Les inspirations libérales d’Émile Zola dans Germinal

Passé à la postérité comme un roman résolument socialiste, le Germinal de Zola s'inspire en réalité d'une large littérature libérale (Yves Guyot, Paul Leroy-Beaulieu, Jules Simon), qui teinte la narration d'un arrière-fond critique. Le socialisme, but apparent, est maltraité page après page. Sous la plume de l’auteur, il n’est plus que messianisme sans substance, euphorie de violence sans but. Les socialistes y sont montrés comme ne s’entendant jamais entre eux, consumant leurs forces dans des guerres internes, et prêts à tous les sacrifices pour mettre en application le plan précis dont leur intelligence a accouché.

Le Japon. L’éveil d’un peuple oriental à la civilisation européenne

À la fin du XIXe siècle, le Japon, de même que la Chine, se réveille, porté par une population laborieuse et les acquis techniques, économiques et industriels de l’Occident. Tandis qu’à l’ouest on débat de la journée de 8 heures et de droits sociaux étendus, cette concurrence nouvelle prépare de grandes déconvenues, écrit Paul Leroy-Beaulieu en 1890. « Dans quelques dizaines d’années, ces deux méconnus [le Japon et la Chine], pourvus enfin de nos connaissances techniques et de nos machines, montreront aux nations européennes amollies ce que peuvent les peuples qui n’ont pas perdu la tradition du travail. »

La rapide croissance des dépenses publiques en France

Dans son article hebdomadaire de L'Économiste Français (11 mai 1878), Paul-Leroy Beaulieu attaque la folie dépensière des gouvernements de son temps. « La Chambre cède à un entraînement imprudent vers les augmentations de dépenses, écrit-il ; elle ne tient qu'un compte médiocre du contribuable ; il semble que ce personnage soit pour elle un être abstrait, qui n'ait ni chair ni os, qui ne subisse aucune privation, aucune gène et dont on puisse tirer, sans manquer à la justice, tout ce qu’il peut produire. »
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La crise du fromage de Roquefort

Les grands économistes libéraux français ont parfois été, comme on le sait moins, des dirigeants d’entreprise à succès. Paul Leroy-Beaulieu, administrateur puis président du conseil d’administration de la Société Roquefort, fait figure d’exemple. En cette qualité, il fut appelé à se prononcer en 1897, quand le fromage roquefort connut une certaine crise. 
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Paul Leroy-Beaulieu et le dégoût pour la politique, d’après sa correspondance inédite

Mêlé aux luttes politiques locales et nationales, du fait de l’ascendant que sa jeune carrière académique brillante lui avait fait prendre, Paul Leroy-Beaulieu ne tarda pas à déchanter. Élection après élection, séance publique après séance publique, il traçait un portait noir de la vie politique et de ses acteurs. « Très sérieusement, concluait-il avec pessimisme, je crois qu’il n’y a rien à faire en politique et que le mieux serait de rompre tout à fait avec cette affreuse besogne. La France est un pays perdu. »
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La carrière de Paul Leroy-Beaulieu

Avec Paul Leroy-Beaulieu s’éteint, fin 1916, l’une des dernières grandes autorités françaises en matière de libéralisme. À l’heure du bilan, René Stourm, son ami, retient la cohérence et la continuité de son œuvre, au cours d’une carrière savante qui aura duré plus de cinquante ans.
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Rapport d’Hippolyte Passy sur le prix Bordin 1866, remporté par Paul Leroy-Beaulieu

Rapport fait au nom de la section d'économie politique, finances et statistique, sur le concours Bordin relatif à l’influence exercée sur le taux des salaires par l’état moral et intellectuel des populations ouvrières, par M. Hippolyte Passy, lu dans la séance du 21 avril 1866. (Mémoires de l’Académie des sciences morales et politiques de l’Institut de France, t. XIII, 1872, p. 371-392.)

Retour en images sur l’exposition libérale organisée en Normandie

À l’occasion des Journées européennes du Patrimoine (15-16 septembre), l’Institut Coppet et le château de Pinterville (Eure) ont proposé à plus de 500 visiteurs une exposition tout à fait inédite sur les économistes libéraux normands, ainsi qu’une conférence de Benoît Malbranque, président de l’Institut Coppet, sur ce même thème.
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Arthur Raffalovich : économiste libéral franco-russe au centre d’un scandale de corruption

La Russie ne cesse d’être placée sur le banc des accusés. Cette ambiance délétère rappelle une certaine époque, et un nom : celui d’Arthur Raffalovich, un économiste libéral franco-russe tout à fait éminent, qui fut au centre d’un scandale de corruption de la presse qui affola l’opinion publique et eut des répercussions considérables.