Correspondance inédite entre Gilbert Guillaumin et P.-J. Proudhon

« Dans la lutte qui se prépare entre le socialisme et l’économie politique, la neutralité ne m’est pas permise ; mon commerce d’édition est acquis à mes amis. C’est peut-être un tort commercialement parlant, mais il m’est impossible de ne pas subir l’influence de mes idées et de mes opinions, quelques bornées qu’elles soient. C’est autant pour moi une affaire de sympathie qu’une affaire de commerce. »

Une nouvelle lettre de Frédéric Bastiat, découverte dans la correspondance de Lamartine

À l’été 1847, la bataille du libre-échange en France paraissait perdue. Les défections s'enchaînaient, et Frédéric Bastiat devait trouver de nouveaux soutiens. Il porta alors ses regards vers un adversaire de la veille, Lamartine, et lui envoya la lettre que nous publions, et qui ne se trouve pas dans les Oeuvres complètes de Bastiat.

La privatisation totale, solution aux déficits publics

Dans cet article du Courrier français (1846), non signé et resté inexploré, le jeune Molinari distillait les premières bribes de sa proposition détonante : la privatisation de tous les services publics. Trois ans avant d’en approfondir les raisons dans son article célèbre, il y voyait pour l’heure un moyen, le seul peut-être, d'équilibrer durablement le budget.

Les débuts des éditions Guillaumin d’après le Journal de la librairie

Dans les premiers temps de sa carrière d’éditeur libéral, Gilbert Guillaumin fit usage du Journal de la librairie pour annoncer ses nouvelles parutions et transmettre diverses informations. L’analyse de ces communications publicitaires, faite ici pour la première fois, nous raconte le développement de cette entreprise, les grandes parutions, mais aussi les retards souvent accumulés.

La liberté d’écrire sur les affaires de l’État

« Il ne faut pas s'y tromper : toutes les grandes opérations, en matière d'administration, ont besoin d'être aidées de l'opinion publique, ou du moins ne peuvent réussir si elles ont l'opinion publique contre elles. Or, il n'y a point de moyen plus prompt pour diriger cette opinion, que la voie de l'impression, surtout lorsqu'on ne veut montrer aux hommes que la vérité, et qu'on ne cherche que leur bonheur. »

Le dangereux parti de la pitié et des bonnes intentions

Dans cette lettre de novembre 1704, que Boisguilbert envoie à Nicolas Desmarets, conseiller du Contrôleur général Chamillart, il insiste sur le danger que le parti de l’amour ou de la pitié du pauvre, celui des bonnes intentions, fait courir à la prospérité publique. C’est le procès de la démagogie et des bons sentiments aveugles, dressé par un penseur conscient de la force des lois économiques.

La carrière de Paul Leroy-Beaulieu

Avec Paul Leroy-Beaulieu s’éteint, fin 1916, l’une des dernières grandes autorités françaises en matière de libéralisme. À l’heure du bilan, René Stourm, son ami, retient la cohérence et la continuité de son œuvre, au cours d’une carrière savante qui aura duré plus de cinquante ans.

L’enseignement de l’économie politique libérale juste avant 1848, d’après des documents inédits 

À l'aube de la Révolution de février 1848, les partisans du libéralisme économique voient s'ouvrir quelques belles perspectives pour enseigner leurs principes. Ils sont toutefois contraints de composer avec des corps académiques privés ou publics particulièrement méfiants face à l'audace de leur laissez-faire, laissez passer.

La modestie du laissez-faire

La promotion d’un ordre naturel et de la non-intervention de l’autorité dans le fonctionnement des institutions sociales et économiques provient de la reconnaissance de la limite de notre raison et de l’incapacité qui est la nôtre de comprendre les phénomènes complexes de la coopération sociale et d’agir sur eux de manière à obtenir des résultats en phase avec nos intentions.
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Le programme du socialisme et ses contradictions

Dans cet article du Journal des économistes, paru en avril 1883, Ernest Martineau met le doigt sur la nature contradictoire d’un récent programme socialiste : si d’un côté on prétend sauvegarder les libertés publiques et vaincre les monopoles, de l’autre on place l’État dans une position d’omnipotence complète. Liberté ou non-liberté : il faut pourtant choisir.