achever, et il dénonçait, en les blâmant, les défaillances des hommes politiques qui, infidèles à l’idéal de la Révolution, se refusent à accepter,  « en dépit de l’étreinte toute puissante de la logique, les conclusions socialistes des prémisses politiques ». Le socialisme dont parle M. de Pressensé, c’est le collectivisme, ce régime économique que M. Jaurès représente comme le fond et la substance même du socialisme, et qui consiste dans l’expropriation économique des capitalistes et la remise des capitaux à la nation pour en faire une propriété collective et sociale.

M. de Pressensé, qui vient de se convertir au socialisme, et qui est, comme tout néophyte, enflammé d’un zèle ardent pour la doctrine nouvelle qu’il vient d’embrasser, identifie ainsi les principes du socialisme collectiviste avec ceux de la Révolution, et il nous laisse à entendre que c’est la logique de ses prémisses politiques qui l’a conduit, à l’exemple de M. Jaurès, à accepter les conclusions du socialisme contemporain.

Si Karl Marx, le fondateur du collectivisme, pouvait sortir un instant de sa tombe et revenir parmi les vivants, il serait singulièrement étonné d’entendre un pareil langage dans la bouche de ses disciples français ; il se demanderait comment ils ont pu trouver un lien logique entre ses conceptions économiques et les principes de la Révolution, ces principes qu’il n’a cessé d’accabler de ses railleries, lui, le théoricien du matérialisme historique, l’adversaire des droits naturels et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qu’il appelait ironiquement, dans son livre Du Capital, « le pompeux catalogue des Droits de l’homme ».

Si M. de Pressensé avait lu avec attention l’ouvrage du Capital où Marx a exposé et développé les principes du collectivisme, il aurait remarqué combien le socialiste allemand était réfractaire à l’idée du droit individuel et de la liberté ; pour s’en convaincre, d’ailleurs, il lui eût suffi de lire et de méditer ce passage de la préface : « Je n’ai pas peint en rose le capitaliste et le propriétaire foncier ; mais il ne s’agit ici des personnes qu’autant qu’elles sont la personnification de catégories économiques, les supports d’intérêts et de rapports de classes. Mon point de vue, d’après lequel le développement de la formation économique de la société est assimilable à la marche de la nature et à son histoire, peut moins que tout autre rendre l’individu responsable de rapports dont il reste socialement la créature, quoi qu’il puisse faire pour s’en dégager. »

Que peut-il y avoir de commun entre la conception des Droits de l’homme, telle que l’ont entendue les législateurs de la Révolution, conception absolue d’esprits imbus de l’idée de Montesquieu, que les lois sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses et qui voulaient, sur les ruines de la monarchie de Droit divin, fonder le droit humain, et le système économique d’un disciple d’Hegel, qui, exagérant encore la doctrine du maître sur l’État divin et son autorité, nie l’idée même du droit individuel et enseigne que les hommes, semblables à des feuilles que le vent emporte, sont entraînés par la fatalité historique de l’évolution qui emporte toutes choses, dans le processus des forces économiques ?

Pénétrons plus avant dans notre sujet : mettons en parallèle les principes de la Déclaration des Droits de l’homme avec ceux du Socialisme. L’article 2 de la Déclaration dit « Les droits de l’homme et du citoyen sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. » La signification de ce texte n’est pas douteuse ; l’histoire l’éclaire d’une lumière éclatante : la préoccupation principale des Législateurs de 1789 a été d’affranchir le travail et de libérer la propriété des servitudes de l’Ancien régime ; ils ont voulu protéger, par la garantie des lois, la personne et les biens de chaque citoyen, et en mettant en relief le droit de résistance à l’oppression, ils ont été préoccupés surtout de la résistance à la tyrannie de l’Etat, en souvenir des maux de l’Ancien régime.

Qui ne se souvient de cet épisode célèbre de la Révolution : l’entrée triomphale de Mirabeau à Marseille, sa voiture dételée par une foule enthousiaste et, au moment où des hommes voulaient s’atteler à la voiture, le grand orateur s’y opposant d’un geste et disant : « Les hommes ne sont pas faits pour porter des hommes, et vous n’en portez déjà que trop ! »

L’œuvre de la Révolution était ainsi nettement indiquée ; il s’agissait avant tout de désemmaillotter l’homme, de lui restituer la liberté de ses mouvements : c’était l’État oppresseur que Mirabeau signalait au peuple comme l’ennemi à abattre.

Sous le régime de droit divin de la monarchie absolue, en effet, la réglementation était partout ; le droit humain, la liberté, nulle part.

Le droit de travailler, le premier de tous les droits, était un droit domanial et royal ; l’édit de Turgot de 1776, l’édit fameux d’abolition des jurandes et des maîtrises, avait été rapporté quelques années après et la servitude du travail rétablie jusqu’à la Révolution. Les hommes de la Révolution, en reprenant l’œuvre glorieuse de Turgot, en abolissant d’une manière définitive les corporations, les jurandes et les maîtrises, ont repris à leur compte et se sont approprié la déclaration qui forme le préambule de l’édit de 1776 : « Dieu, en donnant à l’homme des besoins, en lui rendant nécessaire la ressource du travail, a fait du droit de travailler la première de toutes les libertés, la plus sacrée et la plus imprescriptible de toutes. »

Ainsi, sur cette question essentielle, primordiale, de l’organisation du travail, le principe que proclame la Révolution, à la suite de Turgot, c’est la liberté, le droit pour tout homme de disposer à son gré de ses facultés, de son activité propre, ce droit  que la monarchie de droit divin avait confisqué pour en faire un droit domanial et royal.

Or, la liberté du travail, c’est le principe que le Socialisme condamne et flétrit sous le nom de concurrence meurtrière et anarchique ! La libre concurrence, en effet, c’est la liberté considérée au point de vue économique. Si je suis libre de mes mouvements, libre de travailler à mon gré, cela signifie que j’ai la faculté de choisir la profession, le métier, le genre de travail que j’estime le plus conforme à mes aptitudes, à mon intérêt : le libre choix d’un métier, c’est le régime de la libre concurrence ; la liberté est telle, ou elle n’est qu’un mot vide de sens. Le socialisme proscrit la liberté du travail, il détruit l’œuvre de Turgot, l’œuvre de la Révolution ; reprenant les traditions de l’Ancien régime, il fait du droit de travailler un droit domanial, il remet à l’État, aux hommes d’État le soin de diriger à leur gré la production, de distribuer les tâches, les fonctions, d’ordonner à chaque individu de travailler à telle ou telle branche de la production nationale : l’État socialiste reprend à son profit la formule dont François Ier signait ses décrets souverains : Car tel est notre bon plaisir.

Par quelle aberration d’esprit un publiciste de la valeur de M. de Pressensé peut-il voir, dans ce retour au système de l’Ancien régime, la continuation et l’achèvement de l’œuvre de la Révolution, l’application du principe de liberté contenu dans la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen ; comment peut-il soutenir sérieusement que les hommes dont l’idéal est la liberté politique sont obligés, sous l’étreinte toute-puissante de la logique, d’accepter les conclusions du socialisme tendant à ce régime de réglementation, de servitude économique ?

M. de Pressensé ignore-t-il donc la doctrine exposée dans l’ouvrage de M. Jaurès sur les origines du socialisme allemand et que l’orateur socialiste, signalant le lien qui rattache la doctrine du socialisme à la philosophie d’Hegel, déclare en propres termes que « lorsqu’Hegel a mis l’État au-dessus de la société civile, lorsqu’il a déclaré qu’en l’État était incluse la vraie religion, la véritable philosophie, il a poussé les hommes à soumettre toute leur vie, même leurs biens à la loi, à l’unité, à la raison divine de l’État ; qu’ainsi il a fourni des appuis à la doctrine du socialisme. »

Entre l’État divin du socialisme et l’État divin de l’Ancien régime, où est la différence ? Dira-t-on en reprenant la formule de Louis Blanc que, dans la doctrine socialiste, l’État procède de l’élection, en sorte que c’est l’État serviteur, à la différence de l’État monarchique qui, procédant de l’hérédité, était l’État maître ? Mais où est la garantie que l’État socialiste, investi d’un pouvoir illimité, sera un État serviteur, où est son certificat d’infaillibilité, et n’est-ce pas le cas de répéter le quis custodes custodiet des anciens ?

D’ailleurs, il est une question qui se pose dans cet ordre d’idées et qui, malgré sa gravité, ne paraît pas avoir préoccupé beaucoup les docteurs du socialisme : l’État socialiste, nous dit-on, est une application de la doctrine de l’État divin d’Hegel, c’est l’État idéal des démocraties modernes.

L’État idéal des démocraties modernes ! Mais comment cet État démocratique est-il au-dessus de la société civile, comme dit M. Jaurès, dans ses origines du socialisme allemand ? Singulière démocratie, en vérité, que cette démocratie socialiste où l’État, ce fameux État-serviteur créé et organisé par les citoyens, par les membres de la société civile, se trouve placé en dehors et au-dessus de la Société civile !

J’avoue que si j’étais tenté de me convertir au socialisme, comme l’a fait M. de Pressensé, je me défierais singulièrement de cette conception pseudo-démocratique d’un État au-dessus de la société civile ; les membres de la société me paraissent mis ainsi dans une posture inférieure et humiliante, et je ne conçois pas clairement quelle peut être, dans une telle organisation sociale, la dignité et la noblesse d’attitude des citoyens.

Quelle logique étrange, en même temps, que cette logique socialiste qui fait sortir un État divin du suffrage des démocraties modernes ; comment des individus humains peuvent-ils, par leurs votes, constituer un État divin ?

Dans l’État divin de l’Ancien régime, on racontait aux foules ignorantes et superstitieuses que le prince était un fils des Dieux, un envoyé du ciel ; les peuples, crédules, acceptaient la légende sans la discuter. Dans l’État divin du socialisme où l’on fait descendre la souveraineté du ciel sur la terre, où l’on part du principe démocratique qui place la souveraineté dans le peuple, dans les individus qui composent le peuple, la légende ancienne ne peut plus servir ; et comme les socialistes contemporains se présentent à nous à titre de représentants du socialisme scientifique, nous sommes en droit de réclamer une explication rationnelle : il faut qu’on nous démontre en vertu de quelle logique, partant du principe démocratique des suffrages du peuple, d’individus humains, on aboutit à cette conclusion que l’État, constitué grâce à ces suffrages, est un État divin.

Nous sommes arrivés à un moment de l’histoire où une pareille question est tout à fait opportune.

On nous annonce à grand fracas, avec une assurance hautaine, que la fatalité de l’évolution historique amène avec elle la transformation de la propriété privée en propriété collective et que le prolétariat, constitué en parti de classe, marche à la conquête du pouvoir politique pour procéder à l’expropriation économique de la classe capitaliste. Dans l’introduction de l’histoire socialiste, destinée principalement à raconter aux ouvriers et aux paysans l’histoire depuis 1789 jusqu’à la fin du XIXe siècle, M. Jaurès affirme que le « mouvement économique et politique, la grande industrie, la croissance de la classe ouvrière qui grandit en nombre et en ambition, le malaise des paysans écrasés par la concurrence et investis par la féodalité industrielle et marchande, tout jusqu’au trouble moral de la bourgeoisie intellectuelle qu’une société mercantile et brutale offense, paraît-il, dans ses délicatesses, tout prépare une nouvelle crise sociale, une nouvelle et plus profonde révolution où les prolétaires saisiront le pouvoir pour transformer la propriété et la moralité. » Telle est la prédiction maintes fois annoncée par les prophètes du socialisme.

Nous avons dès lors le plus grand intérêt à examiner et à discuter les titres du socialisme à la prise de possession du pouvoir politique ; il nous importe beaucoup de savoir si le socialisme est ou non l’expression suprême de la science économique, si l’État divin qu’il nous vante comme l’idéal politique des démocraties modernes n’est pas plutôt un fantôme créé par l’imagination de penseurs en proie au délire de l’orgueil. Ces deux questions sont liées l’une à l’autre intimement, par un lien indissoluble.

Si l’État divin est un fantôme, le socialisme n’est et ne peut être qu’une chimère. Pourquoi ? La raison en est simple. Le socialisme vent supprimer la concurrence, la libre concurrence qu’il dénonce et flétrit comme un principe de désordre et de ruine : à l’intérêt, principe désorganisateur, il entend substituer un mobile nouveau, la fraternité, l’amour : dans ce but, il charge l’État du soin d’opérer cette révolution, de décréter l’abolition de l’intérêt, d’organiser à la place la production, le travail fraternel. Il ne s’agit de rien moins que de transformer l’humanité, de dénaturer l’homme en arrachant de son cœur le mobile de l’intérêt, l’instinct de la conservation et du développement, pour n’y laisser agir qu’un mobile unique, la fraternité, le dévouement fraternel. M. Jaurès le disait, à la tribune de la Chambre des députés, lors de l’interpellation sur la crise agricole. « Le socialisme veut créer une humanité nouvelle sans précédent dans les fastes de l’histoire ; nous rêvons de créer l’égalité fraternelle dans le travail. »

On voit la difficulté du problème. J.-J. Rousseau l’avait bien compris dans son Contrat social, où il fait du législateur un personnage extraordinaire, extra-humain : « il faudrait des dieux, s’écrie-t-il, pour donner des lois aux hommes. » Et, en effet, pour créer un ordre social nouveau où l’homme sera transformé, dénaturé, il faut de toute nécessité que le législateur soit en dehors et au-dessus de l’humanité, inaccessible à ce mobile commun à tous les hommes, l’intérêt personnel : il faut, en un mot, un État divin.

Aussi le philosophe de Genève, après avoir expliqué comment le législateur ne peut compter ni sur la force ni sur l’assentiment du peuple, s’exprime ainsi : « Voilà ce qui força de tout temps les pères des nations à recourir à l’intervention du ciel et à honorer les Dieux de leur propre sagesse. Cette raison sublime est celle dont on met les décisions dans la bouche des immortels pour entraîner, par l’autorité divine, ceux que ne pourrait ébranler la prudence humaine. Mais il n’appartient pas à tout le monde de faire parler les Dieux. »

L’État divin des Républiques de la Grèce et de Rome, Rousseau lui-même en fait l’aveu dans ce passage célèbre, était un régime créé par l’imposture des législateurs qui se posaient en fils des Dieux, envoyés du ciel sur la terre pour donner des lois aux hommes. Nos modernes socialistes auraient-ils la prétention de reprendre ce procédé antique, d’une moralité si relevée ? Sinon, et à défaut de supercherie ou d’imposture, nous les mettons au défi de justifier la doctrine de l’État divin au sein des démocraties modernes.

Si vous n’êtes ni des dieux, ni des archanges ou des anges, si vous participez, comme le reste des mortels, à la nature humaine, vous êtes impuissants à créer une humanité nouvelle ; vous ne pouvez pas même tenter de transformer l’humanité, de dénaturer l’homme : votre doctrine du socialisme s’évanouit et s’en va en fumée. Que si vous essayez de vous poser en envoyés du ciel, persuadés que vous êtes de ceux à qui il appartient de faire parler les dieux, suivant la formule de Rousseau, il nous suffira pour toute réponse de vous rappeler que l’homme n’est ni ange ni bête, et que le temps des thaumaturges est passé, que les démocraties modernes ne sont pas disposées à se laisser berner par les modernes pères des nations.

Ainsi l’État divin est un fantôme ; le socialisme, une chimère. Si la liberté, la libre concurrence était, comme le croient les socialistes, un principe désorganisateur, provoquant et développant l’antagonisme entre les classes, il faudrait se résigner, en gémissant, à en subir les effets : les réformateurs seraient, à l’exemple d’Archimède, incapables faute de point d’appui de soulever le monde social et d’en créer un nouveau ; mais il n’en est rien, et cet antagonisme prétendu des classes capitalistes et prolétariennes sous le régime de la liberté n’est qu’une apparence, vaine, superficielle ; cette opposition des classes est une invention du socialisme. Loin d’être conforme aux principes de la Révolution, elle est en contradiction formelle avec eux, avec la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen.

Dans une société constituée d’après les principes de la Révolution, où la liberté et la propriété de tous et de chacun sont placées sous la garantie des lois, où nul privilège n’est établi et institué au profit d’une oligarchie quelconque, il n’est pas possible de concevoir l’existence de classes, de castes distinctes, opposées ; et, en effet, nul ne saurait dire, raisonnablement, où se trouve la ligne de démarcation entre les deux classes, où finit le prolétariat, où commence le capitalisme ?

C’est méconnaître étrangement la pensée des législateurs de la Révolution, des auteurs de la Déclaration des droits de l’homme, que de supposer qu’ils ont fait une législation de classes au profit de la bourgeoisie, de la classe capitaliste et au préjudice du prolétariat : en formulant la déclaration des droits, ils ont voulu garantir les droits de tous sans exception ni distinction d’aucune sorte, et les différences de fortune existant entre les hommes sous un tel régime ne constituent pas plus un privilège au profit des plus riches que les différences de taille, de santé, d’intelligence.

Je ne sais pas de conception plus fausse que celle des socialistes, lorsqu’ils affirment que l’oppression naît de la libre concurrence, et que les antagonismes qu’elle engendre donnent naissance à une classe privilégiée, la classe capitaliste et, d’autre part, à une classe opprimée, le prolétariat ouvrier.

Ainsi, nous aboutissons toujours à cette conclusion que loin d’être en conformité avec les principes de la Révolution de 1789 et de la Déclaration des droits de l’homme, les principes du socialisme sont en contradiction formelle avec eux. Le socialisme n’est pas, quoi qu’en dise M. de Pressensé, l’héritier légitime, le continuateur des traditions et des doctrines de la Révolution, il en est l’opposé et la négation. La preuve est faite en ce qui concerne le principe de la liberté du travail, de la libre concurrence, principe proclamé par la Révolution et nié et détruit par la doctrine socialiste de la réglementation du travail ; de même, pour le prétendu principe de la distinction des classes capitaliste et prolétarienne affirmé par le socialisme en opposition avec le principe de liberté et d’égalité pour tous, sans privilèges ni restrictions d’aucune sorte, proclamé par la Révolution de 1789.

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