Est-il de l’essence du suffrage universel de développer le socialisme ?

En 1874, la Société d’économie politique se penche sur la question suivante : est-il de l’essence du suffrage universel de développer le socialisme ? Malgré les désastres de la Commune de Paris, l’enthousiasme est assez partagé. Loin des sombres pressentiments de Tocqueville, les libéraux présents à cette réunion, comme Joseph Garnier, Louis Wolowski, Maurice Block ou Léonce de Lavergne, considèrent que le suffrage universel n’est pas une menace pour les libertés : avec l’éducation largement répandue et la propriété mise entre les mains du plus grand nombre, le socialisme sera empêché, plutôt que poussé par la démocratie.
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Plaidoyer pour le suffrage des femmes

Dans cette allocution du 7 mai 1879, prononcée devant la Commission électorale du cercle des familles, Yves Guyot défend la cause du suffrage des femmes. « Nous, républicains français, nous qui avons pris pour devise : liberté, égalité, nous devons admettre les femmes à la pratique de tous les droits politiques, qui jusqu’à présent ont été le monopole de l’homme. »
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Le despotisme démocratique et ses remèdes selon Tocqueville

L'État social démocratique conduit inévitablement à l'individualisme, c'est?à?dire à la perte du lien, à la disparition des communautés, au confinement. Cette dynamique est propre à la démocratie et risque même de conduire à l'éclatement de l'État social. C'est là que la religion joue un rôle majeur. Le patriotisme, aux États?Unis notamment, tend à jouer un rôle similaire mais la religion demeure le facteur le plus important pour recréer le lien, la solidarité, le sens de la communauté.