L’avenir de l’Europe

Conférence de l'infatigable pacifiste, Frédéric Passy, en 1895, lucide et visionnaire. « Le présent, vous le connaissez : toute la population valide de l'Europe se préparant à se massacrer mutuellement ; personne, il est vrai, ne voulant attaquer, tout le monde protestant de son amour de la paix et de sa résolution de la maintenir, mais tout le monde sentant qu'il suffit de quelque incident imprévu, de quelque accident impossible à prévenir pour que d'un moment à l'autre l'étincelle tombe, sur ces amas de matières inflammables qu'on amoncelle imprudemment sur les champs et sur les routes, et fasse sauter, pour ainsi dire, l'Europe tout entière. »

L’abbé de Saint-Pierre, lecteur de Sully

Dans son fameux Projet de paix perpétuelle (1713, 1717), l'abbé de Saint-Pierre soutient, citations à l’appui, que Sully et Henri IV avaient eu en leur temps le même projet que lui : former une alliance des États européens qui se garantiraient les uns les autres la possession tranquille de leur territoire respectif, afin de mettre fin à toute guerre offensive.
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Le pacifisme libéral

Le pacifisme du futur doit être résolument fondé sur la défense d’un ordre économique libéral bâti sur la propriété privée des moyens de production. C’est en ce sens qu’il faut comprendre cette célèbre phrase de Mises : « Quiconque souhaite la paix entre les peuples doit combattre l’étatisme. »
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Cinéas, pacifiste de l’Antiquité

Cinéas fut un modèle pour les premiers pacifistes français. Repris par Émeric Crucé pour son livre Le Nouveau Cynée, ou Discours d’État représentant les occasions et moyens d’établir une paix générale et la liberté du commerce pour tout le monde (1623) il fut aussi une source d'inspiration pour le projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint-Pierre.
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Une longue paix européenne peut-elle faire oublier aux peuples les maux de la guerre ?

Dans son Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe (1713), l’abbé de Saint-Pierre examine l’objection suivante : est-il possible qu’une paix prolongée fasse disparaître des esprits les maux des guerres passées et qu’ainsi la paix, par une sorte de ruse de l’histoire, fasse le jeu des partisans de la guerre, de l’expansion et des conquêtes ?
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Ron Paul sur la guerre et la paix en Syrie

L'opposition de Ron Paul à la guerre n'est pas un refus de la sécurité. Il s'oppose à l'impérialisme, pas à la légitime défense. La légitime défense contre une attaque armée est toujours une cause juste. Mais dans le cas de l'Iran, y a-t-il eu attaque ?