Laissons Faire, n°35, septembre 2019

Au programme de ce nouveau numéro : La correspondance inédite de Gilbert Guillaumin avec P.-J. Proudhon. — Alphonse de Lamartine, ami ou ennemi des libre-échangistes français ? (Dossier) — Le libéralisme et l’enseignement de l’économie en France : le cas Joseph Garnier (1847), d’après des documents inédits. — Et enfin la recension critique sur Lamartine et la révolution de 1848.

Front uni pour le vrai libre-échange

En Yves Guyot, Ernest Martineau croit reconnaître un disciple, comme lui, de Frédéric Bastiat, qui s’efforce de défendre le libre-échange sur le fondement le plus solide, c’est-à-dire celui du principe du droit à échanger, suite du droit de propriété. Jeune provincial de 34 ans, il offre ses services à Guyot, qui occupe déjà une place de choix dans le journalisme, afin de vulgariser à ses côtés les principes de l’économie politique.

Une nouvelle lettre de Frédéric Bastiat, découverte dans la correspondance de Lamartine

À l’été 1847, la bataille du libre-échange en France paraissait perdue. Les défections s'enchaînaient, et Frédéric Bastiat devait trouver de nouveaux soutiens. Il porta alors ses regards vers un adversaire de la veille, Lamartine, et lui envoya la lettre que nous publions, et qui ne se trouve pas dans les Oeuvres complètes de Bastiat.

Les débuts des éditions Guillaumin d’après le Journal de la librairie

Dans les premiers temps de sa carrière d’éditeur libéral, Gilbert Guillaumin fit usage du Journal de la librairie pour annoncer ses nouvelles parutions et transmettre diverses informations. L’analyse de ces communications publicitaires, faite ici pour la première fois, nous raconte le développement de cette entreprise, les grandes parutions, mais aussi les retards souvent accumulés.
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Le programme du socialisme et ses contradictions

Dans cet article du Journal des économistes, paru en avril 1883, Ernest Martineau met le doigt sur la nature contradictoire d’un récent programme socialiste : si d’un côté on prétend sauvegarder les libertés publiques et vaincre les monopoles, de l’autre on place l’État dans une position d’omnipotence complète. Liberté ou non-liberté : il faut pourtant choisir.