Laissons Faire, n°29, janvier 2019

Nouveau numéro de notre revue Laissons Faire. Au programme : L’échec de l’État en matière de criminalité, par G. de Molinari ; Les contradictions du boulangisme, par Yves Guyot ; Molinari et la religion ; Les Physiocrates, défenseurs du libéralisme ; et enfin Edgard Depitre, historien du libéralisme, mort au combat durant la Grande Guerre.

Les contradictions du boulangisme

Dans cette brochure parue en 1888, Yves Guyot pointe du doigt les contradictions et les sophismes dans lesquels ont sombré le général Boulanger et ses partisans. Pour Guyot, « rendre le pouvoir au peuple » n’est en vérité qu’une rhétorique habile qui cache une volonté d’accroître le pouvoir que la puissance publique fait peser sur les citoyens.

La violence syndicale et l’inertie des autorités

En 1911, le Nord est touché par des agitations, pillages, perquisitions dans les magasins et voies de fait contre des marchands, tout cela sous l’œil bienveillant des autorités. Pour Yves Guyot, c’est l’État qui, par son inertie volontaire, face à des atteintes aux personnes et aux biens, est responsable de cette énième manifestation de la violence syndicale.

Arthur Raffalovich : économiste libéral franco-russe au centre d’un scandale de corruption

La Russie ne cesse d’être placée sur le banc des accusés. Cette ambiance délétère rappelle une certaine époque, et un nom : celui d’Arthur Raffalovich, un économiste libéral franco-russe tout à fait éminent, qui fut au centre d’un scandale de corruption de la presse qui affola l’opinion publique et eut des répercussions considérables.

L’État contre le transport ferroviaire

Dans le domaine du transport ferroviaire, dont la gestion publique est prétendument évidente, les résultats comparés de l'initiative privée et de l'initiative par l'État ont rendu des résultats tout à fait clairs. L'exemple anglais, lors de la Révolution industrielle, et l'exemple français, sous l'intervention croissante de la puissance publique au tournant du XXe siècle, en sont la preuve.

Le baccalauréat et les perroquets

Pour Yves Guyot, jeune auteur de L’Inventeur (1867), le baccalauréat est le fruit d’un système éducatif funeste qui brise la personnalité individuelle des enfants et étouffe leur développement. Ne réclamant qu’un effort de mémorisation, il produit des intelligences superficielles et vaines.

L’urgence éducative

Au premier chapitre de son tout premier livre, L'Inventeur (1867), Yves Guyot fixe d'emblée l'instruction populaire comme une urgence politique. Celle-ci doit permettre l'éveil des intelligences et l'éclosion de générations nouvelles d'esprits brillants. Elle est si nécessaire, ajoute Guyot, qu'il convient de rendre l'instruction obligatoire.

M. Jules Simon

Dans le journal le Siècle, qu'il dirige, Yves Guyot prend la plume en ce 9 juin 1896 pour honorer la mémoire de Jules Simon, républicain libéral, qu'il a côtoyé et a toujours estimé, même quand des divisions de partis les éloignaient passagèrement.