Mémoires de Dupont de Nemours — Chapitre 2

Sentant sa vie en danger, Dupont de Nemours rédigea ses Mémoires au milieu de la furie révolutionnaire. Un siècle plus tard, le texte fut imprimé par ses descendants, sans être mis dans le commerce. Voici aujourd'hui le deuxième chapitre de ce document rare et très précieux, publié à partir du seul exemplaire connu qui ait subsisté en France.

Notice sur Eugène Daire

Eugène Daire est resté célèbre pour ses grandes rééditions des économistes du XVIIIe siècle, notamment les Physiocrates, Vauban, et Boisguilbert. Cet homme passionné, qui découvrit l’économie politique assez tard, s’était voué tout entier à ses idées, dans des conditions matérielles difficiles. Il donna l’exemple d’un homme sans propriété, défendant jusqu’à son dernier souffle l’immunité absolue de la propriété.

Le caractère incomplet de la liberté commerciale en Angleterre

Les aménagements prévus par l’Édit de 1763, en faveur d’une plus grande liberté du commerce, sont conçus comme insuffisants par plusieurs Physiocrates, comme Louis-Paul Abeille, dans cette brochure de 1764. Il y montre que l’exemple anglais n’en est pas un, que le commerce n’y est qu’à moitié libre, et qu’en France comme en Angleterre la solution se trouve dans une liberté totale, tant pour l’importation que pour l’exportation.

Le monopole en lutte contre les monopoleurs, ou les fantasmes de l’abbé Galiani

Après avoir agité le public français avec ses Dialogues sur le commerce des grains, l’abbé Galiani présente ses principes au ministère. Ils ne reviennent à rien de moins qu’à armer le bras de la puissance publique, puissance monopolistique par excellence, du pouvoir de vaincre des monopoleurs, dont l’abbé se fait visiblement un fantasme.

Publication à venir d’un document exceptionnel : les Mémoires de Dupont de Nemours

Sentant sa vie en danger, Dupont de Nemours rédigea ses Mémoires au milieu de la furie révolutionnaire. Un siècle plus tard, le texte fut imprimé par ses descendants, sans être mis dans le commerce. Dans les semaines à venir, l’Institut Coppet vous proposera, chapitre par chapitre, ce document rare et très précieux, notamment sur les débuts de l’école physiocratique, à partir du seul exemplaire connu qui ait subsisté en France.

La fausse réfutation des bienfaits du libre-échange par Galiani

Au milieu de la controverse qu’il agita avec ses Dialogues (1770), Ferdinando Galiani chercha à tourner en ridicule les arguments physiocratiques en faveur du libre-échange dans un texte intitulé La liberté des bagarres. Il ne livrait là toutefois qu’une nouvelle mauvaise plaisanterie, où il assimilait l’échange à un vol, la concurrence à la guerre, et mille autres sophismes étriqués qu’il aurait été impossible de soutenir sérieusement.

Laissons Faire, n°30, février 2019

Nouveau numéro de notre revue Laissons Faire. Au programme : Molinari et la douane belge ; les Physiocrates et l’impossibilité du dirigisme ; Mises et le calcul économique en régime socialiste ; une critique de Marx par Ernest Martineau ; et enfin la religion, point de tension du libéralisme français.

Sortie du Calcul économique en régime socialiste par Ludwig von Mises

Cette publication du jeune Mises a une importance historique considérable. En 1920, l’économiste autrichien livrait là autre chose qu’un texte de circonstance ou une rapide ébauche : sa brochure développait à fond une question de principe, celle de la possibilité ou de l’impossibilité d’un régime économique où la propriété privée des moyens de production était abolie.
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Le dirigisme démontré impossible. Mises et ses précurseurs français

Sur la question de l’impossibilité du dirigisme, le nom de Ludwig von Mises doit rester éternel. Il lui faudrait toutefois partager cette gloire avec un petit groupe d’audacieux penseurs français, les Physiocrates. Car c’est en France, dans l’agitation autour de la question — vitale au premier degré — de la liberté du commerce du blé, que les premiers arguments sur l’impossibilité du dirigisme s’étaient fait jour.

Laissons Faire, n°29, janvier 2019

Nouveau numéro de notre revue Laissons Faire. Au programme : L’échec de l’État en matière de criminalité, par G. de Molinari ; Les contradictions du boulangisme, par Yves Guyot ; Molinari et la religion ; Les Physiocrates, défenseurs du libéralisme ; et enfin Edgard Depitre, historien du libéralisme, mort au combat durant la Grande Guerre.
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In memoriam. Edgard Depitre (1881-1914), mort pour la France

Jeune professeur, co-directeur de la Revue d’histoire des doctrines économiques, Edgard Depitre rééditait les grands économistes libéraux du passé, les Physiocrates en tête. Il préparait d’autres rééditions — qui auraient été si utiles pour que la France se souvînt de son héritage libéral — quand la guerre se déclara. Il est mort au combat, en novembre 1914.

#TeamPhysiocrates

Dans le monde universitaire, les spécialistes actuels de la Physiocratie sont des adversaires du libéralisme. Un livre collectif récent regroupe les contributions de plusieurs d’entre eux sur les anti-physiocrates, auteurs qui aident, disent-ils, à remettre en question les lois naturelles de l’économie et à lutter contre le néolibéralisme, l’ennemi ultime.
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Dans l’intimité de François Quesnay

Les Mémoires de Madame du Hausset sont une source très précieuse sur la vie de François Quesnay à Versailles et sur les idées qu’il tentait d’y agiter avec ses amis, les Physiocrates. Lui et Mme du Hausset étaient alors tous deux au service de la favorite du Roi, madame de Pompadour : l’un était son médecin personnel, l’autre sa femme de chambre.