Pour une défense sans compromission de toutes les libertés

Après avoir présenté un programme de libéralisme complet (mais aussi volontairement modéré) dans le Courrier français (juillet 1846), Gustave de Molinari recense les réactions de la presse départementale. À ceux qui l’accusent d’intransigeance et d’excès, dans sa défense de toutes les libertés, il répond : « Par ce fait qu'on défend une liberté, n'est-on pas tenu aussi, sous peine de manquer de logique et de bon sens, de soutenir toutes les autres libertés ? On ne compose pas avec les principes, on ne trie pas les libertés, il n'y a dans le terrain des réformes aucune ivraie à séparer du bon grain, tout est bon grain. »

L’enseignement de l’économie politique libérale juste avant 1848, d’après des documents inédits 

À l'aube de la Révolution de février 1848, les partisans du libéralisme économique voient s'ouvrir quelques belles perspectives pour enseigner leurs principes. Ils sont toutefois contraints de composer avec des corps académiques privés ou publics particulièrement méfiants face à l'audace de leur laissez-faire, laissez passer.

Alexis de Tocqueville, « libéral d’une espèce nouvelle »

Contre les libéraux de son temps, antireligieux pour les uns, et qui feraient pour les autres « bon marché du libre arbitre et des lois pour pouvoir dormir tranquilles dans leur lit », Tocqueville se place en libéral d’une espèce nouvelle, ami de la morale et de la religion, comme il l’explique à son ami Eugène Stöffels dans cette lettre rédigée à l’été 1836.