L’éducation doit-elle être libre ? (1828)

« Prodiguer les deniers des contribuables pour parvenir à imposer de force tel ou tel enseignement aux enfants que leurs familles pourraient et voudraient instruire, soit par elles-mêmes, soit par des maîtres délégués, c’est toujours, quelque pure intention qu’on ait, se permettre une exaction pour faire de la tyrannie. »

Des privilèges de diplôme et d’école

Dans la France de la seconde moitié du XIXe siècle, la liberté du travail reste encore très incomplète ; la faute, notamment, à des barrières maintenues à l’entrée de certaines carrières, par différents diplômes et le passage préalable dans certaines écoles. Nul n’est avocat, médecin, militaire, etc., de son propre aveu, ou même en prouvant sa capacité : c’est la société mandarinale dénoncée par Jean-Gustave Courcelle-Seneuil.
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L’urgence éducative

Au premier chapitre de son tout premier livre, L'Inventeur (1867), Yves Guyot fixe d'emblée l'instruction populaire comme une urgence politique. Celle-ci doit permettre l'éveil des intelligences et l'éclosion de générations nouvelles d'esprits brillants. Elle est si nécessaire, ajoute Guyot, qu'il convient de rendre l'instruction obligatoire.