La Guerre de Sécession et le modèle américain

De 1861 à 1865, la Guerre de Sécession a vu s’affronter le Nord et le Sud des États-Unis, et risqué de séparer en deux la grande puissance américaine. Deux ans plus tard, Michel Chevalier revient sur la portée des affrontements sur la base de documents nouveaux. Il raconte aussi les réalisations de l’initiative privée, à travers la Commission Sanitaire, dont la France, prisonnière de la centralisation et des règlements, devrait selon lui s’inspirer.

L’expédition européenne au Mexique (Partie 2 sur 2)

Après avoir exposé la situation politique du Mexique et expliqué les motifs des velléités des États-Unis sur lui, Michel Chevalier explique pourquoi, dans le cadre même du libéralisme qu’il défend, une politique étrangère d’intervention militaire se justifie, et ce que doit être son objet. Il s’agit, pour la France, l’Espagne et l’Angleterre, de rétablir les assises politiques du Mexique, pays dans la déchéance et l’anarchie, et de le sauver de l’accaparement total par les États-Unis.

L’expédition européenne au Mexique (Partie 1 sur 2)

En 1862, le Mexique est l’objet des menées et des convoitises de plusieurs nations de l’Europe, s’ajoutant ainsi aux visées longtemps entretenues par les États-Unis. L’État mexicain, affaibli, et dont les institutions ne donnent pas satisfaction, s’apprête à être renversé. Présentant cette situation dans une longue étude en deux parties, Michel Chevalier dresse d’abord le constat de la déchéance mexicaine, qui prépare la discussion des moyens d’action des nations européennes.

L’Europe et la Chine

Pour la Revue des Deux-Mondes, Michel Chevalier raconte en 1840 les ambitions des Anglais en Chine et dans l’Extrême-Orient. La pensée d’unir la civilisation de l’Orient et de l’Occident, et surtout ces pôles majeurs que sont l’Europe et la Chine, est, dit-il, l’une des plus importantes qui soit, et elle doit sous peu révolutionner le monde. Selon lui, les progrès économiques, sociaux et politiques qu’amène de manière croissante la liberté en Europe, ne peuvent suffire seuls à satisfaire les passions et l’enthousiasme naturel de ces peuples. Les Européens doivent pénétrer en Chine et ouvrir le monde : c’est le vœu de la Providence.

Les États-Unis de l’Europe et la paix internationale

À la veille de la guerre franco-prussienne de 1870, Michel Chevalier présente devant la Ligue internationale et permanente de la paix l’institution qui, dans son esprit, pourrait seule fonder et garantir la paix européenne. Il s’agirait, dans ses voeux, d’une confédération européenne semblable à celle des États-Unis d’Amérique, avec un congrès électif, une monnaie commune, et dans laquelle les citoyens, quand on leur demanderait leur nationalité, diraient désormais : « Je suis européen ».

Les colonies et la politique coloniale de la France

En 1865, la parution d’un ouvrage sur ce thème est l’occasion pour Michel Chevalier d’engager devant l’Académie des sciences morales et politiques, où les libéraux sont majoritaires, une discussion sur les colonies et la politique coloniale de la France. Au sein de ce cercle du libéralisme officiel, le scepticisme envers le bien-fondé de la colonisation ne trouve pas de place : l’un après l’autre, les orateurs, tous célèbres pour leur contribution au libéralisme, étudient les raisons pour lesquelles la France peine encore à développer ses colonies, toujours d’après un présupposé partagé, que la colonisation est une visée noble pour la France.

L’économie politique et le socialisme

Dans l’introduction de son cours au Collège de France, en février 1849, Michel Chevalier examine les reproches adressés par les diverses sectes socialistes de l’époque aux principes de l’économie politique. Il justifie l’importance que les économistes accordent au mobile de l’intérêt personnel, défend le rôle économique et social du capital et du capitaliste, précise les bienfaits de la concurrence, et examine les propositions que font les économistes en faveur du progrès social.

L’enseignement des langues étrangères (1876)

« Un des caractères les plus manifestes des peuples modernes est le penchant qui les porte les uns vers les autres. Leurs intérêts commerciaux se confondent de plus en plus. On se visite et on s’apprécie chaque jour davantage. On voyage cent fois plus qu’il y a un siècle. Les chemins de fer, les paquebots à vapeur et le télégraphe électrique rendent les rapports de plus en plus faciles et commodes. On fait le tour du monde en quatre-vingts jours, ainsi que vous le dit tous les matins l’affiche des théâtres. La séparation résultant de ce qu’un grand nombre de personnes, même parmi les classes instruites, ne parlent que leur langue nationale, fait obstacle à un courant qu’on ne saurait trop encourager et entretenir. C’est une barrière qu’il est indispensable d’écarter. »